28.04.08
cinéma: La saison des blockbusters 2008 est ouverte

Mercredi, Iron Man lancera officiellement la saison des blockbusters de l’été 2008. L’unes des périodes les plus attendues aux USA et sur laquelle reposent bien des enjeux pour les grands studios. L’an dernier, c’était la Guerre des Trois qui avait vu triompher Spider-Man 3, Pirates des Caraïbes 3 et Shrek 3, qui malgré les critiques ont engrangés des sommes astronomiques. Cette année, les majors vont encore sortir les poids lourds, et le grand gagnant dans tout ça sera encore le spectateur qui n’aura que l’embarras du choix. Fin mai, sans doute l'évènement de l'année: un vétéran de l'aventure fait son grand retour et ça va claquer (du fouet en tout cas). Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal promet de déchainer les passions. Côté superhéros, les amateurs seront servis avec Iron Man, dès mercredi en France, dont l’armure sera porté par Robert Downey Jr, une figure peu habituée des blockbusters pourtant. Le 23 juillet, c’est L’incroyable Hulk qui fera son retour qui promet de l’action bourrine cautionné par Edward Norton tout de même, ça ne peut pas être foncièrement mauvais. Dès cet été aux USA, mais seulement en octobre chez nous (une honte !), Hellboy 2 déboulera dans les salles avec son lot de créatures fantasmagoriques signées Guillermo Del Toro, que tout le monde adore depuis son Labyrinthe de Pan. Pour Will Smith, l’été sera chaud dans la peau d’Hancock, un superhéros alcoolique qui va tenter de redorer son blason avec l’aide d’un attaché de presse qui aura les traits de Jason Bateman.
Enfin, le plus que très attendu Chevalier Noir (The Dark Knight) arrivera le 13 août dans nos salles, suite au très réussi Batman Begins de Christopher Nolan. Le film verra l’homme chauve-souris affronter son plus grand nemesis, le Joker. Une performance du regretté Heath Ledger que tout le monde attend avec la plus grande impatience. A part Batman, Warner mise aussi gros sur Speed Racer, une adaptation en roue libre et ultra coloré du dessin animé par les réalisateurs de Matrix, avec Emile Hirsch, le héros d’Into the Wild, en tête d’affiche. Chez Disney, on met beaucoup d’espoir dans le prochain Pixar : WALL-E. Le petit robot du film a déjà conquis les cœurs du public à travers les premières bandes annonces, en sera-t-il de même du film après le succès français de Ratatouille l’an passé ? En tout cas, les génies de Pixar ne sont pas du genre à se reposer sur leurs lauriers, ce qui laisse augurer le meilleur. La firme de la souris lancera fin juin le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia : Prince Caspian. Avec le jeune premier Ben Barnes dans le rôle titre, les studios promettent un film plus sombre et violent que le premier opus. En août, Brendan Fraser refait dans la bandelette avec la Momie 3 qui délaisse les pyramides d’Egypte pour la Grande Muraille de Chine. Il fera face à Jet Li et Michelle Yeoh.
Enfin, côté humour, Ben Stiller rameute Robert Downey Jr (en black !) et Jack Black (en blond !) dans Tropic Thunder, une comédie mêlant Hollywood et films de guerre. Tout un programme que nous, pauvres français, ne pourrons voir qu’en octobre. Dreamworks quand à eux, misent sur Kung Fu Panda ou les arts martiaux contés par des animaux parlants. En salles en juillet. Sans oublier les autres candidats en lice: Wanted avec Angeline Jolie et James McAvoy, Max la Menace avec Steve Carell et Anne Hathaway, Bons Baisers de Bruges avec Colin Farell, Phénomènes le nouveau Shyamalan ou encore Mamma Mia. Comme vous le voyez, l’été va être chargé, pour ma part j’attends de pied ferme le robot de Pixar, le retour de Batman face au Joker et Hellboy 2. Au cas où la météo serait dégueulasse cet été, au moins, on aura de quoi faire au cinéma. Et vous ? Quels films vous font le plus envie ?
25.04.08
cinéma : [REC]

