IBWK : In Bed With Kinoo

Coups de coeur et coups de gueule au cinéma, en musique, dans ma vie ou encore sur les planches... Des avis à partager ou à critiquer !

27.03.08

musicals : The Phantom of the Opera

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Dans le monde des comédies musicales, The Phantom of the Opera fait figure de classique parmi les classiques. A Londres, il entre dans sa vingt-deuxième année de représentation sur la scène du Her Majesty’s Theatre. Comparé aux mises en scènes plus modernes des musicals comme Wicked ou Hairspray que j’ai adoré, je redoutais d’être un peu déstabilisé face au Fantôme. Et bien à mon grand bonheur, je suis sorti conquis de la salle où le spectacle mythique continue d’en mettre plein les yeux. Déjà quand vous vous installez avant le premier acte, la scène est découverte et y gît les décors de l’Opéra mis aux enchères au début du spectacle, dont le fameux Chandelier qui prendra son envol un peu plus tard. Et dès l’Ouverture, la musique d' Andrew Lloyd Webber envahit la salle en grande pompe. Les notes cultes de ce thème magistral  nous plongent directement dans l’ambiance de cette histoire d’amour et de vengeance. On ne tarde pas à assister à une débauche de décors et de costumes à faire pâlir les meilleures costumières. C’est vraiment magnifique, ils ont même un éléphant sur scène !

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Et je ne parle même pas de la fin du premier acte marqué par la chute impressionnante du lustre situé au dessus de nos têtes. Parmi une flopée de scènes mémorables on retient sans hésiter « Masquerade » qui ouvre la deuxième partie. Une parade de costumes et de masques hauts en couleurs rythmée par une chanson exaltante. Le classicisme de l’œuvre se ressent à travers des moments un peu longuets. Certaines chansons paraissent interminables, comme celle qui se situe sur le toit de l’Opéra. Katie Knight Adams, l’interprète de Christine, l’héroïne et ange de la musique que convoite le Fantôme, est phénoménale. En plus d’être physiquement angélique, elle possède une voix lyrique enivrante. Le spectre n’est pas en reste en étant incarné par Ramin Karimbo qui parvient à retranscrire les émotions brutes de ce héros meurtri. Ce Phantom of the Opera se compare sans complexes aux dernières grosses productions de Broadway, malgré les deux décades à son actif. Un spectacle mythique qui mérite assurément le coup d’œil.
note8

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10.03.08

musicals: HAIRSPRAY

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Cela faisait des années que je voulais voir
Hairspray sur scène. Entre temps il y a eu le film que j’ai adoré, mais désormais je peux dire que l’expérience en live sur scène, est en tout point supérieure. Prenez l’énergie, la bonne humeur et les chansons du film et multipliez le tout par 10 au moins et vous aurez l’idée de ce que l’on peut ressentir lors d’une représentation du musical à Londres. Tout va plus loin dans le show, plus marqué par la patte John Waters que le récent film : les coiffures exubérantes sont ici plus poussées et délirantes, les connotations sexuelles sont plus pertinentes et s’expriment à travers les dialogues, les paroles mais aussi les chorégraphies plus chaudes.

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Le casting anglais frise la perfection. Mené par Michael Ball, une superstar chez les British, qui endosse le rôle d’Edna Turnblad magistralement en maniant l’autodérision et l’humour à merveille. J’étais tout simplement étouffé par mes rires pendant « You’re Timeless to Me ». La Tracy anglaise est plus que convaincante et porte son rôle avec fraîcheur et grand talent. On sera un peu moins enthousiaste face au jeune premier, Ben Jones Ellis qui joue Link, qui n’arrive pas à se défaire de son accent anglais prononcé, surtout durant les chansons. Tracie Benett dans la peau de Velma Von Tussle est plus trash que Michelle Pfeiffer et c’est tout simplement hilarant. Elle est plus dans le registre des vieilles méchantes Disney à la voix cassée, comme si Cruella se coiffait d’une permanente blonde. L’effet est saisissant !

