19.06.08
Fin de Printemps à Prague

Lundi et mardi dernier, je m’envolais vers la République Tchèque en vue d’interviewer l’équipe du Monde de Narnia : Prince Caspian, mais aussi pour en profiter et découvrir la ville de Prague. Mais dès lundi matin, ça commençait plutôt mal, il fallait que la grève de la RATP commence le jour de mon départ et touche en particulier ma ligne de RER. D’habitude, je prends une rame à Antony et une heure plus tard je suis au terminal prêt à effectuer le check in. Mon vol étant prévu pour 13h10, j’avais jusqu’à 12H30 pour m’enregistrer, mais voilà, quand j’arrive à Antony, aucun train n’est prévu avant midi. Le stress m’envahit et je fulmine intérieurement. Heureusement, la chance m’a souri, une dame qui était bien chargée attendait sur un trottoir, je lui demanda où elle allait. Elle me répond qu’elle se rend à l’aéroport Charles de Gaule (bingo !) et qu’elle attend une voiture de place qui allait l’emmener, elle me propose de monter et partager les frais (re-bingo !), on est vite rejoint par deux canadiens qui rentraient chez eux (re-re-bingo !). Au final je suis arrivé à l’heure à l’aéroport et m’en suis sorti pour 20 euros de taxi (qui me seront remboursés). Ouf ! Après ce stress matinal, je peux donc repenser à Prague que j’ai hâte de visiter. Quand mon ami Vincent y avait passé son réveillon il y a six mois, on s’était un peu moqué de lui parce qu’il avait préféré la République Tchèque à une nuit de folie londonienne. Et bien je m’en mords les doigts puisque Prague est assurément une ville magique. 
Après une heure d’avion, j’atterris à l’aéroport qui est situé à une trentaine de kilomètres de la ville. J’avais deux choix, prendre un taxi ou les transports, j’ai opté pour les transports (un bus et le métro) qui en une grosse demi heure me déposaient au centre de Prague pour un coût absolument dérisoire (la monnaie locale étant très faible). Ma première étape fut le check in à l’hôtel , et franchement Disney ne s’est pas foutu de moi, je dormirai ce soir là à l’Hilton. Je découvre la chambre très spacieuse, ses deux lits, sa salle de bain, tout est propre nickel et le minibar est plein. Disney m’octroyant 100 euros d’argent de poche, je vais me faire plaisir. Deuxième étape, aller au palace Mandarin Hotel où aura lieu les interviews le lendemain matin, afin de retirer mon planning d’entretiens. L’accueil est parfait, les attachées de presse sont adorables et j’ai même droit à un sac à goodies bien garni (le CD de la BO, des livres, une montre, un agenda, des stylos, le jeu DS et Xbox 360, un polo…). Voilà tout est prêt pour demain, je n’ai plus qu’à profiter du temps que j’ai pour flâner dans Prague. 
Le premier jour, le ciel était un peu capricieux et j’ai été taquiné par des petites averses, mais rien de méchant, par contre le lendemain, la météo était radieuse avec un soleil resplendissant. Je commence par l’incontournable Pont Charles (Karluv Most), qui relie les deux parties de la ville. L’endroit est toujours très animé, les musiciens se donnent en spectacle sous le regard des passants et des innombrables statues qui bordent les rebords du pont. Des jeunes mariés encore en habits se font immortalisés dans le cadre de cette ville très romantique (putain pourquoi je suis seul ?) Une jeune femme déguisée en mousse m’aborde et me propose une excursion en bateau sur la Vltava, je refuse poliment mais comme elle a un joli sourire, je la prends en photo. Je remonte ensuite vers l’ancienne ville en déambulant dans les rues. Je tombe sous le charme des façades très colorées et de leur architecture baroque. Le printemps réussit vraiment à Prague, les fleurs rajoutent encore plus de couleurs à ses rues déjà bariolées. Je retourne à l’hôtel pour y déposer mes affaires Narnia et me reposer un peu. Je ressors ensuite et marche vers la Nové Mésto (Nouvelle Ville), en passant par la longue avenue qui mène au Nàrodni Muzeum. Des trams, un peu vieillots mais qui ont un charme certain, sillonnent les rues à toute vitesse. J’en prends un pour traverser la rivière et m’arrête au pied de la Malà Strana, une immense colline. Pour accéder au sommet et ainsi avoir une vue imprenable de la cité, il faut emprunter un funiculaire conduit par deux dames peu aimables. En parlant de ça, j’ai trouvé l’accueil généralement très bon, mais ça reste inégal. Une fois j’aurais eu droit à un sourire jusqu’aux oreilles pour m’indiquer mon chemin, une autre fois ce sera une rigidité faciale glaçante. Revenons à la colline, tout en haut, trône une réplique miniature de la Tour Eiffel baptisée Rozhledna (Tour du Pétrin) et où il a fallu affronter 299 marches pour arriver tout en haut. A côté, l’Observatorie Stefanik est entouré par des jardins très bien entretenus et fleuris qui se prêtent à la balade et à la détente. La ville est très touristique, il y en a partout : dans les calèches, sur les marches des cathédrales, dans des groupes de visites guidées… Et à côté il y a quand même de la pauvreté. Parmi les agents de propreté de la ville, j’ai croisé trois vieilles dames d’au moins 65-70 ans. 
