07.05.08
[O7.O5.O8]: En Vrac... It's Summertime in Paris
Après un déjeuner quasiment à l’œil avec Sylvain chez ses amies qui concoctent des très bonnes salades et soupes près des Grands Boulevards, ce dernier m’a poussé à utilisé le Vélib’ pour rejoindre Saint Michel. Réticent au début (les accidents mortels récent de Vélib m’ont un peu refroidis), j’ai quand même succombé et j’ai bien fait. Avec un temps pareil, c’est dommage de pas en profiter. Je dois vous avouer que j’ai fait un léger détour (je suis passé par Concorde, les Tuileries avant de trouver le chemin des Halles) mais comme je le confesse, je connais Paris en métro par cœur, mais en surface, j’ai des lacunes à combler. Toujours est-il que cette balade à bicyclette fut des plus agréables, même si j’ai failli me faire renverser à dévisager un sublime touriste latina, sosie d’Eva Longoria (et si c’était elle ? !), qui s’aspergeait d’eau à la bouteille pour se rafraîchir près du Louvres. Sans compter les dizaines d’autres divines silhouettes galbées, mises en valeur par des petites jupes ou robes près du corps, qui ont croisées ma route. C’est l’été !
Petit retour vers le mois d’avril où j’ai eu l’opportunité de séjourner dans un château médiéval dans la campagne de Manchester, pour le lancement du jeu vidéo de Narnia. Outre les galères à l’aéroports (j’avais oublié que les flacons de plus de 100 ml étaient interdits), j’ai passé un excellent week-end en pleine semaine avec des journalistes sympas (dont le metteur en scène du génial Théâtrouille que je salue ;) ) et d’une attachée de presse adorable. Outre tester le jeu (qui est sympa) et interviewer le créateur, on a pu s’initier à la construction et au maniement du trébuchet, une arme médiévale proche de la catapulte, me prendre pour Legolas en apprenant à tirer à l’arc, à manger de la bouffe un peu dégueulasse (mais c’est normal on est en Angleterre !), boire beaucoup dans le cellier du château, explorer les environs et tomber…sur la fosse sceptique du château, jouer à Mario Kart en wifi dans nos chambres rustiques et confortables, manger un incontournable Burger King avant de reprendre l’avion pour Paris. 

Quelques aperçus en photos ci-dessus, le reste en format normal sur mon FlickR (cliquez ici).
Photo de Paris by Eric Pouhier.
02.05.08
Les Rails de l'Angoisse
J’étais avec mon frère à la gare de Fontaine Michalon, sur la quai à discuter en attendant le prochain train. Quand surgissant de nul part, en fait si, il surgissait du quai d’en face, un mec descend sur la voie et la traverse sans peur et sans reproches, pour grimper sur le quai où nous nous trouvions. L’air de rien quoi. Alors que dix secondes après qu’il soit passé, le RER qui ne s’arrêtait pas à notre gare, passa à toute vitesse. N’importe quoi ! Intérieurement je l’insultais le mec, parce que moi je dois vous le confesser, je nourris une sorte de phobie des rails. Oui, je suis railophobe (bon je ne connais pas le terme exact, si quelqu’un sait…).
Ca peut paraître bizarre, mais j’ai une sainte répulsion de tout ce qui se rapproche des voies ferrées. Je pense que j’ai été traumatisé par les récits d’un ami pompier qui me racontait ses exploits à ramasser les corps passés sous les trains. Traverser un passage à niveaux en tant que piéton est une petite épreuve en soi, je ne peux m’empêcher de regarder à gauche ou à droite avant de m’engager, même si les barrières sont relevées. Dans le métro parisien, il est impensable pour moi de marcher à moins de 10 cm du bord du quai. Je longe les murs. Je me rappelle encore mon prof d’histoire au lycée qui nous avait raconté qu’un fou avait tenté de le pousser sur les rails à Paris. Brrr.
J’en ai même fait des cauchemars, où je suis bloqué sur les rails, dans l’incapacité totale de bouger un muscle et voir arriver au loin un TGV. Le comble dans tout ça c’est que vous devinerez jamais la première attraction sur laquelle j’ai travaillé à Disneyland : Oui, oui, l’authentique train à vapeur qui fait le tour du parc. Un comble ! Mais ce n’est pas du tout pareil il faut dire. Et vous ? Avez-vous des phobies bizarres dans le genre ?
photo by Thunder
25.04.08
[25.O4.O8]: En vrac...