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Seaweed, joué par Adrian Hansel est phénoménal. Il déploie une énergie sans faille pour son rôle, son interprétation de « Run and Tell That » est incroyable. De même pour Motormouth Maybelle qui jongle entre puissance (« Big Blonde and Beautiful ») et émotions (« I Know Where I’ve Been » qui prend vraiment aux tripes). Son interprète, Johnnie Fiori, avait d’ailleurs prêté sa voix à l’une des Muses du film Hercule de Disney. Il ne faut pas oublier celle qui joue la mère de Penny qui joue aussi d'autres rôles dans la pièce (une prof d'EPS portée sur ses élèves et la matrone perverse de la prison) qui est irrésistible.

Côté mise en scène, c’est époustouflant. Il y a du budget et ça se voit. Mais en plus, il y a un côté génial dans la manière où les décors changent, le tout dans une fluidité déconcertante. Les idées ingénieuses fusent, à l’instar du lit de Tracy au début de « Good Morning Baltimore » qui devient en un clin d’œil la façade de sa maison., ou alors les affiches qui prennent vie dans « Welcome to the 60’s ». L’orchestre, qui prend visiblement son pied (le chef d’orchestre est démentiel), ajoute à l’énergie des chansons et les interprétations en live donnent une dimension magique à l’ensemble. Pour les fans du film, il y a pas mal de différences à noter : par exemple la scène où Michelle Pfeiffer drague Wilbur dans la boutique de farces et attrapes n’existe pas sur scène (Thomas va être déçu), par contre sur les planches, il y a tout une partie qui se passe en prison qui a été zappée sur le grand écran. L’ordre de certaines chansons n’est pas non plus la même. Mais si il fallait choisir, sans hésitation aucune, je préfère la version sur scène.

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Hairspray est un  concentré de tout ce que j’aime dans les musicals de Broadway ou du West End : des véritables performances de la part du casting, des décors impressionnants, des musiques et chansons prenantes, un casting motivé qui a de l’énergie à revendre… Tout est réuni pour passer un moment inoubliable. Moi en tout cas, j’en garde des souvenirs parmi les meilleurs qui m’ont été donné de connaître au théâtre. Impossible de ne pas taper du pied ou de fredonner pendant les numéros, et c’est contagieux. La salle était conquise, avec une longue standing ovation à la fin. Bref, c’est IN-CON-TOUR-NABLE ! ! !

note9

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15.01.08

musicals : RENT Remixed - West End

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J’ai découvert RENT grâce au film sorti l’année dernière. L’œuvre de Jonathan Larson transcendait la réalisation pas extraordinaire de Chris Colombus. Les chansons, les personnages et leur destin me hantaient, je dévorais toutes les vidéos disponibles sur YouTube, j’étais officiellement devenu un Renthead. Mon rêve suprême (qui a été réalisé par Lilly, slut !) c’est d’aller à Broadway et de voir la pièce originale. Faute d’aller à New York, j’ai profité d’un séjour à Londres pour aller voir RENT REMIXED, non sans appréhension. Cette production veut remettre Rent au goût du jour, or, je trouve l’original bien ancré dans son époque même si les thèmes sont toujours d’actualité. Soit, une fois pénétré le théâtre, je découvre la scène, aussi simpliste que l’original mais tout en blanc. Première surprise. Le spectacle commence par un medley de " Seasons of Love " et " Will I ? " et là, premier mauvais point, la musique n’est pas jouée en direct. Ca fait tâche dans le West End où la majorité des pièces bénéficient d’un orchestre dans la fosse. Pour le reste du spectacle, et bien oui, ça change de l’original et il y a du bien, mais aussi du mauvais voire du très mauvais. Commençons par la musique, les chansons de RENT, je les connais par cœur, elles tournent en boucle par période sur mon Ipod ou dans ma chaîne. Les arrangements de cette version Remixed sont bien surprenantes. Si le Tango Maureen est vraiment magistral, qu’Out Tonight version cabaret jazzy surprend en bien (mais perd en énergie), que What You Own en acoustique guitare est carrément mieux que l’original, on assiste médusé à quelques massacres. Ainsi Today 4 U devient un tube tektonik du plus mauvais goût, ou encore Take me or Leave me qui devient une chanson dance techno house qui fait mal aux oreilles.