Ensuite je finis la soirée sur la place Staromestské, un endroit très touristique puisque c’est là que la célèbre horloge astronomique résonne toutes les heures, pas loin de l’iconique Matka Bozti pred Tynem, une cathédrale imposante. Un dispositif géant qui dénote avec les palais de la Renaissance environnants est installé pour suivre l’Euro 2008. Moi qui n’aime pas le foot, je reste tout de même pour l’ambiance entraînante avec un collègue journaliste. Je m’achète un hot dog et on sirote de la bière tchèque pendant le match. Retour à l’hôtel où je profite de la chambre. Je me fais couler un bain et commande une salade de fruits frais via le room service. Je m’endors facilement dans la couette du lit, plus confortable tu meurs ! 
Le lendemain, toute la matinée sera consacrée aux interviews des acteurs de Narnia, mais je vous raconterai tout cela en détail la semaine prochaine. Midi et demi, il me reste toute la journée avant de repartir à l’aéroport vers 18h. Je décide alors de visiter le quartier du Château de Prague. L’endroit est très nivelé et j’escalade des centaines de marches avant d’atteindre les jardins des remparts, qui offrent aussi une vue saisissante sur la ville. J’arrive ensuite devant les grilles du Château, où deux gardes en costumes sont postés, impassibles (une photo s’impose :D). Je traverse la cour immense, avant de tomber nez à nez avec la gigantesque Cathédrale de Saint Guy dont la construction s’est étalée sur 1000 ans. Impressionnante bâtisse chargée d’histoire.
Mon ventre commence à crier famine et je compte bien goûter à la cuisine locale. Je pars donc en quête d’ un restaurant pour assouvir ma faim grandissante. Je trouve mon bonheur dans la rue Mestéca non loin du Pont Charles. Dans un cadre rustique mais charmant, je jette mon dévolu sur le rôti de porc dans sa sauce à la bière accompagné de patates bohèmes. La formule est attirante et c’était pas mauvais du tout et bien bourratif. Pour finir, la serveuse me propose un digestif appelée becherovka, l’âme aventureuse, j’accepte. J’avale le liquide qui fait effet quelques minutes plus tard. Je déambule en zigzagant dans le parc de l’île de Kampa avant de m’affaler sur un banc pour y faire une sieste salvatrice. Mes yeux se rouvrent et je vais profiter de ma dernière heure pour déguster une viennoiserie typique à une terrasse pas loin de l’hôtel. L’heure de partir vers l’aéroport arrive bien vite, je retourne donc prendre mes bagages à l’hôtel et prends une navette avec une journaliste de France 3. Je reviens vers Paris sous le charme de Prague, je n’aurais jamais pensé à une telle destination pour des vacances, et maintenant que j’ ai foulé le pied, j’y retournerai sans déplaisir le temps d’ un week-end.
Retrouvez l'intégralité de mes photos de Prague sur ma galerie FlickR en cliquant ici.
