13.03.08
cinéma : Soyez Sympas, Rembobinez ! [Be Kind Rewind]

Le nouveau délire de Gondry est un nouveau bijou, une ode à l’imagination et aux vertus de l’art du cinéma. Suite à un sabotage raté d’une centrale électrique, Jerry joué par le délirant Jack Black, voit son corps totalement magnétisé. Pas de chance, son meilleur pote Mike tient le vidéoclub de son père cette semaine, et toutes les cassettes se retrouvent effacées au contact de Jerry. Face à cette situation désespérée, les deux compères n’ont d’autres choix que de tourner avec les moyens du bord, les remakes des films supprimés. De ce concept de base original, Michel Gondry en tire un film sincère et très drôle. Les films « suédés » (c’est le terme) sont propices à des fous rires incontrôlables. Je vous défie ne pas rigoler face à la version Jack Black de Rush Hour 2 ! L’inventivité mise en œuvre est assez fascinante (le coup de la pizza pour symboliser la flaque de sang est magnifique!), à l’image d’un fabuleux plan séquence faisant le lien entres les tournages. Bref, le cinéaste fait travailler notre imagination et nous redonne une âme de gamin. Pour ma part, je me revois recréer Jurassic Park avec mes jouets sur la moquette de ma chambre. 
C’est un peu frustrant, vu que le film est vendu sur le concept, qu’on ne voit pas plus de films suédés d’ailleurs. Le casting est par ailleurs génial, Jack Black est excellent, le comique et la justesse de son jeu rappelant son rôle dans High Fidelity. Mos Def est touchant de sincérité et les seconds rôles sont d’un naturel déconcertant, donc charmants. Le sujet du film est propice à un parallèle avec l’état actuel du cinéma (le clivage unique des genres action et comédie) et à un coup de pied vers la voracité des grands studios, à travers l’apparition édifiante mais tordante de Sigourney Weaver. Gondry signe une œuvre sincère, ludique et on voit qu’il s’est beaucoup amusé à le faire. Et c’est plus que communicatif, on en ressort béat et le sourire aux lèvres. Chaudement recommandé : A rembobiner et à revoir !
07.03.08
cinéma : Bienvenue chez les Chtis

Dany Boon et ses Chtis prouvent que l’on peut proposer au public une comédie populaire réussie sans tomber dans le «m’as-tu-vu » indigeste gaulois. Pour sa deuxième réalisation, le comique réussit à dresser un portrait un brin caricatural mais tout de même très juste de ses compatriotes du Nord. Muté de force dans une petite bourgade du Nord-pas-de-Calais, le personnage de Kad Mérad va devoir tant bien que mal s’accoutumer aux mœurs locales, pas faciles d’accès à première vue. Et c’est dans ce second acte de la découverte de la culture Chti qui clashe avec le caractère du Sud, que l’on rigole le plus. A coups de dialogues finement écrits mais volontairement inaudibles dans la bouche des Chtimis, source de quiproquos amusants, le film parvient à nous faire rire de bon cœur. Les personnages et leurs enjeux sont assez bien développés, malgré une dernière partie relativement expédiée. La mise en scène est hélas des plus sobres. On aurait aimé un peu plus de folie pour souligner les délires du casting au demeurant très talentueux, aussi bien les premiers que les seconds rôles (ouh ! et la copine de Dany Boon a de ses lèvres ! ! !). Seule Line Renaud dénote avec un jeu et un accent trop forcés. Au final, cette incursion chez les Chtis est des plus agréables. Sans prétention autre que de faire passer un bon moment… c’est tout à son honneur. 
cinéma: Cours Toujours Dennis