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Comparaison entre le cast de Rent Remixed et du cast de Broadway de Rent (de gauche à droite): Roger et Mimi, Angel et Collins, Joanne et Maureen, Mark.

Du côté du casting, c’est pareil on a du très bon et du très minable. Le minable étant pour Maureen, qui est quand même le rôle emblématique de RENT (jouée à l’origine par la Wicked Idina Menzel excusez du peu !). Dans cette production, elle est incarnée par Jessie Wallace, une comédienne en constant surjeu, boudinée dans ces résilles et vulgaire au possible. Bref, elle est complètement à côté de la plaque. Pour Roger et Benny, on a eu droit aux doublures, fadasses. Angel, qui dans l’original est un travesti black enjoué et attachant, devient un espèce de teufeur queer folasse pas génial. Mimi est joué par une ex Sugababes anorexique, qui n’a rien de sexy et dont les minauderies finissent par agacer. Dans le bon et le très bon, on cite le tangomaureenrôle de Collins, superbement bien joué et chanté par Leon Lopez. Mais aussi Francesca Jackson dans le rôle de Joanne, petite blonde à la voix impressionnante, elle contrebalance la médiocrité de Maureen. C’est elle qui envoie la sauce sur le Tango Maureen, en duo avec Olivier Thorton qui joue Mark. Sûrement le plus gros changement par rapport à l’original. A New York, Mark est un rêveur au look intello, à Londres c’est le mec le plus sexy du show et il n’hésite pas à tomber la chemise.Côté mise en scène, c’est aussi mitigé. Il y a des choix que je ne comprends toujours pas. Par exemple, les trois chansons Life Support/Out Tonight/Another Day. On ne sait pas où ça se passe, Mimi débarque de nulle part au milieu de la réunion des malades du SIDA et Roger arrive aussi avec des transitions douteuses. What the Hell ? Mauvais point aussi pour le dernier instant d’Angel où la scène est envahie par des créatures sadomasochistes sur fond de techno hardcore. Du très mauvais goût. Au final, ce Rent Remixed ne casse pas des briques, on y passe un bon moment mais on n’est à aucun moment ébloui par ce qu’il se passe on stage. Pour ma part, cela ne m’a donné que plus envie d’aller à New York voir l’original !
notes5

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20.12.07

musicals : Mary Poppins

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Cela fait déjà deux ans que j’ai été émerveillé par le musical de Mary Poppins à Londres. Le spectacle s’y achève le 12 janvier prochain pour partir en tournée, c’était l’occasion ou jamais d’en parler sur le blog. En juin 2005, je partais dans la capitale britannique avec deux copines pour passer cinq jours de folie. Moi, fan de musical, je tenais absolument à aller voir LA nouveauté du moment, à savoir l’adaptation de Mary Poppins sur scène. Un matin, je délaisse mes amies pour me rendre au théâtre afin de voir les disponibilités. C’est ma chance, des places sont libres pour le lendemain en matinée (en fait c’est 15H une matinée), je dégaine la CB et je suis le plus impatient du monde en attendant le jour d’après. Tout excité, je parcours Londres avec dans la tête les chansons du film. Dans le théâtre, je suis assez bien placé, au balcon. Puis les lumières s’éteignent, les toits de Londres, Bert chante l’arrivée imminente de notre nounou préférée. Le décor de la maison de la famille Banks est immense et impressionne avec son étage aménagé.

