25.04.08
[25.O4.O8]: En vrac...
- Mon frère est revenu en métropole pour passer ses vacances de Pâques. Cela faisait un bail que je ne l’avais pas vu et ça fait toujours du bien de retrouver sa famille. Il a pas changé des masses, même si j’ai l’impression d’avoir loupé pas mal d’épisodes de sa vie, tout comme lui en a raté de la mienne. C’est la dure réalité des choses quand on vit à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, séparé par un océan.
- Pourquoi il faut que je craque pour l’inaccessible. Pourquoi il faut que je sois subjugué par le charme de cette fille, que je passe un super moment avec elle, que je commence à me trouver des points communs avec elle… pour que le soir je découvre sur Facebook qu’elle est « in a relationship ». Facebook, je te hais.
- Quand vous allez voir un film en projection, généralement le lendemain ou deux jours plus tard, un attaché de presse vous rappelle pour recueillir vos impressions, afin de tâter le bouche à oreille . Quand j’ai adoré le film, comme pour No Country For Old Men ou Juno par exemple, c’est facile. Je partage allègrement mon enthousiasme et l’interlocuteur est ravi de voir que le film qu’il vend a plu. Mais quand je suis un peu plus mitigé, comme ce fût le cas hier pour Superheros Movie (sortie en juin), mon côté trop sympa me pousse quand même à trouver des bons côtés à un navet. Mais au final, je suis resté franc, car la critique écrite restera la même. Le plus traître, c’est les boîtes qui vous listent en fonction de vos avis, le plus souvent c’est pour les films français. Par exemple, les producteurs d’Astérix 3 avaient établi une blacklist des critiques qui ne bénéficieraient d’aucunes projections presse. Et ceux qui ont détesté Astérix (soit 95% des français), ne seront sûrement pas invité aux projections de Mesrine. Mais bon, quand on voit certains critiques sortir des salles, et qui n’aiment rien, mais vraiment rien, les vieux blasés (sûrement les Cahiers du Cinéma), on comprend un peu. Mais dans les deux cas, c’est tomber dans les extrêmes…
cinéma : [REC]

Le cinéma fantastique espagnol se porte plus que très bien. Après le très réussi Orphelinat, ils nous livrent une nouvelle dose d’angoisse avec [REC]. Le spectateur suit ici, quasiment en direct, une équipe de télévision suivant des pompiers dans une mission au premier abord anodine, mais qui vire très vite au cauchemar. En optant pour un huis clos sombre et glauque ainsi que le procédé encore original de la caméra à l’épaule, les réalisateurs Balaguero et Plaza ne délaissent pas pour autant les bases du cinéma classique. L’héroïne (un brin gueularde, mais on la comprend faut pas déconner) est dignement présentée dans une introduction beaucoup moins balourde que celle des new-yorkais de Cloverfield. On ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet et à cet instant, on est quitte pour une montagne russe de frissons qui atteint vraiment des sommets. Certaines scènes m’ont scotché à mon siège, j’étais en train de me bouffer les doigts lors de la montée des escaliers avant le final. Terrifiant. Le tout, renforcé par le côté « temps réel » et la caméra subjective dont les possibilités ont été exploitées au maximum. Avec de telles sensations fortes, on pardonne rapidement au film les personnages un brin clichés et quelques raccourcis scénaristiques alambiqués. Au final, [REC] est un renouveau du genre bienvenu et diablement efficace. Petit conseil, c’est une expérience à ne pas faire seul ! A noter qu'Hollywood, pensant que les américains sont vraiment trop cons pour apprécier un film sous-titré, est en train de réaliser un remake plan par plan du film. Baptisé Quarantined, il sort pour Halloween. Honteux...
23.04.08
Affiches de cinéma : Copies non conformes
Vous avez sûrement eu l’occasion de passer devant une affiche du film Ca$h avec Jean Dujardin, sorti hier dans les salles. Vous avez peut-être eu une légère impression de déjà-vu en passant devant d’ailleurs, et ce serait tout à fait normal. En effet, cette affiche est une copie quasi conforme de celle d’Ocean’s Eleven, sorti en 2001. On remplace Clooney par Dujardin, qui portera aussi un nœud papillon dénoué. Jean Reno portera le même costard clair que Brad Pitt (avec moins de classe forcément) et Alice Taglioni sera la Julia Roberts frenchie. Le tout dans les mêmes tons et couleurs, bien sûr. Je n’irais sûrement pas voir le film, qui m’a l’air aussi inspiré que l’affiche, concernant le synopsis. Mais bon, ce n’est pas la première fois que les distributeurs français s’inspirent des affiches américaines pour vendre leurs films. Le plus scandaleux restera quand même le plagiat de l’affiche de Closer, le film de Mike Nichols avec Jude Law et Julia Roberts, par celle du film de Téchiné, Les Témoins. Les images étant plus parlantes que les écrits, je vous laisse admirer. Flagrant non ?
Et puis quand les français veulent faire un blockbuster comme les yankees, avec Jacquou le Croquant, pourquoi ne pas reprendre les codes US pour l’affiche aussi ? Ainsi, on retrouve Gaspard Uliel et ses partenaires dans une affiche reprenant allègrement celle de Pirates des Caraïbes. Les grosses têtes de vedettes se taillent le haut de l’affiche épique, tandis que le bas représente les scènes marquantes du film. On retrouve même un personnage qui court vers le premier plan dans les deux affiches. 
Et puis il y a eu le cas Hell, un film français faussement avant-gardiste avec Sarah Forestier. Son affiche s’est voulu aussi dévergondée que son héroïne en la montrant avec une photo de plein pied, mais avec le visage tronquée. Une fausse bonne idée puisqu’il s’agit simplement d’une reprise du concept utilisé pour le lancement de Matrix Reloaded en 2003. Désolant ce manque d’imagination non ? Et les autres exemples ne manquent pas : L'illustre pompage de Mr & Mrs Smith par Désaccord Parfait, Le Huitième Jour qui reprend l'affiche de Rain Man, Danny the Dog qui reprend les codes couleurs de Kill Bill, Nos Amis les Terriens reprenant l'affiche teaser de La Guerre des Mondes de Spielberg... Vous avez d'autres exemples ?