18.06.08
cinéma : Speed Racer

Que sont allés faire Emile Hirsch, Susan Sarandon et Christina Ricci dans ce délire saturé des frères Wachowski ? C’est la question que l’on peut se poser (et je la pose d'ailleurs!) en sortant de la séance tant leur talent est ici totalement inexploité. Pour les réalisateurs de Matrix, cette adaptation d’un célèbre manga animé n’est prétexte qu’à l’illustration de leurs fantasmes visuels. Puisant leur inspiration aussi bien dans les codes du manga psychédélique que dans les couleurs chatoyantes du pop art, ils foncent tête baissée dans la forme en mettant en scène des courses automobiles frénétiques sans se préoccuper du fond. Au milieu de ces effets très spéciaux, les acteurs semblent perdus et se demander pourquoi ils ont signé? Des dialogues creux et un scénario sans génie qui tire beaucoup trop en longueur (je me suis endormi à la première moitié du film) plombent le reste. Ne parlons même pas des costumes ridicules et criards (mention à John Goodman en ersatz de Super Mario). 
Il reste alors les courses effrénées et visuellement spectaculaires, usant à outrance de la technologie pour en mettre plein la vue, les cinéastes ont réussi à créer un véritable cartoon vivant. Ne boudons pas notre plaisir régressif à voir en ce Speed Racer un semblant de remake des Fous du Volant d’Hannah Barbera (j'aurais juré voir Satanas & Diabolo dans la course au milieu du film !) ou à rire devant les pitreries faciles mais dans le ton, du gamin ventripotent et de son singe. A noter aussi que l'action est accompagnée ici d'une partition musicale sixties des plus inspirées, œuvre de Michael Giacchino (Les Indestructibles, Ratatouille…) qui fait ici encore des merveilles. Au final, on sent que les frangins cinéastes ont voulu se faire plaisir avec ce Speed Racer, en truffant le film de clins d’œil au matériel original et en repoussant les limites des effets spéciaux. Seulement voilà, on au aussi l’impression qu’ils ont fait le film pour eux, et rien que pour eux. Une œuvre un brin égocentrique donc, pas étonnant que le film soit le premier gros échec de l’été des blockbusters. 
16.06.08
Rencontre : James McAvoy - Un écossais à Paris
La semaine dernière, en plus de Colin Farrell, j’ai rencontré James McAvoy ( qui a été sélectionné dans ma Handsome List de cette année au passage) qui était à Paris pour la promotion de son prochain film WANTED. J’avais eu la chance de faire partie de ceux qui ont assisté à la première projection du film qui venait à peine d’être terminé (il manquait le générique c’est dire si c’était tout frais). J’ai bien aimé, un mélange d’effets virtuoses à la Matrix avec un côté Fight Club dans le message, mais je vous en reparlerai dans une critique prochainement.
Revenons au lundi 9 juin, j’avais rendez-vous à 11h dans une suite du Plaza Athénée afin d’interviewer le réalisateur et l’acteur. J’avais un petit quart d’heure d’avance, ce qui était appréciable vu que j’étais pas très frais (les nuits blanches du week-end n'ont rien arrangé). J’avais donc le temps de revoir vite fait mes questions et d’avaler un jus de pomme fraîchement pressé pour me revigorer un peu. Mon tour arrive, on me fait patienter dans le couloir menant à la chambre où est installé James. Contrairement à Colin Farrell, j’avais pas du tout d’appréhension, j’avais du comédien une image sympathique et je sentais que tout allait bien se passer. Et tout cela allait s’avérer tout à fait vrai.
Je rentre dans la salle et James McAvoy se lève pour me serrer la main « How you doin’ ? », sourire aux lèvres. Cela fait plaisir, il est vêtu d’une chemise blanche et d’un jeans noir, bref la simplicité et la classe réunies. Par contre il a de ces yeux ! D’un bleu super clair ça m’a interpelé dis donc ! Bref, je commence l’interview en lui parlant du film et lui demande si il a aimé joué les action man (lui qui est plus habitué aux comédies et aux drames romantiques) et si il a du subir un entraînement physique avant le tournage. Il me répond avec humour qu’il a effectivement du se plier à un coach car il apparaît torse nu dans une scène du film. Je lui demande ce que ça fait de tourner avec Angelina Jolie et m'assure que c'était un réel plaisir et qu'elle était loin de l'image froide qu'elle véhicule. Le rôle tournant pour sa carrière? Nicholas dans Le Dernier Roi d'Ecosse sans hésiter. Plein d’humour et d’auto-dérision, il répond à mes questions et j’écoute ses réponses avec plaisir. C’est un vrai gentleman, très pro. 