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Le casting est impeccable, des parents aux enfants, ils sont tous pros. Puis arrive enfin celle que l’on attendait tous, Mary Poppins, incarnée par Laura Michelle Kelly, une talentueuse comédienne qui n’a plus rien à prouver sur les planches. Elle entonne une nouvelle chanson écrite pour le spectacle, " Practically Perfect ". Un titre qui peut résumer la production. Les chansons et mélodies que l’on connaît du film subissent une réorchestration magistrale, et sont (ré)interprétées sublimement. A l’instar de "Supercalifragilisticexpialedocious", qui laisse le public bouche bée avec une chorégraphie complexe où les chanteurs miment les lettres une à une. Ou de "Step in Time", où Bert le ramoneur (joué par Gavin Lee, exceptionnel) va jusqu’à faire des claquettes à l’envers sur le plafond ! La scène de la dame, "Feed the Birds" aux pigeons est aussi émouvante que dans le film. Mais le clou du spectacle, c’est bien le final, apothéose d’émotions. Entre la nostalgie qui nous envahit, la beauté de l’ensemble qui nous éblouit, on est submergé. Puis quand Mary Poppins prend son envol, vers le public, passant au dessus de votre tête, elle vous achève. Comme diraient les mioches :  " We’ll never forget you Mary Poppins ! " Si vous voulez voir la nounou, dépêchez-vous d’aller à Londres, vous avez jusqu’au 12 janvier, après, il faudra aller à New York.
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06.10.07

Vidéo : Journée de lancement du Roi Lion à Mogador

PS: Quelques problèmes de son dans la vidéo, montez un peu le volume lors des interventions des comédiens.

42_roilion149Le Roi Lion rugit officiellement au théâtre Mogador depuis jeudi dernier, où il a reçu une standing ovation exceptionnelle de la part du public, composé en majorité de la profession et des invités VIP. Le jeudi 3 octobre, j’ai eu la chance d’être convié à la journée de lancement réservée à la presse afin de rencontrer l’équipe du spectacle, d’assister à la captation exclusive de quatre scènes du spectacle ainsi que d’avoir l’immense privilège de voir le musical le soir même, où la troupe a donné le meilleur d’elle-même. Dans un Mogador totalement rénové pour accueillir la Terre des Lions, nous avons eu la chance de rencontrer Stéphane Huard, le président de Stage Entertainment France qui nous a reçu dans le foyer principal. Dans l’après-midi, après un déjeuner dans un des sublimes foyers du théâtre où je me suis empiffré de canapés en tout genre, nous étions donc conviés à assister à quatre scènes du spectacle, que les caméras des grandes chaînes et médias français ont eu l’autorisation de filmer à volonté afin d’illustrer leurs futurs reportages.

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Jérémy Fontanet (Simba) et Zama  Maguludea (Rafiki) se prêtent au jeu des interviews sur la scène du Roi Lion.

Image18Ensuite, une partie de la troupe s’est tenue à disposition pour un marathon d’interviews et a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions, le tout sur la scène et dans la salle de spectacle. J'ai dû même prêté main forte à une caméragirl de Direct8 qui était seule en lui tenant le micro, ce qui me donnait une petite crédibilité en plus mdr. Hélas, le planning de la troupe était chargé, Tim Rice et Lebo M ont décommandé au dernier moment et Thomas Schumacher n'était pas disponible, quant à Julie Taymor, elle était débordée de tous les côtés (j'ai juste eu le temps de prendre une photo volée ci-contre). J'ai donc pû interroger Zama Magugulea (Rafiki), Leah Vincent (Nala) et Olivier Breitman (Scar), qui ont été tous les trois d'une grande gentillesse. J’en profite pour les remercier encore une fois pour leur disponibilité et leur humilité. Découvrez-le tout cela en vidéo dans la vidéo ci-dessus (oui j'ai l'air un peu shooté dessus :D, le rhume qui se faisait sentir déjà!). Et parmi vous ? Vous avez prévu d' y aller et quand ?

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Kinoo se la joue journaliste pour Direct8 ! ^^
Les photos sont d'Alexandre Rosa, sauf celle de Julie Taymor. Vidéo traitée par Ellywoods.

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05.10.07

musicals : Le Roi Lion - au théâtre Mogador

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En 1997, lorsque le musical de The Lion King fît ses débuts à New York, un critique a décrit le spectacle avec les mots suivants : " Broadway n’a jamais rien vu de tel auparavant ! ". Et bien, je pense ne pas prendre trop de risque en transposant ses mêmes mots en remplaçant Broadway par Paris, car Le Roi Lion offre un spectacle rugissant des plus complets et qui sort assurément des sentiers battus des planches de la capitale. Le public présent à la représentation du 3 octobre ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a réservé une standing ovation triomphale à la troupe. Ayant vu la version londonienne deux fois auparavant, j’attendais de pied ferme que Le Roi Lion débarque à Paris, mais ce n’était pas sans quelques craintes je dois l’avouer.