Quand un Friends se met derrière la caméra pour tourner son premier long-métrage, cela donne Cours Toujours Dennis. David Schwimmer, l’inoubliable Ross de la série culte des amis new-yorkais, devient réalisateur et met en scène la révélation de Hot Fuzz, Simon Pegg, dans une comédie romantique inspirée mais qui manque un peu d’ambition.
Dennis est un agent de sécurité qui vit dans le regret de l’erreur de sa vie. Cinq ans auparavant, il abandonne sa fiancée Libby sur l’autel, le jour de leur mariage. Et pour en rajouter une couche, cette dernière était enceinte. Aujourd’hui, il se rend compte qu’il l’aime toujours mais malgré son embonpoint, il ne fait pas le poids face au nouveau compagnon de Libby, un golden boy clinquant incarné par un Hank Azaria toujours très drôle. Pour la reconquérir, il ne voit qu’une solution, courir le marathon de Londres.
Si l’humour new-yorkais transposé dans la flegmatique capitale londonienne est une recette originale qui prend bien, l’ensemble manque un peu d’endurance. Sur les starting blocks, Simon Pegg reste un atout majeur pour qui veut faire une comédie réussie. Face à lui, on retrouve Thandie Newton toujours aussi rayonnante, qui doit faire preuve ici de sobriété. La course aux gags est un peu évidente parfois et certains tombent à plat. La mise en scène classique et un peu trop sage a tendance à s’essouffler lors de scènes un peu longuettes.
Sur la ligne d’arrivée, on passe tout de même un excellent moment, notamment grâce au nonsense des scènes entre Simon Pegg et son partenaire british délirant, Dylan Moran. Un premier essai plutôt bien transformé pour David Schwimmer dont on attend le prochain film de pied ferme.
![]()
04.03.08
cinéma : PARIS

Dieu sait si je en suis pas friand du cinéma français, pourtant je me suis dit que cette année je ferais des efforts pour m’y pencher un peu plus. Après la daube gauloise, il est réjouissant de se rattraper sur le dernier Klapisch. Paris se révèle un très joli film choral, tourné à la manière d’un Short Cuts ou d’un Magnolia. Le métrage tourne autours d’un Romain Duris mourrant, qui observe la ville et ses habitants sous un œil nouveau. Avec lui, le spectateur s’amuse d’un Lucchini en grande forme, d’une Juliette Binoche émouvante, d’une Karine Viard détestable mais attachante car tellement vraie (c’est le portrait craché de, non pas ma boulangère, mais de la tenante de la Maison de la Presse chez moi), d’une Julie Ferrier étonnante etc… etc… Le casting est impressionnant, mais contrairement à Astérix, il est premièrement justifié, et deuxièmement chacun apporte quelque chose au film, même si certains sont survolés. Parfois un peu longuet, on ne sait pas où le réalisateur a bien voulu nous amener au final. Jamais trop carte postale, Paris est une visite mélancolique et humaine qui se déroule de manière admirable.

28.02.08
cinéma : TAKEN

Une nouvelle production Besson, c’est souvent sans surprise. On attend de l’action made in France, un scénario simpliste et un casting international. Avec Taken, EuropaCorp livre un film efficace mené par une tête d’affiche très classe. Liam Neeson joue Bryan, un ex-agent des Services Secrets qui assiste en direct à l’enlèvement de sa fille à Paris par téléphones portables interposés. Il se lance à la poursuite des ravisseurs, avant que ces derniers ne transforment son enfant en prostitué de luxe. Le film de Pierre Morel accumule les références, surtout à la saga Jason Bourne. Ainsi, il n’hésite pas à recréer la course poursuite sur les quais de scène que Matt Damon avait déjà foulé dans La Mémoire dans la Peau. Les combats empruntent aussi beaucoup au style Paul Greengrass et Jeff Imada, à savoir une caméra nerveuse et des coups brutaux et réalistes. Ca rend quand moins bien que l’original mais ça se laisse regarder sans s’embêter. Liam Neeson pourrait jouer le pur looser qu’il en resterait classe contre vents et marais. Il est ici plus que crédible malgré qu’il soit desservi par des dialogues de très bas niveau (« Je démonterai la Tour Eiffel si il le faut !). Au final, Taken est un bon divertissement à regarder sans se prendre la tête, ce qui nous permettra d’ignorer la foule de petits défauts du film pour n’en voir que le côté efficace. Un peu comme pour Hitman en décembre dernier. Et puis il y a Framke Jamsen dedans, ça ne peut pas être foncièrement mauvais !