Le cinéma fantastique espagnol se porte plus que très bien. Après le très réussi Orphelinat, ils nous livrent une nouvelle dose d’angoisse avec [REC]. Le spectateur suit ici, quasiment en direct, une équipe de télévision suivant des pompiers dans une mission au premier abord anodine, mais qui vire très vite au cauchemar. En optant pour un huis clos sombre et glauque ainsi que le procédé encore original de la caméra à l’épaule, les réalisateurs Balaguero et Plaza ne délaissent pas pour autant les bases du cinéma classique. L’héroïne (un brin gueularde, mais on la comprend faut pas déconner) est dignement présentée dans une introduction beaucoup moins balourde que celle des new-yorkais de Cloverfield. On ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet et à cet instant, on est quitte pour une montagne russe de frissons qui atteint vraiment des sommets. Certaines scènes m’ont scotché à mon siège, j’étais en train de me bouffer les doigts lors de la montée des escaliers avant le final. Terrifiant. Le tout, renforcé par le côté « temps réel » et la caméra subjective dont les possibilités ont été exploitées au maximum. Avec de telles sensations fortes, on pardonne rapidement au film les personnages un brin clichés et quelques raccourcis scénaristiques alambiqués. Au final, [REC] est un renouveau du genre bienvenu et diablement efficace. Petit conseil, c’est une expérience à ne pas faire seul ! A noter qu'Hollywood, pensant que les américains sont vraiment trop cons pour apprécier un film sous-titré, est en train de réaliser un remake plan par plan du film. Baptisé Quarantined, il sort pour Halloween. Honteux...
23.04.08
Affiches de cinéma : Copies non conformes
Vous avez sûrement eu l’occasion de passer devant une affiche du film Ca$h avec Jean Dujardin, sorti hier dans les salles. Vous avez peut-être eu une légère impression de déjà-vu en passant devant d’ailleurs, et ce serait tout à fait normal. En effet, cette affiche est une copie quasi conforme de celle d’Ocean’s Eleven, sorti en 2001. On remplace Clooney par Dujardin, qui portera aussi un nœud papillon dénoué. Jean Reno portera le même costard clair que Brad Pitt (avec moins de classe forcément) et Alice Taglioni sera la Julia Roberts frenchie. Le tout dans les mêmes tons et couleurs, bien sûr. Je n’irais sûrement pas voir le film, qui m’a l’air aussi inspiré que l’affiche, concernant le synopsis. Mais bon, ce n’est pas la première fois que les distributeurs français s’inspirent des affiches américaines pour vendre leurs films. Le plus scandaleux restera quand même le plagiat de l’affiche de Closer, le film de Mike Nichols avec Jude Law et Julia Roberts, par celle du film de Téchiné, Les Témoins. Les images étant plus parlantes que les écrits, je vous laisse admirer. Flagrant non ?
Et puis quand les français veulent faire un blockbuster comme les yankees, avec Jacquou le Croquant, pourquoi ne pas reprendre les codes US pour l’affiche aussi ? Ainsi, on retrouve Gaspard Uliel et ses partenaires dans une affiche reprenant allègrement celle de Pirates des Caraïbes. Les grosses têtes de vedettes se taillent le haut de l’affiche épique, tandis que le bas représente les scènes marquantes du film. On retrouve même un personnage qui court vers le premier plan dans les deux affiches. 
Et puis il y a eu le cas Hell, un film français faussement avant-gardiste avec Sarah Forestier. Son affiche s’est voulu aussi dévergondée que son héroïne en la montrant avec une photo de plein pied, mais avec le visage tronquée. Une fausse bonne idée puisqu’il s’agit simplement d’une reprise du concept utilisé pour le lancement de Matrix Reloaded en 2003. Désolant ce manque d’imagination non ? Et les autres exemples ne manquent pas : L'illustre pompage de Mr & Mrs Smith par Désaccord Parfait, Le Huitième Jour qui reprend l'affiche de Rain Man, Danny the Dog qui reprend les codes couleurs de Kill Bill, Nos Amis les Terriens reprenant l'affiche teaser de La Guerre des Mondes de Spielberg... Vous avez d'autres exemples ?