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La confrontation Scar/Mufasa, Simba dans "Il vit en toi", Nala dans "Terres d'Ombre".

Et puis ça y est, enfin, dix ans après Broadway, Le Roi Lion arrive en France et investit le théâtre Mogador fraîchement rénové et qui est resplendissant. Quel est le verdict ? Et bien la version française tient toutes ses promesses. La mise en scène virtuose de Julie Taymor est respectée à la lettre, ainsi que les sublimes costumes, masques et marionnettes qui émerveillent sans peine les plus réticents. Les décors époustouflants (Le Rocher des Lions, la scènes des gnous) sont bien sûr au rendez-vous et on se prend à imaginer le travail colossal qu’il a fallu pour les intégrer dans le théâtre. Qu’il est bon d’écouter les percussions s’emballer en direct, les mélodies enivrantes jouées en live par l’orchestre et les chants africains résonner dans la salle. Les chorégraphies sont toujours aussi hypnotiques ( les lionnes en chasse est l’une de mes favorites). Et oui, mes poils se sont hérissés pendant " Le Cercle de la Vie ".

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Jérémy Fontanet, Olivier Breitman, Leah Vincent et Jee-L.

La troupe est dans l’ensemble, de très grande qualité. La pleine d’énergie Zama Magudulea, d’origine sud-africaine, campe la chaman Rafiki et délivre une performance vocale et scénique absolument splendide, à noter qu’elle a dû apprendre la langue française en un temps record, ce qui ne fait que lui rajouter plus de mérite. Olivier Breitman interprète avec brio et second degré un Scar qu’on aime à détester et joue parfaitement avec son masque. Son rival, Mufasa est joué par Jee-L, aperçu à la Star Ac 5, et est plutôt crédible dans ce rôle paternel plein de sagesse. Leah Vincent fait ses premiers pas sur scène de façon remarquable dans le rôle de Nala, quant à Jérémy Fontannet, il faut un Simba convaincant, plus dans les chansons que dans son jeu encore perfectible. Les rôles de Zazu (délirant), Timon et Pumbaa assurent le côté humoristique avec talent.
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Alors, en bref, Le Roi Lion est un divertissement haut de gamme qui aurait pû être parfait, si il n’y avait pas quelques grosses fautes de goûts concernant l’adaptation des textes. Si l’on peut comprendre que la chanson d’ouverture a du être réécrite par rapport au film d’animation, pour y intégrer la notion de " Cercle de al Vie " chère à Julie Taymor, je suis moins enthousiaste quand aux autres chansons bien connues que le public connaît quasiment par cœur. " Je Voudrais déjà Être Roi " dans le film, devient ici " Je veux super vite être roi ", douteux non ? Si " Quand Soudain l’Amour est là " passe plutôt bien en remplacement de " L’Amour Brille sous les Etoiles ", les nouvelles paroles de " Hakuna Matata " sont bien moins entraînantes. Heureusement, les autres chansons du spectacle sont mieux traduites, notamment la complainte de Nala, " Terres d’Ombre ". On regrettera aussi une certaine familiarité pas forcément dans le ton de l’histoire, dans les dialogues. Mais, en laissant de côté ces quelques points négatifs mineurs, Le Roi Lion reste un spectacle rugissant et haut en couleurs, de très grande qualité qui éblouira le public, de 7 à 77 ans. N'hésitez pas, le Roi Lion vous fera frémir, frissoner ou encore rester bouche bée devant tant de splendeur. A ne pas manquer. photos par Alexandre Rosa
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28.09.07