27.02.08
cinéma : The Mist

Après Les Evadés et La Ligne Verte, Frank Darabont adapte à nouveau une œuvre de Stephen King, en lorgnant cette fois-ci du côté des films d’épouvante de série B des années 1970.
Dans une petite bourgade des Etats-Unis, un père et son fils se retrouvent coincés dans un supermarché avec d’autres habitants, pris au piège par un épais brouillard qui envahit mystérieusement la région. Une brume menaçante qui dévore les malheureux qui osent s’aventurer en son corps. Frank Darabont signe avec The Mist, un film terrifiant et claustrophobe. Les plans sont rapprochés, isolant chaque personnage dans sa peur individuelle, et renforce cette impression d’enfermement.
Les affreuses créatures, au look peu ragoutant, se cachant dans la brume se réservent des scènes redoutables d’efficacité. 
Mais la vraie menace ne vient pas des monstres dehors, mais des hommes et femmes ordinaires à l’intérieur. Le cinéaste a dit être déçu du genre humain ces derniers temps, et il le montre sans équivoque dans The Mist en mettant en image le vieil adage « L’homme est un loup pour l’homme ». La situation désespérée révèle les faiblesses et le comportement des hommes dont l’illustration la plus probante est le personnage de la fanatique religieuse, campée par une extraordinaire Marcia Gay Harden. Cette dernière profitant des plus désespérés pour les rallier à sa cause. En plus d’être un film d’épouvante efficace, le film de Frank Darabont se révèle être une réflexion sociologique troublante et effrayante.
La menace intérieure amplifie au fur et à mesure que celle de l’extérieur gagne en intensité. Pourtant, le cinéaste n’a pas choisi le spectaculaire pour provoquer l’angoisse, mais a préféré une approche plus personnelle à la manière des films du genre vus dans les années 1970. Ce qui n’enlève rien à l’intensité du métrage, bien au contraire. Pas d’effets faciles, pas d’excès dans la mise en scène, la terreur survient à l’état pur, et ne lésine pas sur le côté gore de la chose. Mention spéciale aux maquillages et trucages horrifiques et flippants à souhait.
Le rythme du film alterne les scènes de bravoure et d’attaques diablement efficaces avec d’autres, d’attente, tout aussi pesantes. Jusqu’au final, rajouté par le réalisateur mais totalement approuvé par Stephen King himself. Fort d’une scène troublante, surprenante et surtout choquante, le cinéaste assène le spectateur d’un final qui le hantera quelque temps après la séance.
Encore une fois, le distributeur fait honte au film ! Parisiens, vous n'aurez droit qu'à trois salles qui proposeront The Mist cette semaine. Essayez de ne pas le manquer !
26.02.08
Retour sur les Oscars 2008
Ni la fatigue, ni l’alcool, ni le boulot le lendemain, ni les pussycats qui voulaient m’en empêcher dimanche soir, ne pouvaient me faire rater la soirée évènement de ce mois de février pour tous les cinéphiles.
Les Oscars se sont déroulés dimanche, à 2h du matin heure française. Après une soirée enjouée au Buffalo Bill Wild West Show, nous sommes retourné à l’hôtel Citéa qui avait la bonne idée de proposer Canal+ en clair. Grâce à eux, j’ai pu avec Alicia suivre les Oscars en direct, le tout bien arrosée évidemment. Nous passerons sur les commentaires irritants de Laurent Veil et Patrick Bruel et leur coupe outrageuse de la chanson "So Close" pour interviewer le gagnant français du Meilleur Court-métrage animé.
Le palmarès m’a semblé très juste cette année. Ayant vu la majorité des films nommés, je n’ai pu qu’applaudir la razzia de No Country for Old Men, la reconnaissance du talent de Javier Bardem, la consécration de notre Marion Cotillard nationale, Daniel Day Lewis impérial et la Ratatouille victorieuse des studios Pixar. 
Les gagnants: Daniel Day Lewis, Tilda Swinton, Marion Cotillard, Javier Bardem et les frères Coen.
Je regrette juste que les meilleurs effets spéciaux aient été décernés au pourtant très laid Golden Compass au détriment de Pirates 3 ou Transformers. A la musique, Once a tenu tête aux 3 nominations d’Il Etait Une Fois en remportant la Meilleure Chanson Originale avec le magnifique "Falling Slowly". D’ailleurs leur performance live était des plus émouvantes. Enchanted n’était pas en reste avec une interprétation live d’Amy Adams (un brin stressée), de John McMaughlin (très joli tableau) et Kristin Chenoweth de WICKED qui a repris « That’s How You Know ». 
Diablo Cody la scénariste de Juno, Brad Bird le réalisateur de Ratatouille, Glen Hansard et Markéta Iglova, le duo d'Once, Hellen Mirren et Daniel Day Lewis.
Jon Stewart a été plutôt sobre pour un présentateur, je préfère Billy Crystal, plus entertainer. On regrettera encore l’irrespectueuse habitude des Oscars à couper les discours des gagnants en lançant la musique pompeuse pour les chasser de la scène. Ils sont censés être le meilleurs de leur catégorie et ils n’ont pas le droit de dire ce qu’ils ont à dire ? Très classe de la part de Jon Stewart d’avoir ramené la chanteuse tchèque de Once pour terminer son discours. 
Sur le tapis rouge : Marion Cotillard hypnotisante, Ellen Page mimi, Amy Adams radieuse et magnifique Cate Blanchett.
Sur le tapis rouge, on retiendra la rayonnante Cotillard dans une superbe robe sirène de JPG. D’autres beautés ont foulé le tapis du Kodak Theatre dont une resplendissante Amy Adams, la toute mimi Ellen Page, Cate Blanchett bredouille mais envoutante, ou encore Helen Mirren plus classe que jamais. Les hommes n’étaient pas moins classes avec un Viggo Mortensen barbu accompagné de sa nièce, Daniel Day Lewis divin, Johnny Depp toujours magnifique et Georges Clooney… what else ? 
Patrick Dempsey, Johnny Depp, Josh Brolin, Georges Clooney et Viggo Mortensen.
Bref, les Oscars restent un événement à ne pas manquer pour ceux qui aiment le cinéma, le glamour et les belles soirées comme savent le faire les américains… parce que les Césars à côté hein… Et vous, vous avez suivi la cérémonie en live ?
Crédits photos: © Oscars & Empire Online
avant-première : Sans Plus Attendre