James McAvoy dans ses oeuvres (de gauche à droite): Le Monde de Narnia: Chapitre 1 - Le Lion, La Sorcière Blanche et l'Armoire Magique: Le Dernier Roi d'Ecosse, Penelope, Reviens-Moi et Wanted.
Quand le compteur affiche qu’il ne me reste plus que 30 secondes, je me dépêche de placer l’ultime question à propos du Hobbit. En effet, des rumeurs persistantes sur le net affirmaient qu’il était le comédien favori pour reprendre le rôle de Bilbo dans les nouveaux films inspirés du Seigneur des Anneaux sous la direction de Guillermo Del Toro. Et là, il me lâche un peu blasé que c’est « absolument pas vrai » et que personne ne l’avait contacté jusqu’ici. Je ne cache pas ma déception avant de la saluer et de le prendre en photo (illustration de l’article). Pour les fans, gardons espoir, peut-être que c’est une news top secret et qu’il n’avait pas le droit de le révéler encore. Il faut dire que c’est l’acteur idéal. En tout cas, le sieur McAvoy est fidèle à l’image qu’il donne : gentleman et adorable. Un très bon moment d’interview.

14.06.08
avant-première : Sans Sarah Rien ne Va!
!
Après avoir dépucelé Steve Carell et mis Katherine Heigl en cloque, le producteur comique Jude Apatow a choisi pour cible la pétillante égérie de la télévision Kristin Bell (Veronica Mars, Heroes…) dans Sans Sarah Rien ne Va. Peter est dans un état déplorable après la rupture assénée par sa petite amie, Sarah Marshall, une actrice de série policière pour laquelle il compose les musiques. Pour se changer les idées, il décide de suivre les conseils avisés de son meilleur ami et part se changer les idées à Hawaï. Sauf que, par le plus malheureux des hasards, son ex a décidé de passer ses vacances dans le même hôtel et ce, avec son nouveau copain. Cette comédie romantique dopée aux vannes efficaces et tordantes, se hisse sans efforts à la hauteur des précédentes productions Apatow. Le casting est irréprochable, à commencer par Jason Segel (de la série How I Met Your Mother), par la même occasion scénariste du film, qui n’hésite pas à tout donner pour l’humour, jusqu’à se dévoiler entièrement et face caméra. Kristin Bell est ravissante et réussit ses premiers pas sur le grand écran en se prêtant au jeu avec un humour étonnant et inattendu de sa part. Mais le plus marquant restera le britannique Russel Brand, dans le rôle du nouveau petit ami de Sarah qui est en fait un chanteur de rock humanitaire, en permanence shooté. Le clip de sa chanson qui ouvre le film est un sommet d’humour pas toujours très fin, mais toujours hilarant. On reconnaîtra sans mal les habitués des productions Apatow, dont Paul Rudd (le copain de Phoebe dans Friends) et Jonah Hill (Supergrave). 
Partant d’un postulat de départ des moins réjouissants (la rupture difficile et ses conséquences), le film réussit tout de même à nous dérider grâce à des dialogues exquis et des scènes mémorables. Les sérievores se délecteront des petites piques envers les séries policières comme Les Experts (restez pendant le générique) et des caméos percutants. Avec des paysages d’Hawaï qui font rêver, Sarah Marshall se perd parfois dans les clichés de la comédie romantique. Mais il ne faut heureusement pas attendre longtemps avant que l’humour cru et volontaire ne refasse surface à notre plus grand bonheur.Sarah Marshall est une comédie tropicale peut-être un peu confuse, mais les performances hilarantes du casting survolté vaut assurément le détour. 