cinéma : 27 Robes

Les comédies romantiques, elles se ressemblent toutes. On en a vu une et généralement, on les a toutes vues. Les recettes sont pour la plupart éculées, entre histoires d’amour impossibles ou improbables et complexes de jeunes célibataires. Pourtant, de temps en temps, ça fait du bien de se laisser prendre au jeu de ces films légers sans se prendre la tête, surtout quand elles sont plutôt réussie. 27 Robes fait partie de cette catégorie, aidé indéniablement par un casting talentueux et frais. Katherine Heigl, en cloque l’été dernier, tient ici le rôle de Jane, une éternelle célibataire qui en pince pour son boss. Mais Jane est surtout une demoiselle d’honneur dévouée pour ses nombreuses amies à qui on a passé la bague au doigt, et elle possède 27 robes dans son armoire pour en témoigner. L’apogée est atteint lorsqu’elle arrive à marier deux de ses proches en une seule et même soirée. Un exploit qui n’est pas passé inaperçu aux yeux d’un jeune journaliste (James Marsden toujours aussi beau gosse), dont l’histoire insolite de Jane pourrait bien lui apporter la gloire qu’il attend au sein de sa rédaction. 
Evidemment, ces deux là vont se détester, se trouver des points communs et se rapprocher, sans grande surprise. L’originalité ne sera pas le fort de ses 27 robes, on l’aura compris. Ni les dialogues et l’humour trop sage d’ailleurs. Mais l’interprétation des acteurs est solide et le film réserve de très bonnes idées ou de vérités voilées (les demoiselles d’honneur sont toujours moins bien habillée que la mariée pour ne pas lui voler la vedette) et des scènes enjouées. L’inévitable clip présentant l’héroïne dans les 27 robes du titre est par ailleurs agréable et pas cliché. C’est mignon et sage, mais l’on en demandait guère plus après tout. 
22.04.08
Petites boutiques des frivolités
Aujourd’hui, j’ai fait mes petites courses pour la semaine. Ce qui est pratique, c’est que juste en bas de chez moi, il y a un Franprix, une boulangerie, un tailleur, la Poste et un marchand de journaux. Tous ces petits commerces sont implantés les uns à côté des autres sur le même côté de la rue, forcément ça favorise le relationnel entre les commerçants, quand leurs échoppes sont vides.
Après mes courses chez Franprix, où je me suis ressourcé en fruits (les raisins blancs sans noyaux sont ma lubie du moment), je suis allé feuilleter des magazines chez le libraire donc. Alors que je survolais le nouveau GQ, ne voilà-t-il pas que la boulangère d’à côté débarque et fricote avec le marchand de journaux. Elle, la quarantaine, surmaquillée, décolorée, fringuée comme une coiffeuse et au regard qui peut paraître au premier abord sévère. Lui, je dirais qu’il a dépassé le demi siècle, il a vécu. Calvitie avancée, lunettes épaisses pesant sur son nez, les yeux discrets et habillé comme un agriculteur. Rien ne laissait penser que ces deux là se seraient plus (j’ai l’impression de voler les paroles d’une chanson de La Belle et la Bête :D) et pourtant… Ca reste super soft, mais à travers leurs discussions sur les stylos multicolores trop petits car on les perd, ça respirait le sexe et l’adultère à plein nez. Pour ne pas les déranger, je suis reparti sans même avoir demandé au mec de me mettre de côté le prochain numéro de la collection Docteur Quinn. Je suis vraiment trop sympa.
En tout cas, ça m’a fait marrer et sourire, mais je trouve ça mignon. J’avais pas retrouvé ce genre d’ambiance où les commerçants se connaissent et se parlent depuis que j’ai quitté le petit village de Méréville où j’ai grandi. A Paris, les gens ont tendance à rester dans leur établissement à surfer sur facebook ou, comme le traiteur chinois, à regarder Les Feux de l’Amour après le premier service.
NB: Non je n'ai vraiment rien trouvé de mieux à mettre en illustration qu'une photo de raisins blancs !
21.04.08
avant-première : Jeux de Dupes (Leatherheads)