Que feriez-vous si il ne vous restait plus que six mois à vivre ? C’est le dilemme que doivent affronter les personnages de Sans Plus Attendre. Entre espérer et attendre la date fatidique cloué au lit, et profiter du temps qu’il reste pour faire tout ce qu’ils n’ont jamais pu faire auparavant, Jack Nicholson et Morgan Freeman ont choisi la deuxième option. Atteints d’un cancer, les deux hommes se sont rencontrés dans une chambre d’hôpital et ont décidé de rédiger une « bucket list », soit réaliser le maximum de défis fous et de mordre la vie à pleine dents avant de passer l’arme à gauche.
Après une longue introduction des personnages et de leurs histoires, le film décolle avec la mise en application de la fameuse « bucket list ». Les deux vétérans s’essaient au saut en parachute, à l’escalade des Pyramides, à un safari en Tanzanie ou encore à la gastronomie française sur la Côte d’Azur.

Le tout sur un rythme très inégal, les scènes sportives sont entrecoupées de longues discussions qui ont le luxe pour s’éterniser. Jack Nicholson plus cabot que jamais, surjoue face à un Morgan Freeman sobre mais toujours impeccable. Le duo prend visiblement du plaisir devant la caméra, dommage qu’à côté de ses deux monstres de cinéma, le film ne propose pas grand chose en plus. La mise en scène aurait pu être plus audacieuse et on a connu Marc Shaiman plus inspiré à la musique.
Le scénario s’essouffle vite et fait tout pour nous tirer les larmes des yeux. Violons, gros plans sur les regards humides des personnages, voix off mélancolique, bons sentiments à outrance, rien ne nous est épargné. Le film se suit tout de même sans déplaisir et a le mérite de rester divertissant. Dommage que le potentiel du sujet et de son casting n’aient pas été utilisé avec plus d’ambition.
22.02.08
avant-première : There Will Be Blood

Chaque film de Paul Thomas Anderson est attendu comme un événement sans précédent. Après des perles telles que Magnolia ou Boogie Nights, le réalisateur place à chaque fois la barre très haut. Avec There Will Be Blood, le cinéaste prodige signe un chef d’œuvre cinématographique qui s’inscrit sans peine dans la lignée des classiques du 7ème art.
Daniel Day Lewis, qui se fait aussi très rare à l’écran, est au sommet de son art. Méconnaissable, il incarne Daniel Plainview, un modeste minier qui fera fortune en devant prospecteur grâce à l’or noir qui coule sous le sol américain. Son ascension est prétexte à une réflexion percutante sur les effets de la quête de l’argent à tout prix et de son pouvoir. L’interprétation de Daniel Day Lewis, magistrale, souligne à la perfection, sans mimiques ni cabotinages mais tout en nuances, les signes d’une métamorphose subtile. D’un homme parent aimant, le protagoniste devient crescendo un monstre détruisant tous les liens sociaux (jusqu’à ceux le liant à son fils adoptif) et clamant sa haine pour le genre humain (ce qui n’est pas sans rappeler Citizen Kane). Face à lui, le thème de la religion est représenté par le personnage d’Eli Sunday, un jeune prédicateur aux intentions mystérieuses. Il est incarné par Paul Dano, révélé dans le rôle de l’ado rebelle de Little Miss Sunshine, aux épaules solides pour faire face à Day Lewis. Leurs rencontres sont d’ailleurs le fruit d’un lot de scènes mémorables et intenses, dont l’épilogue final, violent et perturbant.