musicals : The Lion King aux Tony Awards

TheLionKing_250x250Vous le savez tous maintenant, le musical du Roi Lion débarque enfin à Paris au théâtre Mogador le 4 octobre prochain. C'est un évènement énorme pour les amateurs de Broadway et de West End, et croyez-moi on aura l'occasion d'en reparler la semaine prochaine. Au passage, que pensez-vous de la nouvelle bannière crée pour l'occasion? (actualisez si elle ne s'affiche pas automatiquement). En attendant jeudi prochain, voici une vidéo de la 52ème édition de la Cérémonie des Tony Awards, qui s'est déroulé à New York l'année où The Lion King a fait ses débuts à Broadway. C'est une de mes vidéos favorites, on ressent bien la puissance émotionnelle du spectacle à travers cet aperçu. Ca bouge partout, Rafiki est au summum. Et puis la standing ovation à la fin et le visage ému de Julie Taymor, metteur en scène, me donnent à chaque fois des frissons. En tout cas, j'ai plus que jamais hâte de revoir le spectacle et suis curieux de voir la version française à Mogador, pas vous ?

vidéo envoyé par Jess

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22.08.07

Hairspray: Run & Tell That! par Chester Gregory

chsterVous revenez d’une séance d’Hairspray au cinéma, vous avez acheté la bande originale et cette dernière passe en boucle depuis ? Vous n’avez plus qu’une envie c’est de prendre un billet pour New York et d’aller applaudir la comédie musicale sur Broadway ( ou alors de commencer à économiser pour la voir à Londres à partir de mi octobre) ? Et bien ce soir je vous donne un aperçu de la pièce avec l’une des meilleures prestations de " Run and Tell That ! " par l’un des meilleurs interprètes de Seaweed de l’histoire du show. Chester Gregory est un jeune chanteur qui commence à percer dans le milieu du RnB. Le mec déborde d’énergie et n’en est pas avare sur n’importe quelles planches, que ce soit dans le rôle de Seaweed dans Hairspray ou alors dans la peau d’un gorille dans le Tarzan de Disney, Chester Gregory est une bête de scène. Il sort par ailleurs un album, " High Love ", produit par Dave Tozer, qui a déjà John Legend à son actif (pas mal !). Plus une seconde à perdre, découvrez la prestation qu’il a délivré dans l’émission " Broadway on Broadway " tournée en plein air à New York. Une véritable performance chantée et dansée à voir tout de suite en cliquant ci-dessous, et grâce à la magie de YouTeube, rendez-vous sur Broadway:

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27.06.07

musicals : WICKED

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wickedkinEnfin ! Après des mois et des mois à écouter les chansons en boucle sur Itunes, j’ai enfin pu assisté à une représentation de WICKED, à Londres lundi dernier. Le spectacle relate l’histoire cachée d’Elphaba et Galinda, les deux sorcières du Magicien d’Oz. On apprend que les deux femmes étaient autrefois amies, ainsi que le passé des personnages que l’on connaît du célèbre film musical. Déjà mis en appétit par la performance de Kerry Ellis la veille à Leicester Square, à l’occasion du West End Live, A Londres depuis octobre dernier, le show remporte un succès colossal et c’est amplement mérité. Wicked est un véritable blockbuster made in Broadway. La richesse des décors est impressionnante et la façon dont ceux-ci changent est époustouflante de fluidité et habile dans les transitions. L’éclairage est magnifique, que ce soit l’extravagance verdâtre de la Cité d’Emeraude ou encore l’inquiétante furie d’Elphaba dans " No Good Deed ", sans oublier l’envol de cette dernière dans " Defying Gravity ".

Du côté du casting, Kerry Ellis qui a repris le rôle-titre, après Idina Menzel, n’a pas à rougir de la comparaison. Elle s’est approprié le rôle avec brio et lui a insufflé sa touche personnelle avec un jeu naturel, sans oublier une performance vocale démentielle. Je lui tire mon grand chapeau, d’autant plus que je suis un fanatique d’Idina Menzel. A ses côtés, Helen Dallimore est beaucoup moins convaincante. Avec une voix nasillarde trop forcé pour paraître naturelle et un jeu poussif, elle n’arrive pas à la cheville de Kristin Chenoweth qui avait forgé le rôle à Broadway. Quant à Fiyero, on a eu droit à la doublure d’Adam Garcia, Olivier Tompsett, qui s’est pas mal démerdé. Les chansons, que je connaissais depuis des lustres, prennent une toute autre dimension sur scène. Fruit de l’excellent travail de Stephen Schwartz (qui a à son actif les jolies mélodies de Pocahontas et du Prince d’Egypte), elles prennent toute leur ampleur grâce à l’excellente prestation des comédiens et par le fait qu’elles sont jouée en live par un orchestre située sous la scène.

