IBWK : In Bed With Kinoo

Coups de coeur et coups de gueule au cinéma, en musique, dans ma vie ou encore sur les planches... Des avis à partager ou à critiquer !

31.03.08

avant-première : Horton

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Quand les créateurs de la saga givrée de l’Âge de Glace s’attaquent à la littérature américaine, cela donne Horton. Adapté d’une nouvelle pour enfants du Dr Seuss, un auteur mythique aux Etats-Unis au même titre que Jean de La Fontaine chez nous, ce long-métrage d’animation nous entraîne dans les aventures d’un héros aux dimensions épiques qui se la joue Jeanne d’Arc. En effet, dans la jungle bigarrée de Nool, notre éléphant entend des voix semblant émanées d’un grain de poussière. Convaincu qu’une véritable communauté y vit, il se met en quête de trouver un coin sûr pour protéger  cette ville microscopique, en dépit des recommandations de la hautaine Madame Kangourou et de son sbire, Vlad le vautour. Graphiquement somptueux, la nouvelle création des studios BlueSky est une franche réussite. Fort d’une animation de grande qualité, qui dépasse sans peine celle de Shrek et qui arrive à se comparer aux sommets de Pixar, Horton est un régal pour les yeux.
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Les décors colorés et riches en détails, sont un cadre parfait pour les aventures résolument cartoons de notre éléphant, doublé en VO par Jim Carrey en grande forme qui retrouve, après le Grinch, un personnage du Dr Seuss. Steve Carell quant à lui, donne vie au Maire de Zouville, en lui prêtant sa voix très animée.Les animateurs s’en sont donné à cœur joie et leurs délires sont hilarants, à l’image d’une séquence totalement barrée rendant hommage aux codes du manga. On retient aussi des scènes exquises, qui muscleront vos zygomatiques sans pour autant en faire des tonnes, à l’instar de la traversée dantesque du pont aux conséquences directes sur le Maire de Zouville en visite chez le dentiste. Des situations cocasses et des gags efficaces que n’aurait pas renié Chuck Jones ou Tex Avery.Horton offre un divertissement haut de gamme et haut en couleurs. Il confirme la place de choix qu’occupe les studios Blue Sky dans l’industrie de l’animation. On attend désormais avec une plus grande impatience, l’Âge de Glace 3 prévu pour 2009. Dans les salles le 2 avril 2008.

note8

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27.03.08

musicals : The Phantom of the Opera

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Dans le monde des comédies musicales, The Phantom of the Opera fait figure de classique parmi les classiques. A Londres, il entre dans sa vingt-deuxième année de représentation sur la scène du Her Majesty’s Theatre. Comparé aux mises en scènes plus modernes des musicals comme Wicked ou Hairspray que j’ai adoré, je redoutais d’être un peu déstabilisé face au Fantôme. Et bien à mon grand bonheur, je suis sorti conquis de la salle où le spectacle mythique continue d’en mettre plein les yeux. Déjà quand vous vous installez avant le premier acte, la scène est découverte et y gît les décors de l’Opéra mis aux enchères au début du spectacle, dont le fameux Chandelier qui prendra son envol un peu plus tard. Et dès l’Ouverture, la musique d' Andrew Lloyd Webber envahit la salle en grande pompe. Les notes cultes de ce thème magistral  nous plongent directement dans l’ambiance de cette histoire d’amour et de vengeance. On ne tarde pas à assister à une débauche de décors et de costumes à faire pâlir les meilleures costumières. C’est vraiment magnifique, ils ont même un éléphant sur scène !

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Et je ne parle même pas de la fin du premier acte marqué par la chute impressionnante du lustre situé au dessus de nos têtes. Parmi une flopée de scènes mémorables on retient sans hésiter « Masquerade » qui ouvre la deuxième partie. Une parade de costumes et de masques hauts en couleurs rythmée par une chanson exaltante. Le classicisme de l’œuvre se ressent à travers des moments un peu longuets. Certaines chansons paraissent interminables, comme celle qui se situe sur le toit de l’Opéra. Katie Knight Adams, l’interprète de Christine, l’héroïne et ange de la musique que convoite le Fantôme, est phénoménale. En plus d’être physiquement angélique, elle possède une voix lyrique enivrante. Le spectre n’est pas en reste en étant incarné par Ramin Karimbo qui parvient à retranscrire les émotions brutes de ce héros meurtri. Ce Phantom of the Opera se compare sans complexes aux dernières grosses productions de Broadway, malgré les deux décades à son actif. Un spectacle mythique qui mérite assurément le coup d’œil.
note8

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25.03.08

séries : Dans l'Entourage d'Adrian Grenier

adrian_grenierEntourage a toujours été une série qui me donnait fortement envie de la visionner. Mais comme toujours avec les séries, ça a été remis à plus tard, c’est ainsi que j’accumule un retard conséquent sur les séries et que je passe pour un con à me boucher les oreilles quand mes amis parlent de la saison 4 de Desperate Housewives ou de Lost par exemple.