- Mon frère est revenu en métropole pour passer ses vacances de Pâques. Cela faisait un bail que je ne l’avais pas vu et ça fait toujours du bien de retrouver sa famille. Il a pas changé des masses, même si j’ai l’impression d’avoir loupé pas mal d’épisodes de sa vie, tout comme lui en a raté de la mienne. C’est la dure réalité des choses quand on vit à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, séparé par un océan.
- Pourquoi il faut que je craque pour l’inaccessible. Pourquoi il faut que je sois subjugué par le charme de cette fille, que je passe un super moment avec elle, que je commence à me trouver des points communs avec elle… pour que le soir je découvre sur Facebook qu’elle est « in a relationship ». Facebook, je te hais.
- Quand vous allez voir un film en projection, généralement le lendemain ou deux jours plus tard, un attaché de presse vous rappelle pour recueillir vos impressions, afin de tâter le bouche à oreille . Quand j’ai adoré le film, comme pour No Country For Old Men ou Juno par exemple, c’est facile. Je partage allègrement mon enthousiasme et l’interlocuteur est ravi de voir que le film qu’il vend a plu. Mais quand je suis un peu plus mitigé, comme ce fût le cas hier pour Superheros Movie (sortie en juin), mon côté trop sympa me pousse quand même à trouver des bons côtés à un navet. Mais au final, je suis resté franc, car la critique écrite restera la même. Le plus traître, c’est les boîtes qui vous listent en fonction de vos avis, le plus souvent c’est pour les films français. Par exemple, les producteurs d’Astérix 3 avaient établi une blacklist des critiques qui ne bénéficieraient d’aucunes projections presse. Et ceux qui ont détesté Astérix (soit 95% des français), ne seront sûrement pas invité aux projections de Mesrine. Mais bon, quand on voit certains critiques sortir des salles, et qui n’aiment rien, mais vraiment rien, les vieux blasés (sûrement les Cahiers du Cinéma), on comprend un peu. Mais dans les deux cas, c’est tomber dans les extrêmes…
22.04.08
Petites boutiques des frivolités
Aujourd’hui, j’ai fait mes petites courses pour la semaine. Ce qui est pratique, c’est que juste en bas de chez moi, il y a un Franprix, une boulangerie, un tailleur, la Poste et un marchand de journaux. Tous ces petits commerces sont implantés les uns à côté des autres sur le même côté de la rue, forcément ça favorise le relationnel entre les commerçants, quand leurs échoppes sont vides.
Après mes courses chez Franprix, où je me suis ressourcé en fruits (les raisins blancs sans noyaux sont ma lubie du moment), je suis allé feuilleter des magazines chez le libraire donc. Alors que je survolais le nouveau GQ, ne voilà-t-il pas que la boulangère d’à côté débarque et fricote avec le marchand de journaux. Elle, la quarantaine, surmaquillée, décolorée, fringuée comme une coiffeuse et au regard qui peut paraître au premier abord sévère. Lui, je dirais qu’il a dépassé le demi siècle, il a vécu. Calvitie avancée, lunettes épaisses pesant sur son nez, les yeux discrets et habillé comme un agriculteur. Rien ne laissait penser que ces deux là se seraient plus (j’ai l’impression de voler les paroles d’une chanson de La Belle et la Bête :D) et pourtant… Ca reste super soft, mais à travers leurs discussions sur les stylos multicolores trop petits car on les perd, ça respirait le sexe et l’adultère à plein nez. Pour ne pas les déranger, je suis reparti sans même avoir demandé au mec de me mettre de côté le prochain numéro de la collection Docteur Quinn. Je suis vraiment trop sympa.
En tout cas, ça m’a fait marrer et sourire, mais je trouve ça mignon. J’avais pas retrouvé ce genre d’ambiance où les commerçants se connaissent et se parlent depuis que j’ai quitté le petit village de Méréville où j’ai grandi. A Paris, les gens ont tendance à rester dans leur établissement à surfer sur facebook ou, comme le traiteur chinois, à regarder Les Feux de l’Amour après le premier service.
NB: Non je n'ai vraiment rien trouvé de mieux à mettre en illustration qu'une photo de raisins blancs !
18.04.08
Pluie surprise
J’ai la crève, c’est génial, je renifle toutes les trente secondes, j’écoule le stock de mouchoirs à vitesse grand V et je vais me coltiner un nez rouge irrité ignoble ce week-end. Tout ça car sans crier gare, la pluie a décidé de se déverser sur moi ce soir. Je rentre tranquillement chez moi vers 21h30. Arrivée à la gare d’Antony, le bus me passe sous le nez. De bonne humeur, je me dis que c’est un signe du destin pour me faire marcher et commencer le sport avec plus d’ardeur que jusqu’alors.