George Clooney n’est pas seulement qu’un très bon acteur (nommé aux Oscars pour Michael Clayton, excusez du peu) et un amateur averti de caféine, l’homme est aussi un réalisateur accompli. Ses premiers essais derrière la caméra s’étaient soldé par un succès critique et son lot de récompenses. Pour sa nouvelle réalisation, Georges a choisi de se replonger dans les années 1920 en filmant cette comédie romantique et très sportive.
Au sommet de sa forme, Clooney se met lui-même en scène dans le rôle de Dodge Connely, un joueur de football américain dans la force de l’âge, qui pour redorer le blason de son équipe fatiguée, recrute un jeune héros de guerre. Tout se serait passé pour le mieux si Lexie Littleton (Renée Zellweger plus Roxie Hart que jamais), une journaliste de renom, n’y avait pas mis mettre son nez et gagné le cœur des deux coéquipiers.

Décrivant une époque où le football américain n’était pas encore un gigantesque espace publicitaire (cf le Superbowl), mais un terrain de boue où s’affrontaient des brutes épaisses, Jeux de Dupes se penche aussi sur la question de la place des règles dans le sport. Le tout est enrobé d’une ambiance ragtime des plus agréables, soulignée par la musique de Randy Newman, que l’on sent plus à l’aise que jamais et qui fait d’ailleurs un caméo lors d’une scène de bagarre générale dans un bar, jouissif, comme à la grande époque.
Décapant, le film se perd un peu dans un scénario peut-être un peu gourmand. Il aurait gagné à aller droit au but et à moins tirer en longueur. Mais le charme et le talent des têtes d’affiches rattrapent le tout. L’alchimie entre le sieur Clooney et la vamp Zellweger se fait naturellement, et l’autodérision dont ils font preuve est réjouissante à voir à l’écran. Le petit nouveau, John Krazinsky, révélé par la série « The Office », incarne le jeune premier et se défend honorablement face à ses aînés.
Résonnant comme un hommage nostalgique aux balbutiements d’un football plus « nature » et aux années jazz insouciantes, Jeux de Dupes s’avère être une comédie au charme certain qui sent bon le cuir et la sueur