Toujours est-il que pour Entourage, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Adrian Grenier, la vedette, à Londres le 19 mars dernier, et que comme je ne suis pas du genre à aller à un interview sans connaître le boulot de l’acteur, il fallait que je visionne la série. Le hasard fait bien les choses, puisque GM avait acheté récemment les deux premières saisons. Parfait, en quatre jours, les trente deux épisodes étaient avalés grâce à lui.

J’ai adoré cette incursion dans les coulisses du star system hollywoodien. C’est très drôle et admirablement bien joué. Bon Adrian Grenier ne casse honnêtement pas des briques, je préfère les seconds rôles plus attachants comme Johnny Drama qui rappelle un peu Joey de Friends ou encore Turtle. Mais mon personnage favori demeure Ari, l’agent sans pitié de Vincent Chase, aux vannes monstrueuses ! C’est bien écrit, ficelé et bien interprété, vous l’aurez compris. Et puis, la série se paye le luxe d’avoir des cameos de stars qui y jouent leur propre rôle, à l’image de Jessica Alba, Val Kilmer hilarant en gourou de la marijuana, James Cameron himself ou encore Mandy Moore. Aux USA, ils en sont déjà à la quatrième saison et le DVD de la troisième est déjà sorti (en septembre en France chez Warner). Il faut absolument que je mette la main sur cette troisième saison avant septembre.

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Pour en revenir à Adrian Grenier, j’avais rendez-vous dans une suite du très luxueux Soho Hotel. Les attachées presse anglaises, surmaquillées et fashionement habillées m’y accueillent dans le salon. Sur la télévision plasma, des épisodes de la saison 3. Je fais tout pour ne pas me spoiler moi-même en détournant mon regard sur les brochettes de fruits frais sur la table. Mon tour arrive et j’entre dans la chambre où le matériel a été installé. Adrian Grenier m’y attend, je suis le dernier intervenant avant qu’il ne prenne un break mérité. Il porte une barbe bien fournie, qu’il justifie par le tournage d’un film actuellement. Tout se passe bien, il est super calme (je le suspecte d’avoir tiré sur Marie-Jeanne comme dans la série), très décontracté.Si bien que je cafouille sur la fin en perdant le fil que je voulais donner à l’entretien. J’oublie de lui poser une question sur Britney Spears (rappelez-vous, le DJ du clip de Crazy, c’était LUI !). Je lui demande si il pense que ce serait une bonne idée de faire un film Entourage comme Sex & the City. Il me répond que pourquoi pas et qu’il verrait bien en faire une comédie musicale (il fait partie d’un groupe de rock ndlr). Tout se termine bien, bien sûr par une traditionnelle photo qu’il accepte de prendre lui-même. En attendant de voir la troisième saison …

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24.03.08

avant-première : 3h10 Pour Yuma

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Après le Darjeeling Limited, le cinéma nous invite à nouveau à prendre le train avec 3h10 pour Yuma, et ce en la compagnie de Russel Crowe et Christian Bale, rien que ça! Le western revient sous toutes ses coutures ces derniers temps. Ce ne sont pas Brad Pitt et son Jesse James, les Frères Coen et leur Vieil Homme ou Daniel Day Lewis et ses derricks pétroliers qui diront le contraire. James Mangold, qui avait dressé le portrait noir d’un chanteur de country culte dans Walk the Line, a aussi voulu jouer aux cow-boys et aux indiens avec 3h10 pour Yuma.  Pour se faire, le cinéaste a réuni le casting le plus viril de l’année dans un western très agité.