Bien, le temps ne semble pas trop être dégueulasse et j’ai pas vu une goutte aujourd’hui, je me lance dans les quinze minutes de marche qui sépare la gare de mi casa. Le fait que la Nationale 20 sur laquelle j’habite est en pente montante dans le sens du retour à la maison rend le tout un peu plus difficile, mais bon, j’écoute le dernier Madonna sur mon ipod et ça me motive pour marcher sur un rythme soutenu et déterminé. Quand soudain, le ciel décide de me dégueuler dessus. Sans crier gare, la pluie se déverse allègrement sur ma pauvre personne, qui avait bien sûr omis de prendre le parapluie. Ma veste, achetée il y a à peine une semaine, morfle et je me mets à courir en rangeant mon Ipod, qui ne manque évidemment pas de se casser la gueule.
La pluie qui s’invite comme ça sans préavis, j’aime pas. Arrivé dans l’ascenseur, je dégoulinais de partout, l’eau se mêlant au gel de mes cheveux et devenait collant et visqueux. Autant je ne déteste pas la pluie pour autant, mais il faut que je sois au courant. Le parapluie étant un accessoire que je trouve plutôt classe et cool comme l’a chanté la grande Rihanna d’ailleurs ^^. Et puis je rêve de faire des claquettes en sautant dans les flaques comme Gene Kelly dans Singin’ in the Rain, le summum de l’entertainement cette scène. Mais bon, en attendant, je continue à me vider (le nez seulement, hélas…) en regardant la saison 3 d’Entourage (merci GM !).
02.04.08
Esprit es-tu là ?
Le paranormal m’a toujours fasciné. Il faut dire que lorsque j’habitais dans ma maison à Méréville, j’ai été témoin de phénomènes assez troublants en pleine nuit. Blotti sous ma couette, je n’osais sortir aucun de mes membres car un boucan infernal résonnait dans le grenier. Au matin, j’ai prévenu mon père qui est monté vérifier si rien n’était cassé, et bien sûr, tout était en place. Pourtant j’aurais juré que quelqu’un saccageait tout au dessus. Toujours est-il que vendredi dernier, j’ai retenté l’expérience du spiritisme avec Nicolas ainsi que Vanessa, Caroline, Carolane et Mathias. La première fois m’avais laissé sur ma faim même si elle était troublante.
Petit rappel du principe d’une séance de spiritisme : Un hôte (Nicolas ici) invoque les esprits (la célèbre phrase « Esprit es-tu là ? ») alors que nous avons tous le doigt posé sur un verre à pied retourné, posé sur une table où l’alphabet, ainsi que les mots OUI et NON, sont collés. L’esprit est censé se manifester en faisant bouger le verre sur les différentes lettres et épeler les mots qu’il désire nous communiquer. Lors de ma première séance, le verre avait bien bougé et je me rappelle m’être interrogé sur ce déplacement. Mais ce qui m’avait le plus troublé, c’était qu’au moment où Nicolas avait demandé à l’esprit de se manifester par coups frappés, une série de bruits sourds et réguliers a commencé à se déclencher, non pas sur la table mais à l’extérieur du bungalow. Ces bruits ont cessé quasiment au moment où nous demandions à l’esprit de terminer la session. Sur le coup, j’avais frissonné je le confesse, mais avec un peu de recul, ça aurait pu être un pic-vert.
Cette deuxième incursion dans le paranormal devait définitivement me convaincre sur l’efficacité du spiritisme. Après un frugal repas de pâtes, nous avons installé la table de Oui-Ja et baisser les lumières. On remet tous nos doigts sur la flèche à roulettes puis commencent quinze interminables minutes pendant lesquels notre hôte tente d’invoquer les esprits. Le verre commence à bouger. Nous lui demandons son nom, et l’esprit épelle le prénom « Wong ». Un asiatique ! Au moment d’épeler la ville où il résidait, l’esprit se perd entres les lettres C,W,K,U etc… incompréhensible. Nos questions se soldent presque toutes par la réponse « non », on commence à être fatigué, d’autant que j’émets de gros doutes sur le déplacement de la flèche. En effet, quand on demande à l’hôte d’ôter son doigts, la flèche ne bouge étonnamment (ou pas) plus. Las, nous mettons un terme à cette soirée qui n’avait de paranormal que le nom. J'ai beau scruté la télé en quête d'une apparition, ou la porte pour y voir apparaitre une ombre... Ni le verre, ni la table ne se sont mis à léviter et le seul coup frappé que l'on a entendu fut celui des voisins un peu excités. Mais je n’aurais pas tout perdu, on a bien profité de la piscine au moins ^^.