18.04.08
Pluie surprise
J’ai la crève, c’est génial, je renifle toutes les trente secondes, j’écoule le stock de mouchoirs à vitesse grand V et je vais me coltiner un nez rouge irrité ignoble ce week-end. Tout ça car sans crier gare, la pluie a décidé de se déverser sur moi ce soir. Je rentre tranquillement chez moi vers 21h30. Arrivée à la gare d’Antony, le bus me passe sous le nez. De bonne humeur, je me dis que c’est un signe du destin pour me faire marcher et commencer le sport avec plus d’ardeur que jusqu’alors.
Bien, le temps ne semble pas trop être dégueulasse et j’ai pas vu une goutte aujourd’hui, je me lance dans les quinze minutes de marche qui sépare la gare de mi casa. Le fait que la Nationale 20 sur laquelle j’habite est en pente montante dans le sens du retour à la maison rend le tout un peu plus difficile, mais bon, j’écoute le dernier Madonna sur mon ipod et ça me motive pour marcher sur un rythme soutenu et déterminé. Quand soudain, le ciel décide de me dégueuler dessus. Sans crier gare, la pluie se déverse allègrement sur ma pauvre personne, qui avait bien sûr omis de prendre le parapluie. Ma veste, achetée il y a à peine une semaine, morfle et je me mets à courir en rangeant mon Ipod, qui ne manque évidemment pas de se casser la gueule.
La pluie qui s’invite comme ça sans préavis, j’aime pas. Arrivé dans l’ascenseur, je dégoulinais de partout, l’eau se mêlant au gel de mes cheveux et devenait collant et visqueux. Autant je ne déteste pas la pluie pour autant, mais il faut que je sois au courant. Le parapluie étant un accessoire que je trouve plutôt classe et cool comme l’a chanté la grande Rihanna d’ailleurs ^^. Et puis je rêve de faire des claquettes en sautant dans les flaques comme Gene Kelly dans Singin’ in the Rain, le summum de l’entertainement cette scène. Mais bon, en attendant, je continue à me vider (le nez seulement, hélas…) en regardant la saison 3 d’Entourage (merci GM !).
17.04.08
cinéma : Never Back Down - Ne Jamais Reculer

Parce qu’il est hanté par la mort de son père alcoolique et qu’il ne connaît personne dans la ville d’Orlando en Floride où il vient d’emménager avec sa mère et son petit frère, Jake va trouver son salut dans les arts martiaux enseignés par un certain Jean Roqua. Au départ, le jeune homme incarné par un sosie troublant d’Eric Bana, espère se venger d’un vilain passage à tabac en public par un frimeur de première expert dans l’art de donner des coups. Peu à peu, au contact de son professeur de combat, il comprend qu’il doit trouver sa place en mettant de côté son orgueil et son envie de vengeance. Rien ne nous est épargné dans ce film bourrin et sans grande personnalité. Les clichés éculés du genre sont ici réutilisés sans vergogne : le héros est beau et musclé, son pote est un geek qui ne quitte jamais sa caméra et squatte YouTube, il sortira avec la bimbo du lycée qui souffre d’être trop populaire, l’ex de la bimbo est vraiment très très méchant et fronce continuellement des sourcils.
Rajoutez à cela des dialogues risibles et une mise en scène tape à l’œil mais sans punch, une bande originale dopée aux rock et au Rnb pour plaire aux ados et vous obtenez une série B honnête mais qui casse pas des briques. On se demande ce qu’est venu faire le plus que respectable Djimon Hounsou (Amistad, Blood Diamond) dans cette galère. Il n’a pas l’air très inspiré dans le film ceci dit, indéniablement pas aidé par les dialogues et une direction d’acteurs pauvre. Il se contente de délivrer des lignes moralisatrices entendues dans pléthores d’autres films d’arts martiaux et que n’auraient pas renié Chuck Norris.Aborder le thème du partage des vidéos de violences au lycée sur internet était intéressant, mais c’est fait ici de manière assez lourde que finalement ça tombe à plat. Il reste que les combats sont bien filmés et devraient régaler ceux qui sont friands de castagnes qui font mal. Les autres se rinceront l’œil sur les corps parfaitement sculptés du casting masculin et féminin de ce Karaté Kid raté. 
Rencontre: Freddie Highmore et Sarah Bolger de Spiderwick
Dans les Chroniques de Spiderwick, Freddie Highmore joue deux rôles puisqu’il incarne deux frères jumeaux à la fois. Mais en cette journée de junket dans le sublime Bristol Hotel, j’allais n’en rencontrer qu’un ! Mais quelle rencontre, du haut de ses à peine 16 ans, le jeune comédien à la bouille irrésistible s’est montré disponible, sympathique et pertinent durant l’entretien.
Sans oublier que même si sa carrière est encore toute récente, il peut déjà se targuer d’avoir côtoyer les plus grands. Jugez par vous-même : Johnny Depp, Tim Burton, Kate Winslet, Dustin Hoffman ou encore Russel Crowe. Mais c’est pour autant qu’il en a pris le melon. Freddie reste humble et continue d’étudier trois heures par jour, même les jours de tournage.
A ma grande surprise, l’interview s’est déroulée dans la langue de Molière, car Mr Highmore maîtrise à la presque perfection le français. La grande classe ! Peu d’acteurs internationaux peuvent en faire autant. L’interview a pris des allures de conversation tellement l’ambiance était relax et cool. Il n’a pas été avare en anecdotes et confie que Johnny Depp est génial et que c’est un bonheur de travailler avec lui, on veut bien le croire !
Sa collègue, Sarah Bolger, que l’on avait vu dans la première saison des Tudors, joue sa sœur dans Spiderwick. Excitée de faire le tour du monde pour promouvoir le film, elle se prend au jeu de l’interview sans sourciller, et il faut dire qu’elle le fait très bien. Et puis elle est franchement pas mal, d’autant qu’elle me complimente en parlant du fait qu’elle adore rencontrer les journalistes à travers le monde : « you’re nice ! ». Merci bien ! Le tout se finit par la traditionnelle photo qu’ils doivent prendre eux-mêmes. Les deux jeunes comédiens se plient au jeu et Sarah nous gratifie même d’une grimace. Nice !