Fermier accablé de dettes, Christian Bale se porte volontaire pour escorter un dangereux bandit interprété par Russel Crowe, jusqu’à la ville de Contention, pour y prendre le train qui l’emmènera à la prison de Yuma. Durant les trois jours de voyage, les deux hommes se livreront à un bras de fer psychologique et physique duquel ils ne sortiront pas indemnes. Les deux acteurs sont au sommet de leur charisme. Qui aurait cru qu’un acteur britannique et un australien pourraient jouer aussi bien des figures aussi emblématiques de l’Amérique ? Et pourtant Bale, torturé par les blessures du passé et son image auprès de son fils, et Crowe, naturellement à l’aise en bad guy à l’aura séduisante, se font face magistralement et le taux de testostérone explose. Ben Foster, révélé dans le dernier X-Men, incarne ici brillamment le bras droit de Russel Crowe, pourtant loin de l’image typique du cow-boy. Habitué des westerns, Peter Fonda fait ici une apparition remarquée, mais bien trop courte.
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James Mangold derrière la caméra semble jubiler de tourner ce western comme un thriller d’action surexcité. Les scènes mythiques d’attaques de diligences sont filmés comme des courses-poursuites haletantes qui n’auraient rien à envier à Michael Bay. Rien de plus jouissif que de voir des cow-boys se tirer dessus au milieu d’une rue poussiéreuse. Et dans ce sens, le final du film tient toutes ses promesses. On regrettera le fait que certains seconds rôles soient survolés, à l’image de la femme de Bale, ou que les motivations de certains soient très floues.

Remake d’un classique du genre, 3H10 pour Yuma garde les qualités de l’oeuvre originale tout en insufflant une bonne dose d’adrénaline percutante. Une aventure dans laquelle on embarque sans rechigner et dont on sort avec une l’irrémédiable envie de reprendre un ticket pour un nouvel aller-retour. Dans les salles le 26 mars 2008

note8

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cinéma : L'Orphelinat

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Ça y est ! J’ai enfin vu l’Orphelinat, le phénomène cinématographique de l’année en Espagne. Il m’a fallu le temps pour aller le découvrir en salles car je ne voulais pas aller voir ce film seul. Malgré les avis positifs qui m’ont été rapportés, j’ai surtout retenu les avertissements envers le potentiel effrayant de l’œuvre (n’est-ce pas Brice ?). Comme le hasard fait bien les choses, Poka, fraîchement UGCisée, avait aussi envie de le voir. Deux ou trois SMS après, nous voilà plongés dans le noir pour découvrir la dernière production de Guillermo Del Toro. Si ce dernier n’en est que producteur, il est indéniable qu’il partage avec le réalisateur Juan Antonio Bayona, un goût prononcé pour le mélange du cinéma horrifique et de poésie comme il l’avait illustré sur le Labyrinthe de Pan. Dans l’Orphelinat, Laura revient vivre avec sa famille dans l’établissement où elle a grandi, dans lequel elle projette d’inaugurer un centre pour jeunes handicapés. Son fils Simon ne tarde pas à entrer en contact avec des amis imaginaires avant de disparaître mystérieusement…
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De ce synopsis, le cinéaste espagnol nous entraîne de main de maître dans une intrigue ficelée et éprouvante pour les nerfs. Les tourments de l’héroïne, magistralement portée par Belén Rueda,  face à la disparition de son fils et aux phénomènes surnaturels sont propices à des scènes d’effroi particulièrement efficaces. Mais point de surenchères de gore débile à la Saw ici, Bayona mise plutôt sur la subtilité soulignée par un montage intelligent dont la scène de la médium est une parfaite illustration. Le scénario nous tient en haleine en abordant des thèmes pertinents et murs, malgré quelques longueurs vers le milieu du film, jusqu’à un dernier acte survolté où culmine un final tout bonnement magnifique. Un concentré de poésie qui contraste avec le glauque et le sordide de ce qui se passe dix minutes avant. Dommage qu’un épilogue inutile avec le mari vienne alourdir ce climax idéal. Pour une première réalisation, Bayona signe une œuvre incontournable que l’on ne devrait pas limiter au genre horrifique.
note8

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21.03.08

Taazed !

taazedLa folie online du moment s'appelle Taaz. Qu'est-ce que c'est? Non ce n'est pas le retour du Diable de Tasmanie des studios Warner (pouin pouin pouin).

Taaz c'est une plateforme de maquillage en ligne sur laquelle vous pouvez uploader une photo et vous créer un nouveau style. A la base c'est bien sûr ciblé pour les jeunes femmes glam et branchées, mais comme le net c'est génial, les mecs peuvent aussi s'en emparer.

Ce que j'ai évidemment fait. Je me suis donc éclaté à me maquiller à gros coups de blush, mascara et tout le toutim, sans oublier le gloss de pétasse pas discret pour un sou. Et comme je n'en aurais jamais des comme ça, je me suis affublé d'une crinière de lionne blonde de plus bel effet.

Que pensez-vous du résultat en restant poli ^^ ? Je suis plutôt bonne en fait! :D Je pense que je devrais passer le casting pour "Le coeur a ses raisons". Et puis ils sont bien malins sur Taaz, car le tout est sponsorisé par des marques de cosmétique: la maquillage de Chanel, les lentilles de contact de Acuvue etc...).