Pour conclure, je crois toujours aux esprits, surtout avec mes souvenirs bizarres dans la maison de Méréville où j'ai vécu. Mais les séances de spiritisme, du moins celles auxquelles j'ai assisté, ne m'ont pas convaincues.
20.03.08
Escapade à Londres ... bis
Mercredi, j’étais de retour à Londres le temps d’une journée pour y interviewer Adrian Grenier d’Entourage (je vous en reparlerai, ce week-end tiens !). Pendant cette escapade british, j’ai voyagé en première classe (Warner étant moins radin que Disney). C’est pas mal, le breakfast était infect mais la presse est gratuite. Le truc c’est qu’à part des cadres rivés à leur ordinateur portable, c’est pas la joie.
J’ai découvert le Soho Hotel, super luxueux mais avec un petit côté pop coloré super sympa. La batterie de mon appareil photo a fait des siennes, j’ai pas fait autant de photos que la dernière fois. Je suis allé au célèbre magasin de jouets Hamley’s, et hors périodes de fête, y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Ah si, un employé qui faisait volé un hélicoptère miniature au dernier étage, l’a fait se crasher sur les cheveux d’une touriste japonaise. Très drôle de le voir se confondre en excuses alors qu’elle ne comprenait rien. A Picadilly, je suis choqué en voyant le Burger King fermé: "The King has left this place". Il me semble pourtant qu'il était ouvert la dernière fois que je suis venu.
J’ai profité de la réduction étudiant avec ma carte Imagin’R pour aller revoir Wicked. La première fois que je l’ai vu, j’étais au dernier rang et j’avais payé trop cher, là je suis au 7ème rang au milieu pour 3 fois moins de livres. Avant le show, deux dames à côté de moi tapent la discute. Très sympathiques, elle me demande d’où je viens, si j’aime les comédies musicales, me parlent du petit fils de l’une d’entres elles qui fait partie de la troupe de Wicked, de Michael Ball d’Hairspray qui est le parrain de sa petite fille etc… Dire qu’en France, la plupart des vieux sont snobinards et sont grincheux, bon pas tous j'entends bien. Le spectacle est toujours aussi magnifique. C’est la dernière fois que je vois Kerry Ellis, qui assure toujours en Elphaba, car elle se casse reprendre le rôle à Broadway en juin. Dans le rôle de Glinda, ce n’est heureusement plus Helen Dallimore (que j’avais trouvé irritante l’an passé), mais Dianne Pilkington. Déjà dix fois plus bombasse, elle parvient à se rapprocher de la voix de Kristin Chenoweth tout en insufflant sa propre folie douce dans son jeu. Craquante !
Après la standing ovation, il est temps de retourner à Saint Pancreas dans le métro blindé de Londres. Je fais mes petites courses alimentaires à Mark & Spencer’s : des chips au vinaigre à l’ancienne de l’ordre du divin, introuvables en France. A quand le retour de M&S chez nous? Dans l’Eurostar du retour, en première classe toujours, je m’endors en écoutant Michael Bublé… jusqu’à ce que mon voisin me réveille car on nous sert le dîner. Avec un petit sursaut ridicule, je renverse le verre devant moi qui était heureusement vide. Le repas était délicieux contrairement au breakfast du matin. Retour à Paris fatigué où je m’endors devant Bob l’Eponge le film… oui et alors ? ^^
17.03.08
Une dent contre moi !
J’ai passé une semaine douloureuse. Depuis vendredi dernier, ma dent de sagesse avait décidé de sortir coûte que coûte. Seulement voilà, manque de place, elle m’a fait un mal de chien en prenant le luxe de me réveiller à 4h du matin. Bref, j’ai du patienter une longue semaine avant de pouvoir aller consulter chez le dentiste, une longue semaine pendant laquelle j’ai du faire comme si de rien n’était et souffrir en silence.