16.04.08
avant-première: Les Chroniques de Spiderwick

Adapté des romans de Tony DeTerlizzi et Holly Black, le film de Mark Waters suit les aventures des jumeaux Jared et Simon, ainsi que de leur soeur Mallory, alors qu'ils emménagent avec leur mère dans une vieille bâtisse ayant appartenue à leur grand-oncle Arthur Spiderwick. Ils ne tardent pas à y faire d'étranges rencontres dont la source semble se trouver dans la découverte d'un mystérieux grimoire. Peuplé de créatures fantastiques et féériques, ce long-métrage se révèle être un excellent divertissement pour toute la famille. Le succès du petit sorcier à lunettes et des hobbits aux pieds poilus a fait bien des émules ces dernières années, le plus souvent de piètre qualité à l'image des Eragorn et autres Portes du Temps. Le dernier opus fantasy lancé par Hollywood, Les Chroniques de Spiderwick, se classe étonnamment dans la catégories des franches réussites.

Mené par la performance du jeune Freddie Highmore, qui interprète ici deux rôles dans la peau des jumeaux, le spectateur se laisse entraîner avec plaisir dans un conte aux multiples qualités. Le design des créatures, confié aux professionnels d'ILM et de Tipett Studios à qui l'on doit déjà les dinosaures de Jurassic Park, est très réussi, mêlant les éléments réels de la nature avec une touche de fantastique gluant. Les effets visuels nous réservent d'ailleurs de très belle scènes, à l'image du vol à dos de griffon, qui n'a rien à envier à Harry Potter. Le film offre aussi son lot de scènes de bravoures, brillamment mises en scène et qui pourraient effrayer les plus jeunes. L'attaque du manoir par une horde de gobelins en colère en est une illustration probante. On regrettera juste quelques clichés du genre qui dénotent un peu (pourquoi les climax doivent-ils obligatoirement se dérouler sur le toit des bâtiments?) et un sentimentalisme un peu larmoyant sur la fin, mais Freddie Highmore s'humidifie les yeux tellement bien !Les Chroniques de Spiderwick sont une invitation au fantastique que l'on accepte avec un grand plaisir. A ranger aux côtés des films de fantasy réussis. Dans les salles le 16 avril 2008





