12.06.08
[12.O6.O8]: En vrac - Juste un doigt
- Le
week-end dernier, tragédie : j’ai eu deux points de suture sur le
majeur droit. Suite à un incident sur l’attraction Armageddon où je
bossais et dont je vous épargne les détails (en gros : portes blindées,
coinçage, doigt, infirmerie) je me suis retrouvé aux urgences de
l’hôpital de Lagny car j’avais besoin de deux points de suture, avec
une autre collègue qui elle avait une entorse. Après les formalités et
quinze bonnes minutes d’attente, une infirmière vient nous dire que
notre tour arrive bientôt. Bon ça me laisse le temps de constater que
les urgences, c’est vraiment pas aussi glamour que dans Grey’s Anatomy
ou Scrubs. L’ambiance est glauque, tout le monde attend son tour en
regardant dans le vide, seul un gamin excité qui courrait partout
faisait l’animation. On a discuté avec deux mecs qui avaient beaucoup
d’humour, surtout pour l’un qui avait un orteil déchiqueté suite à un
faux mouvement de la tondeuse à gazon (arg !). Mon tour arriva, on
m’installe dans une chambre et le docteur qui va me faire les points de
suture arrive. Je ne suis pas en confiance, j’aurais préféré les mains
délicates d’une femme. Il nettoie ma plaie et commence à me faire une
piqûre d’anesthésie, mais le bougre n’attend pas que ça agisse et
plante direct ses aiguilles. Je la sens s’enfoncer dans ma chair pour
ressortir avec le fil, le nœud se fait dans la douleur. Je tourne la
tête pour ne pas assister au carnage. Une seconde de répit et ça repart
pour le deuxième, je me tords de douleur. Le mec qui était dans la même
chambre que moi et qui attendait son tour (il s’était fait mordre le
bras par un chien) a du bien rigolé. C’est fini, je regarde le docteur
avec des yeux haineux et mon doigt est tout enflé. Mes premiers points
de suture de ma vie, et bien je m’en souviendrai hein ! Je suis sûr
qu’Alicia ou Brice auraient été plus sympas ! :D
- Vous avez tous (ou presque)
connu cette situation quand le soir, dans le RER qui vous ramène chez
vous, un espèce de crétin s’amuse à bloquer les portes en gare. Cela
m’est arrivé hier, en gare d’Arcueil Cachan, un idiot localisé dans un
autre wagon que le mien s’amusait à immobiliser le train à la station
en empêchant la fermeture des portes. Exaspéré, comme les passagers, le
conducteur a fait preuve de beaucoup d’humour, il annonce au micro : «
Le portier est prié de laisser la porte se fermer ». Tout le monde
sourit et quand enfin les portes se referment, avant de redémarrer, le
conducteur rajoute : « Bravo, tu l’as bien mérité ton CAP de portier !
». Ca a l’air de rien mais un peu d’humour le soir de la part d’un mec
de la RATP, ça fait du bien.
11.06.08
cinéma : Phénomènes

Un inexplicable phénomène s’abat sur les métropoles de la côte Est des Etats-Unis, poussant les habitants au suicide. D’où vient-il ? Qu’est-il ? Une attaque chimique terroriste peut-être ? Ou alors la revanche des abeilles tueuses ? Toutes les hypothèses sont possibles, et pour Mark Wahlberg et son entourage, le cauchemar ne fait que commencer. Après une Jeune Fille dans L’Eau qui a eu bien du mal à convaincre la critique et le public, M. Night Shyamalan nous livre un huitième long-métrage peu inspiré.
Phénomènes c’est un peu un retour aux sources pour le réalisateur, avec un sujet de départ pareil, il s’en est donné à cœur joie. Mais ça ne prend pas aussi bien qu’à ses débuts. Les suicides sont gores et sanguinolents à souhaits, filmés sans grande originalité. « Shy » nous avait habitué à plus subtil et plus travaillé. Mark Wahlberg et Zooey Deschannel, s’en tirent avec les honneurs même si ils sont franchement desservis par des dialogues insipides (la scène de la plante en platique OMG!). Le scénario n’est pas des plus aboutis non plus. Après une première moitié enlevée, le film s’embourbe vers une impasse. Tout ça pour ne même pas avoir de twist final surprenant à la Sixième Sens ou Signes. Décevant. Le thème environnementaliste et alarmiste est traité avec des sabots bien lourdingues et peine à se faire entendre donc. C’est dommage car le potentiel était là. Au final, on en sort forcément frustré de ne pas avoir été surpris, ni de retrouver le génie des premiers films du cinéaste. Ah! J'oubliais, je ne ne pouvais pas ne pas signaler la présence au casting de Frank Collison, qui a joué auparavant le rôle de télégraphe dans Dr Quinn ^^. 