Alors à votre tour de vous taazer, pour le fun je désigne Brice, les deux -Maths, Stéphane, Ytreza, Vincy et Sylvain même si la moitié ne le fera pas (même pas cap!:D). C'est pas interdit aux filles non plus donc lâchez-vous (mais c'est plus drôle avec les mecs quand même non?)! C'est par ici: taaz.com

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cinéma : A Bord du Darjeeling Limited

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Ce Darjeeling Limited était l’unes de mes plus grosses attentes de cette année. Il faut dire que Wes Anderson, je suis tout simplement fan. J’ai découvert l’univers décalé de ce cinéaste à travers l’excellent «La Famille Tenenbaum » et replongé avec « La Vie Aquatique ». Son dernier film est à la hauteur de ses précedentes réalisations, la Wes Anderson’s touch est bien présente dans ce voyage initiatique haut en couleurs. Trois frères qui ne s’étaient plus parlé depuis la mort de leur père un an auparavant, se rendent en Inde pour un voyage spirituel à bord du Darjeeling Limited afin de se retrouver. Abordant des thèmes qui lui sont chers, comme la famille, Anderson permet au film de prendre son temps afin de s’attarder sur les personnages et les relations qu’ils entretiennent entres aux. Un aspect absolument nécessaire pour retranscrire la fraternité qui lie les trois héros.

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D’ailleurs l’alchimie est parfaite. Adrian Brody, nouveau venu dans l’univers du cinéaste, trouve naturellement sa place parmi l’impeccable Jason Schwartzman et l’irréprochable Owen Wilson. Le voyage se déroule à merveille, oscillant entre l’humour et la mélancolie latente. Quelques personnages secondaires sont un peu survolés (l'indienne du train) et le dernier acte a un peu tendance à s'éterniser, mais c'est vraiment pour chipoter. C’est admirablement bien écrit, les répliques et les running gags font mouche à chaque fois. A noter aussi que le film est (en temps normal) précédé du court-métrage
Hôtel Chevalier  mettant en scène le personnage de Jason Schwartzman et Natalie Portman (nue ! ! !), absolument indispensable. Bref, ceux qui aiment le cinéma d’Anderson prendront ce train.
note8

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20.03.08

Escapade à Londres ... bis

OzMercredi, j’étais de retour à Londres le temps d’une journée pour y interviewer Adrian Grenier d’Entourage (je vous en reparlerai, ce week-end tiens !). Pendant cette escapade british, j’ai voyagé en première classe (Warner étant moins radin que Disney). C’est pas mal, le breakfast était infect mais la presse est gratuite. Le truc c’est qu’à part des cadres rivés à leur ordinateur portable, c’est pas la joie.

J’ai découvert le Soho Hotel, super luxueux mais avec un petit côté pop coloré super sympa. La batterie de mon appareil photo a fait des siennes, j’ai pas fait autant de photos que la dernière fois. Je suis allé au célèbre magasin de jouets Hamley’s, et hors périodes de fête, y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Ah si, un employé qui faisait volé un hélicoptère miniature au dernier étage, l’a fait se crasher sur les cheveux d’une touriste japonaise. Très drôle de le voir se confondre en excuses alors qu’elle ne comprenait rien. A Picadilly, je suis choqué en voyant le Burger King fermé: "The King has left this place". Il me semble pourtant qu'il était ouvert la dernière fois que je suis venu.

J’ai profité de la réduction étudiant avec ma carte Imagin’R pour aller revoir Wicked. La première fois que je l’ai vu, j’étais au dernier rang et j’avais payé trop cher, là je suis au 7ème rang au milieu pour 3 fois moins de livres. Avant le show, deux dames à côté de moi tapent la discute. Très sympathiques, elle me demande d’où je viens, si j’aime les comédies musicales, me parlent du petit fils de l’une d’entres elles qui fait partie de la troupe de Wicked, de Michael Ball d’Hairspray qui est le parrain de sa petite fille etc… Dire qu’en France, la plupart des vieux sont snobinards et sont grincheux, bon pas tous j'entends bien. Le spectacle est toujours aussi magnifique. C’est la dernière fois que je vois Kerry Ellis, qui assure toujours en Elphaba, car elle se casse reprendre le rôle à Broadway en juin. Dans le rôle de Glinda, ce n’est heureusement plus Helen Dallimore (que j’avais trouvé irritante l’an passé), mais Dianne Pilkington. Déjà dix fois plus bombasse, elle parvient à se rapprocher de la voix de Kristin Chenoweth tout en insufflant sa propre folie douce dans son jeu. Craquante !