Me shootant au Propofan, j’attendais impatiemment de m’installer dans le fauteuil de ma chirurgienne dentiste pour qu’elle fasse quelque chose. En même temps je redoutais aussi cet instant. Et si il fallait me l’arracher ? Allais-je me retrouver avec une joue de hamster pendant deux semaines.
Le moment d’apaiser mes souffrances est enfin arrivé vendredi dernier. J’arrive dix minutes en avance. Dans la salle d’attente, j’entends la fraise faire son œuvre sur un autre patient. Sur le mur, un schéma d’une dent de profil trône fièrement, le dessin des longues racines enfoncées dans al gencive me font mal rien qu’à les regarder. J’avais aussi peur qu’elle ne détecte une nouvelle carie. Le plombage d’une dent précédée de sa dévitalisation n’est pas une partie de plaisir, j’en garde des souvenirs douloureux. Au bout d’un moment, alors que mon regard se perdait sur Carlita qui posait sur la couverture de Match, ma dentiste, un mélange entre Nathalie Simon et Amelie Mauresmo en plus féminine, vient me chercher. J’explique mon problème et m’invite à m’installer. Je m’exécute et j’ai l’impression de m’installer sur le fauteuil de Sweeney Todd. Réjouissant !
J’ouvre « grand » et elle enfourne son miroir sur tige pour une inspection en règle. Son verdict n’est pas en fait pas si grave que ça : il me faut un détartrage au plus vite et de la place pour que la dent s’épanouisse. Elle commence par me limer les mandibulaires (je sais comme ça s’appelle maintenant, la vie est belle), ça fait affreusement mal quand elle me frôle la gencive toute irritée et gonflée, je la suspecte d’ailleurs de m’en avoir enlevé un bout. Je sens aussi le détartrage passer, c’est vraiment une sensation ignoble, j’ai l’impression qu’elle me dissèque les muqueuses. En me rinçant la bouche, un filet de bave rouge s’accroche…méga classe. Après cette séance, il faut avouer que je me sens bien mieux. Elle me dit qu’il faut surveiller comment la dent sage va pousser et revenir dans six mois pour un contrôle. J’ai toujours une petite douleur persistante mais c’est beaucoup plus vivable qu’il y a sept jours, et puis j’ai un goût agréable de menthol dans la bouche. J’espère qu’il n’y aura pas d’effets secondaires qui apparaitront dans la nuit. Décidément, même si c’est indéniablement bénéfique, j’ai toujours du mal à me rendre chez le dentiste. You ?
Les fans de musicals auront bien sûr reconnus la photo qui sert d'illustration à ce billet: le magnifique Steve Martin dans La Petite Boutique des Horreurs dans le sublime rôle du Dentiste !
07.03.08
[O7.O3.O8]: En vrac...
- Depuis vendredi matin, ma dent de sagesse du fond à gauche a finalement décidé de sortir de son trou. Et elle me fait souffrir la bougresse. Je me suis réveillé avec une douleur aigue dans la gencive, comme si je ressentais la moindre progression de la dent au fur et à mesure qu’elle écartait la muqueuse buccale pour sortir. Même manger en devient désagréable. Après ma projection, je me suis donc résolu à aller prendre rendez-vous avec mon dentiste, à qui je rendrais donc visite la semaine prochaine. Je redoute déjà… Maintenant je comprends pourquoi les bébés chialent à en perdre la voix quand ils font les dents !
- Satisfaction affichée ce matin dans le bus. Je suis dans une zone qui en temps normal, n’est pas prise en charge par ma carte Imagin’R. Un escadron de contrôleurs débarquent fièrement dans le bus. L’ un des hommes me prend la carte et la passe sur sa machine et fait la moue, en voyant que les zones de mon titre de transport était dépassé. Froid, il me demande si je savais que je n’étais pas censé prendre le bus dans ce secteur. Tranquillement et avec un grand sourire, je lui répond que oui, mais que jusqu’à dimanche, qui marque la fin des vacances scolaires à Paris, je peux me rendre où bon me semblait sur le réseau RATP, et qu’après les grèves qu’on a subi, c’était la moindre des choses. Sur ce, l’agent me rend le titre de transport, un brin gêné d’avoir oublié cette information capitale, en me souhaitant un agréable voyage. « Sure will ! »
- C’est décidé : Je n’achèterai plus de DVD avant d’avoir visionné tout ceux que j’ai acheté et que je n’ai même pas encore déballé ! Aarg ! Les 101 Dalmatiens viennent de ressortir mercredi… !