09.06.08
Rencontre: Bons Baisers de Colin Farrell
Aujourd’hui, j’ai eu la grande chance d’interviewer Colin Farrell (et James McAvoy mais je vous raconterai plus tard^^) pour la promotion de Bons Baisers de Bruges. Je dois vous avouer que j’étais un peu nerveux à l’idée de le rencontrer, sûrement à cause de son côté bad boy irlandais. J’avais donc bien préparé mes questions à l’avance pour pas me planter. Quinze heures pétantes, j’arrive dans le hall de l’hôtel de Crillon, qui est tout bonnement sublimissime au passage. Un groom m’escorte jusqu’au salon où se tient la rencontre. L’attachée de presse m’accueille et me prévient qu’il y a un léger retard. Pas de soucis, j’ai tout mon temps. Elle m’invite à m’installer dans la pièce d’attente pour patienter quand Mister Colin Farrell himself y entre pour fumer sa clope à la fenêtre. Je lui dis « hello » et il me répond avant de se griller sa cigarette en parlant à son assistante.
Cheveux très longs, T-shirt noir à manches courtes laissant apparaître ses tatouages, silhouette plus amincie que dans mes souvenirs, il a l’air plutôt en forme. Deux journalistes qui attendaient aussi dans la pièce ont eu la mauvaise idée de filmer de loin l’acteur sans lui en demander l’autorisation. Ce dernier leur explique que s’ils voulaient le filmer il fallait lui demander avant et leur demande d’effacer la bande. L’incompréhension n’aidant pas, il finit par demander la cassette. Les deux s’exécutent sans broncher et Colin repart dans la pièce d’à côté. Il refusera de faire l’interview avec eux. Ambiance ! J’angoisse un peu plus surtout que je passe juste après. Arg ! Le temps pour lui de se fumer une autre cigarette et mon tour arrive.

Quelques visages de Colin Farrell (de gauche à droite): Minority Report, Phone Game, Alexandre, Le Nouveau Monde, Miami Vice et Bons Baisers de Bruges.
Je lui sers la main avant que l’on s’asseye, le face à face peut commencer. Je lui dis que j’ai adoré le film (et pour de vrai, c’est une vraie belle comédie dramatique et c’est sans aucun doute son plus beau rôle) et commence mes questions. Tout se passe superbement bien à mon grand soulagement. Je lui parle du fait que c’était la première fois qu’on pouvait entendre son accent irlandais au cinéma, des dialogues politiquement incorrects mais hilarants du film. Je lui demande si, comme son personnage, il détestait la ville de Bruges (« shithole » pour le citer), et bien lecteurs belges rassurez-vous car il a adoré y passer le tournage. J’en profite pour lui demander où en était le tournage du film de Terry Gilliam où Colin Farell continue la performance du regretté Heath Ledger avec Johnny Depp et Jude Law. Il m’informe que celui-ci est terminé et qu’il prépare deux autres films dont un avec Neil Jordan. Le tout se passe à merveille, ses réponses sont denses et se prête au jeu de l’interview, malgré le fait que je dois être le dixième à le questionner de la journée.