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La production jongle habilement entre noirceur et comédie, émotions et spectaculaire pour livrer un bijou scénique. On s’amuse à détecter les clins d’œil au film culte avec Judy Garland (la genèse de l'épouvantail, du lion peureux ou encore du robot..). Le spectacle intègre d’ailleurs habilement ce classique d’Hollywood à sa trame, on y découvre donc l’histoire d’Elphaba avant, pendant et après le film. Bref, la culture musical anglo-saxone prouve encore sa supériorité dans ce domaine et nous en met plein la vue. En France, le public semble se complaire dans des productions bas de gamme comme Le Roi Soleil, mais le succès de Cabaret et l’arrivée à la rentrée du Roi Lion sont une lueur d’espoir extraordinaire. Tout ça pour dire que si vous hésitiez encore à traverser la Manche pour admirer Wicked, foncez !
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08.05.07

musicals : AVENUE Q

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Repartons sur les planches de Broadway et du West End où sévissent les turbulents cousins des Muppets dans Avenue Q. Mais attention, il n’y a guère d’autres points communs entres les héros de Jim Henson et ceux de cette comédie musicale irrévérencieuse, que le fait qu’ils sont des marionnettes. Dans Avenue Q, ces marionnettes côtoient des humainsaveq avec des problèmes et des occupations bien réels. Princeton ne sait pas quoi faire de son avenir avec un diplôme sans valeur en poche, Kate désespère de trouver son prince charmant, Rod refoule son homosexualité, Trekkie surfe sur internet à la recherche de divertissement interdit aux mineurs , bref des gens comme vous et moi. Bref on s'identifie sans mal aux pérégrinations de ces héros de latex. Abordant avec un humour déjanté des thèmes tels que le sexe, l’homosexualité, le racisme, la pornographie, le but de la vie etc…, la pièce a réveillé l’industrie de Broadway, et a remporté un succès incroyable. avenueqphotoUn succès qui a d’ailleurs franchi l’Atlantique l’an dernier pour débarquer dans le West End de Londres. J’ai eu la chance d’assister aux toutes premières représentations l’an dernier avec Lilly et Sarabi, et ce fût un grand moment de comédie musicale, surtout après un an de teasing à écouter en boucle le CD de la version Broadway.

La mise en scène est originale et fraîche, utilisant avec intelligence le décor, qui passe de façade d’immeuble de l’avenue Q en club " Around the Clock Café " en un clin d’œil. Les comédiens aveq_screen_ps03_bigmanient aussi bien leur talents d’acteur et de chanteur qu’ils animent leur alter ego, ce qui donne un résultat encore inédit sur scène. Quant aux chansons, elles réussissent à être entraînante avec des paroles hilarantes. Avec des titres comme " If you Were Gay ", " It Sucks To Be Me ", " You Can Be As Loud As the Hell You Want When You’Re Making Love " ou encore " Everyone is A Little Bit Racist ", on ne vous trompe pas sur la marchandise, straight to the point. Les mélodies sont très facilement mémorisables et on ne s’empêche pas de taper des pieds au rythme de la musique. J’en garde d’excellents souvenirs, et je ne peux que vous conseiller d’aller à votre tour découvrir, si ce n’est déjà fait, les perturbateurs de Broadway ! En attendant, replongeons dans une chanson phare du spectacle, en vidéo, " It Sucks To Be Me" suivi de "Special" et "For Now", et présentées par la troupe londonienne sur la scène de la Royal Venue en présence de la famille royale (d'où l'humour):

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Posté par Kinoo à 19:04 - Musicals - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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