Après la standing ovation, il est temps de retourner à Saint Pancreas dans le métro blindé de Londres. Je fais mes petites courses alimentaires à Mark & Spencer’s : des chips au vinaigre à l’ancienne de l’ordre du divin, introuvables en France. A quand le retour de M&S chez nous? Dans l’Eurostar du retour, en première classe toujours, je m’endors en écoutant Michael Bublé… jusqu’à ce que mon voisin me réveille car on nous sert le dîner. Avec un petit sursaut ridicule, je renverse le verre devant moi qui était heureusement vide. Le repas était délicieux contrairement au breakfast du matin. Retour à Paris fatigué où je m’endors devant Bob l’Eponge le film… oui et alors ? ^^

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avant-première : Crimes à Oxford

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Entre les succès d’Alfonso Cuaron (Les Fils De L'Homme, Harry Potter Et Le Prisonnier D'Azkaban), Guillermo del Toro (Le Labyrinthe De Pan, Hellboy) ou d’Alejandro Gonzalez Inarritu (Babel), les réalisateurs hispaniques sont résolument en vogue à Hollywood. Remarqué par Almodovar, Alex De La Iglesia veut sa part du gâteau et s’essaie à son premier long-métrage dans la langue de Shakespeare. Avec en tête d’affiche le perçant Elijah Wood et John Hurt, et un synopsis digne des plus palpitantes enquêtes d’Hercule Poirot, Crimes à Oxford laisse pourtant une impression mitigée. Wood incarne un jeune étudiant américain en algèbre, sûr de lui et de sa perception de la réalité, débarquant à Oxford pour y rédiger sa thèse avec l’aide, il l’espère d’un éminent professeur joué par Hurt. Pas de chance, il retrouve la vieille dame qui l’hébergeait assassinée. Commence alors une enquête qui révèlera au jeune homme que les choses, contrairement aux mathématiques, ne sont pas toujours ce qu’elle paraissent.

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Le synopsis à la Agatha Christie, le cadre gothique d’Oxford, le casting alléchant, il y avait le potentiel pour en faire un grand thriller épique. Pourtant, l’intrigue ne décolle jamais vraiment et la réalisation reste très (trop) classique. Les comédiens sont par ailleurs convaincants, Elijah Wood en tête qui parvient à nous faire oublier Frodon et son Anneau. John Hurt frise le surjeu mais finit par habiter son personnage et l’alchimie entre les deux générations est réussie. Seulement, il y a le scénario qui au fur et à mesure qu’il progresse devient aussi tiré par les cheveux que les yeux d’Elijah sont bleus. Nourri d’interminables dialogues et de réflexions sur les chiffres qui déconcertent plus qu’ils n’interpellent, le film se termine par un twist final pas vraiment formidable. Un vague « Tout ça pour ça » nous traverse l’esprit alors que le générique défile sur l’écran. Un bilan mitigé pour ce premier essai hollywoodien du cinéaste espagnol, qui trouve son salut dans l’interprétation enthousiasmante de ces acteurs. Dans les salles le 26 mars 2008
note5

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19.03.08

musique: Mais que fait Robbie Williams ?

robbieEn mode aléatoire, mon Ipod a eu la bonne idée de lancer « Trippin’ » de l’ami Robbie Williams cette après midi. Une chanson qui me rappelle d’excellents moments en tant que fan ( le serrage de main mythique ou encore le concert au Parc des Princes inoubliables).

Mais qui surtout, me rappelle que depuis Rudebox, il y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent pour les aficionados. Initialement, et selon des rumeurs, Robbie nous préparait un nouvel album de swing pour cette année. Force est de croire que, soit il a pris du retard à cause de sa cure de désintoxication, soit c’était une fausse rumeur. Et des rumeurs et des bruits de couloir, il y en a pas mal.

Après avoir collaboré à l’album de
Mark Ronson, Robbie aurait des projets avec Timbaland et même Régine. Vous ne rêvez pas, je parle bien de LA Régie des petits papiers. Cette dernière aurait enregistré un album anniversaire sur lequel aurait chanté Liza Minelli, Boy Georges, Jane Birkin et notre Robbie.

A part la chanson, le chanteur devrait faire ses premiers pas à Hollywood en incarnant Nick Charles, un ancien alcoolique (un rôle de composition donc), dans un film autobiographique intitulé « Through A Glass Brightly ».

En attendant son véritable prochain album, je vais me visionner son concert swing au Albert Hall (qui vient de ressortir en Blu-Ray disc d’ailleurs), sa performance qui m’avait fait devenir fan il y a quelques années. 

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