Pour terminer, je lui demande si je peux le prendre en photo pour le site et il accepte de suite. En voyant que j’ai un doigt bandé (je vous raconterai aussi bientôt), il me prend l’appareil des mains et me dit de venir à côté. Le résultat, c’est la photo qui illustre ce billet. Une photo avec Colin, une photo qu’il a pris lui-même avec mon appareil. La classe ! Très bon moment en tout cas, malgré mon appréhension, l’acteur a encore prouvé que les internationaux sont vraiment très pro et pas prises de têtes. En tout vas, dès le 25 juin, n’hésitez pas à aller voir Bons Baisers de Bruges dans les salles, je posterai la critique dans quelques jours. 
avant-première : Le Monde de Narnia: Chapitre 2 - Prince Caspian

Après avoir traversé l’Armoire Magique et affronté la Sorcière Blanche, les enfants Pevensies retournent à Narnia un an après leur retour dans notre monde. Mais à Narnia, il s’en est passé des choses, puisque ce sont 1300 années qui se sont écoulées. Et l’état des lieux n’est pas glorieux : les Telmarins, une race d’humains menée par le terrible Roi Minaz, règnent sur Narnia, les créatures fantastiques et les animaux parlant sont reclus dans les bois et ne subsistent plus que dans les mythes et les légendes. Mais l’espoir vit toujours à travers le Prince Caspian, le digne héritier du trône, qui va devoir compter sur l’aide de Peter, Edmund, Susan et Lucy pour retrouver son honneur et son pouvoir. A chaque fois qu’une adaptation de fantasy pour enfants s’offre le luxe d’un deuxième film, les promesses sont toujours les mêmes : plus sombre, plus épique. Force est de constater que le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia les tiennent ses promesses. On était frustré par le combat final expédié dans le premier opus ? Le réalisateur nous en offre deux fois plus, et c’est plutôt réussi. L’action est mieux filmée, la caméra est plus audacieuse et ose des plans inspirés et ingénieux. Et les effets spéciaux impeccables renforcent la beauté de ces scènes. De ce côté là, rien à redire, les magiciens de WETA (Le Seigneur des Anneaux, King Kong…) ont encore fait des merveilles. Les créatures fantastiques de Narnia prennent vie sous nos yeux et on y croit. Il faut dire que la faune est ici encore très fournie. Entre les centaures, faunes, blaireaux, souris belliqueuses ou encore les minotaures, les amateurs seront servis. 
Les enfants ont bien grandis depuis leur première aventure, et même si c’est toujours amusant de voir que les enfants manient les armes comme des maîtres de guerre, ces derniers bénéficient chacun de leur scène de bravoure pour briller. Ben Barnes, le Prince Caspian du titre, est le digne héritier d’Orlando Bloom, dans le bon et surtout le mauvais sens du terme. Alors oui, il est très beau, l’armure lui sied à merveille et ses cheveux rebelles volent au vent quand il galope à dos de destrier, mais niveau charisme et jeu d’acteur, il y a encore du chemin à faire pour se défaire de la mono expressivité. Quand au magnifique lion Aslan, il n’apparaît que dans le dernier tiers du film alors qu’on aimerait tant le voir en action. Rien que de le voir rugir donne des frissons. Et quand il est à l’écran, c’est pour faire passer un message à gros caractère religieux dont le montage aurait pu (du) se passer. Quitte à prendre des libertés avec le bouquin, autant en supprimer les passages indigestes. Au final, le Prince Caspian est une suite réussie, plus nerveuse que le premier épisode. Mieux maîtrisé, le film offre un grand spectacle dans lequel les comédiens peinent à rivaliser avec les sublimes effets spéciaux. Un chapitre abouti ! Dans les salles le 25 juin 2008
06.06.08
Tromperie sur le sushi
Dimanche dernier, en rentrant fatigué du boulot, j’avais la flemme de me faire à manger et pour en rajouter une couche, j’avais une subite envie de sushi (comme tous les dimanches apparemment selon une collègue ^^). Le hasard faisant bien les choses, la boîte aux lettres regorgeait de prospectus en tous genres, dont un qui vantait les mérites d’un restaurant japonais que je ne connaissais point et qui livrait à domicile. L’âme courageuse, je teste et décroche mon téléphone. A l’autre bout du fil, une jeune femme prend ma commande. Elle parle avec un accent, mais je ne suis pas sûr qu’il soit japonais. Soit, je passe commande d’un assortiment de maki et de sushi. Elle m’annonce quarante minutes avant ma livraison, c’est raisonnable.