- Tout le monde parle de la hausse des prix et à juste titre. Depuis mercredi, après avoir mangé trop de Whoopers à Londres, j'ai eu envie de me mettre corps et âmes dans les fruits et légumes. Mais voilà, en un passage de caisse, je me suis ruiné la face avec dans mes sacs: poires, pommes, bananes, raisins et prunes. Alors je veux bien manger 5 fruits et légumes par jour, mais pas à ce prix là. Et là tout de suite, je me ferais bien un petit smoothie...
photo: © Disney
06.03.08
Sunny days in Londontown
Sous couvert d'une interview avec Dwayne "The Rock" Johnson, j'étais envoyé à Londres lundi dernier. Comme le billet était modifiable, j'en ai profité pour prolonger mon séjour pour pouvoir assouvir ma passion des comédies musicales du West End. Chambre d'hôtel à bas prix réservée, me voilà parti pour la capitale britannique. Mon premier défi sera d'arriver avant 10h au Shaftesbury Theatre, où se joue Hairspray et où tous les matins sont mis en ventes les places du premier rang à prix cassés. Je me souviens que le 31 décembre dernier avec la Trashi, nous nous sommes retrouvés bredouilles devant le guichet. Ne voulant pas être déçu à nouveau, j'vais pris l'un des premiers Eurostars du matin et je suis arrivé à St Pancras à 8h59. Pile poil le temps pour prendre un petit déjeuner au Starbucks après avoir acheter le dernier numéro de mon magazine préféré EMPIRE. Après coup, j'étais devant le théâtre à 9h35, devant moi, seulement deux personnes bravant le vent terrible qui soufflait sur la ville. Cette fois sera la bonne, à peine les guichets ouverts que j'avais ma place en plein milieu au premier rang. J'avais déjà hâte d'être au soir.
Deuxième étape du périple, l'interview de The Rock, qui s'est très bien passé et dont je vous raconterai les détails dans un prochain billet. J'avais donc une belle journée à passer au coeur de Londres, et le tout, sous un magnifique ciel bleu ensoleillé. Pour une fois que je visite Londres sans un seule goutte de pluie! Voici un petit compte rendu en photo de mon séjour:

Première pérégrinations dans le West End. Détour par le marché de Covent Gardens, Leicester Square et bien sûr Dress Circle, la boutique préférée de tous les fans de comédies musicales.

Sur Trafalgar Square, je tombe nez à nez avec un rapace scrutant la place du haut des marches. J'apprends par la suite qu'ils ont été dressé pour effrayer les pigeons devenus plus que nuisibles. La démonstration est assez étonnante. En un éclair, l'un des aigles fond sur une masse de roucouleurs et en plaque un contre le sol. Le tout, à deux pas des touristes qui grignotaient à côté. Impressionnant et écolo comme méthode !

Petit passage sur les quais de la Tamise ensuite, sous le London Eye. Très agréable déambulation sous les créatures de Dali en expo près de l'Aquarium, qui donnent à mes photos une allure de remake de Cloverfield chez les Anglais. Sur le pont me menant à Big Ben, les réflexions du soleil à travers les motifs me font rire (quel esprit mal placé!).

Je poursuis l'après-midi dans les musées. Premier arrêt au Science Museum où se tient une très belle expo sur la révolution industrielle. Ensuite, je rends visite aux dinosaures du Natural History Museum qui proposait une grandiose exposition sur les trésors de la Planète Terre.

Le temps est alors venu de rejoindre Oxford Street et Picadilly Circus pour l'heure shopping DVD chez HMV. Grâce à une promo je ressors avec l'édition collector de Shawshank Redemption (Les Evadés), Night at the Museum et Talladega Nights, un film délirant avec Will Ferell. Puis c'est l'heure de retourner au Shaftesbury Theatre pour Hairspray, dont je vous raconterai mes impressions dans un prochain billet bien sûr.

Après le spectacle et un frugal repas chez sa Majesté Burger King, je retourne à l'hôtel pour une nuit réparatrice. Le lendemain, j'assisterai à la représentation en matinée du "Phantom of the Opera", au premier rang encore qui était à moitié prix. Un spectacle grandiose, classique, mais qui reste spectaculaire (le Chandelier!!!). Puis l'heure de retourner à Paris approché vite et il a fallu revenir à Saint Pancras reprendre l'Eurostar. Ces deux journées surprises à Londres ont été plus qu'agréables, avec un soleil au beau fixe, une interview qui s'est bien passé, et deux musicals de plus à rajouter à mon palmarès.
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