Le rythme du film prend volontairement son temps, comme pour mieux admirer chaque plan qui sont dignes des plus belles toiles de maître. La photographie, maculée de pétrole et oscillant entres ombres et flammes, sublime les paysages arides du Texas. La mise en scène est virtuose, comme toujours avec P.T Anderson. S’étalant sur près de trois heures, le film réserve toujours son lot de surprises et de scènes hallucinantes, à l’image de l’incendie du derrick de toute beauté. Le tout est accompagnée de la musique frissonnante et nerveuse de Johnny Greenwood, très inspiré par les thèmes et les lieux du film.
Fort d’un casting impeccable, une réalisation sans faille et d’une photographie magnifique, There Will Be Blood est sans aucun doute possible, un chef-d’œuvre. Le mot a été pas mal galvaudé ces derniers temps, mais on ne peut penser à meilleur film digne de ce statut. Un film à voir, à digérer et à revoir pour mieux apprécier les prouesses du cinéaste et de ses acteurs. A ne manquer sous aucun prétexte !
21.02.08
Face à face avec Liam Neeson
Le rendez-vous avait de quoi impressionner. Rencontrer Liam Neeson c’est comme si l’on rencontrait le Jedi qui a formé Dark Vador, le rédacteur de la plus célèbre Liste du cinéma (celle de Schindler pour les incultes), la voix du lion des Chroniques de Narnia et Daniel de Love Actually en même temps. Il a travaillé avec les plus grands tels que Scorcese sur Gangs of New York, Ridley Scott sur Kingdom of Heaven ou encore Christopher Nolan sur Batman Begins. Et si on rajoute en plus qu’il va jouer l’uns des plus éminents présidents des Etats-Unis (Abraham Linconl) avec Spielberg, la rencontre ne fait que gagner en intensité.
Le charismatique acteur irlandais était lundi à Paris pour la promotion de Taken, réalisé par le français Pierre Morel. Dans le film, Liam Neeson interprète un père prêt à tout pour retrouver sa fille kidnappée, quitte à ressortir ses souvenirs d’ex-agent des services secrets, et ça fait mal ! Personnellement, j’ai apprécié le film même si ça fait très Jason Bourne en moins bien. Les questions me sont venues assez naturellement, heureusement car j’étais pas très frais lundi matin. Le week-end ayant été assez éreintant.

De gauche à droite : Les divers visages de Liam Neeson - Oskar Schindler, Qui Gon Jinn dans Star Wars Episode 1, Aslan le lion dans Narnia, Daniel dans Love Actually et enfin Bryan dans Taken.
Après une journée de travail le samedi, direction Dreux le soir pour les 20 ans bien arrosées de Lilly, le dimanche retour au boulot avec une gueule de bois prononcé, jusqu’à minuit. Lundi matin, j’étais en tout état de cause, pas très frais. Mais les trois réveils que j’avais programmé ont réussi heureusement à me lever. Direction les Champs Elysée pour rencontrer Liam Neeson. Après un sirotage rapide d’un succulent jus de pomme pressé à regarder un reportage sur Annie Leibowitz dans une la suite, mon tour est vite arrivé.
L’acteur m’attend dans sa chaise, projecteur dans la face, l’attaché de presse m’a dit qu’il était aussi un peu fatigué dû à une soirée la veille. Même assis, il en impose, 1 mètre 95 oblige. Je m’installe en lui serrant la main (aïe !) et je commence à poser mes questions. Une pointe de stress quand même, Liam Neeson, on sent tout de suite qu'il faut pas le faire chier avec des questions à la noix. Sa voix est super impressionnante, rocailleuse avec un léger accent irlandais super classe. Il parle avec un rythme posé et clair. Les huit minutes passent très vite. A la fin, je lui demande si je peux prendre une photo de lui, il accepte malgré sa fatigue. Ca me fera un excellent souvenir de ce moment face à ce monstre de cinéma.
TAKEN - au cinéma le 27 février.



