En attendant qu’on me livre, je m’occupe en pokant sur Facebook quand l’interphone retentit. Je fais entrer le livreur dans le bâtiment et laisse la porte ouverte en attendant qu’il monte les trois étages. Et là, c’est le drame. Le livreur est tout ce qu’il y a de plus éloigné au monde du japonais type. Pas bridé, la peau mate, pas imberbe, de gros sourcils et assez grand. Il y a tromperie sur la marchandise. Quand je commande japonais, je veux manger japonais et que je me fasse livrer par un japonais ! Sinon c’est pas japonais ! Commander de la bouffe étrangère c’est un peu comme un voyage culinaire quelque part non ? Et bien là ça commençait mal, j’étais pas dans l’ambiance quoi ! J’allais pas à Tokyo, mais au Bangladesh (j’ai rien contre le Bangladesh hein, juste contre leurs sushis). Bon il est là, je le paie et prend le sac en espérant que ça soit mangeable. Et bien mes craintes étaient fondées : le poisson était froid et dur, comme si il venait de sortir du congélateur, le riz dégueulasse, l’algue des maki était noire foncée et rigide. Bref, c’était des sushi de pacotille. Encore une chaîne de restaurants à la AllôSushi qui n’ont rien de japonais et qui font des sushi cheap et dégueu en se faisant passer pour des vrais nippons. J’étais dégoûté.
J’ai pas fini le plateau tellement c’était immangeable et je me suis rabattu sur des restes de salade. Dorénavant, je garde précieusement les coordonnées de mon vrai et authentique restaurant nippon, fait par des véritables maîtres sushi et livré par des japonais, il n’y a que ça de vrai. C’est comme si on me faisait bouffer du chocolat Milka qui aurait mis dans le papier alu par un koala plutôt que la marmotte non ? Et quand vous allez manger un couscous, vous gueuleriez si c’était un vietnamien qui vous l’apportait non ? Alors amis lecteurs, je le dis haut et fort : Attention aux contrefaçons culinaires !
04.06.08
avant-première : La Personne aux Deux Personnes

Gilles qui ? Gabriel ? Ah oui vous parlez sûrement de ce chanteur des années 1980 qui a effectué son comeback cette année avec son tube « Flou de Toi ». Le clip est devenu incontournable sur le net et il paraît que la coupe mulet revient à la mode grâce à lui (les mauvaises langues parlent de la tecktonik). Malheureusement pour lui, le chanteur décède au volant de sa voiture alors qu’il renverse un passant. Ce dernier n’est autre que Daniel Auteuil, dans la peau d’un comptable looser. Mais Gilles Gabriel n’est pas totalement mort, son âme se retrouve enfermée dans la tête d’Auteuil, qui se retrouve contrait à vivre au quotidien avec la voix du chanteur. Une situation pas facile tous les jours, quand on doit affronter le monde impitoyable des grosses entreprises, personnifié par une Marina Foïs frigide et excellente.
Et les réalisateurs, Nicolas & Bruno, ne sont pas des novices dans ce domaine là, puisqu’on leur doit déjà la série « Messages à Caractère Informatif » vue sur Canal+, et il s’éclatent une nouvelle fois à en souligner les coulisses avec un humour corrosif, derrière lequel se cache une critique discrète de cet univers particulier. Le concept de la voix qui accompagne la vie de Daniel Auteuil est propice aux délires cocasses et aux scènes hilarantes (les toilettes…), mais s’essouffle un peu lors de la deuxième moitié du film, qui tire un peu en longueurs. Il y a vingt bonnes minutes qui sont de trop, je me suis même endormi à la moitié du film. Daniel Auteuil, au cœur du film, porte le film sur ses épaules désormais solide, et surprend dans le rôle de ce pathétique comptable qui va se redécouvrir grâce à la voix d’Alain Chabat. Ce dernier, qu’on ne voit que quelques minutes, arrive à marquer de sa présence en jouant uniquement de ses cordes vocales. Il faut dire qu’il s’est rattrapé à coups de clips vidéos et buzz médiatique. La Personne aux Deux Personnes est un divertissement rigolo qui aurait gagné à aller plus loin dans le délire, mais les excellentes prestations des comédiens et les bonnes idées qui parsèment le film, en font une Personne finalement recommandable. Dans les salles le 18 juin 2008



