cinéma : 27 Robes

Les comédies romantiques, elles se ressemblent toutes. On en a vu une et généralement, on les a toutes vues. Les recettes sont pour la plupart éculées, entre histoires d’amour impossibles ou improbables et complexes de jeunes célibataires. Pourtant, de temps en temps, ça fait du bien de se laisser prendre au jeu de ces films légers sans se prendre la tête, surtout quand elles sont plutôt réussie. 27 Robes fait partie de cette catégorie, aidé indéniablement par un casting talentueux et frais. Katherine Heigl, en cloque l’été dernier, tient ici le rôle de Jane, une éternelle célibataire qui en pince pour son boss. Mais Jane est surtout une demoiselle d’honneur dévouée pour ses nombreuses amies à qui on a passé la bague au doigt, et elle possède 27 robes dans son armoire pour en témoigner. L’apogée est atteint lorsqu’elle arrive à marier deux de ses proches en une seule et même soirée. Un exploit qui n’est pas passé inaperçu aux yeux d’un jeune journaliste (James Marsden toujours aussi beau gosse), dont l’histoire insolite de Jane pourrait bien lui apporter la gloire qu’il attend au sein de sa rédaction. 
Evidemment, ces deux là vont se détester, se trouver des points communs et se rapprocher, sans grande surprise. L’originalité ne sera pas le fort de ses 27 robes, on l’aura compris. Ni les dialogues et l’humour trop sage d’ailleurs. Mais l’interprétation des acteurs est solide et le film réserve de très bonnes idées ou de vérités voilées (les demoiselles d’honneur sont toujours moins bien habillée que la mariée pour ne pas lui voler la vedette) et des scènes enjouées. L’inévitable clip présentant l’héroïne dans les 27 robes du titre est par ailleurs agréable et pas cliché. C’est mignon et sage, mais l’on en demandait guère plus après tout. 
21.04.08
avant-première : Jeux de Dupes (Leatherheads)

George Clooney n’est pas seulement qu’un très bon acteur (nommé aux Oscars pour Michael Clayton, excusez du peu) et un amateur averti de caféine, l’homme est aussi un réalisateur accompli. Ses premiers essais derrière la caméra s’étaient soldé par un succès critique et son lot de récompenses. Pour sa nouvelle réalisation, Georges a choisi de se replonger dans les années 1920 en filmant cette comédie romantique et très sportive.
Au sommet de sa forme, Clooney se met lui-même en scène dans le rôle de Dodge Connely, un joueur de football américain dans la force de l’âge, qui pour redorer le blason de son équipe fatiguée, recrute un jeune héros de guerre. Tout se serait passé pour le mieux si Lexie Littleton (Renée Zellweger plus Roxie Hart que jamais), une journaliste de renom, n’y avait pas mis mettre son nez et gagné le cœur des deux coéquipiers.

Décrivant une époque où le football américain n’était pas encore un gigantesque espace publicitaire (cf le Superbowl), mais un terrain de boue où s’affrontaient des brutes épaisses, Jeux de Dupes se penche aussi sur la question de la place des règles dans le sport. Le tout est enrobé d’une ambiance ragtime des plus agréables, soulignée par la musique de Randy Newman, que l’on sent plus à l’aise que jamais et qui fait d’ailleurs un caméo lors d’une scène de bagarre générale dans un bar, jouissif, comme à la grande époque.
Décapant, le film se perd un peu dans un scénario peut-être un peu gourmand. Il aurait gagné à aller droit au but et à moins tirer en longueur. Mais le charme et le talent des têtes d’affiches rattrapent le tout. L’alchimie entre le sieur Clooney et la vamp Zellweger se fait naturellement, et l’autodérision dont ils font preuve est réjouissante à voir à l’écran. Le petit nouveau, John Krazinsky, révélé par la série « The Office », incarne le jeune premier et se défend honorablement face à ses aînés.
Résonnant comme un hommage nostalgique aux balbutiements d’un football plus « nature » et aux années jazz insouciantes, Jeux de Dupes s’avère être une comédie au charme certain qui sent bon le cuir et la sueur

17.04.08
cinéma : Never Back Down - Ne Jamais Reculer

Parce qu’il est hanté par la mort de son père alcoolique et qu’il ne connaît personne dans la ville d’Orlando en Floride où il vient d’emménager avec sa mère et son petit frère, Jake va trouver son salut dans les arts martiaux enseignés par un certain Jean Roqua. Au départ, le jeune homme incarné par un sosie troublant d’Eric Bana, espère se venger d’un vilain passage à tabac en public par un frimeur de première expert dans l’art de donner des coups. Peu à peu, au contact de son professeur de combat, il comprend qu’il doit trouver sa place en mettant de côté son orgueil et son envie de vengeance. Rien ne nous est épargné dans ce film bourrin et sans grande personnalité. Les clichés éculés du genre sont ici réutilisés sans vergogne : le héros est beau et musclé, son pote est un geek qui ne quitte jamais sa caméra et squatte YouTube, il sortira avec la bimbo du lycée qui souffre d’être trop populaire, l’ex de la bimbo est vraiment très très méchant et fronce continuellement des sourcils.
Rajoutez à cela des dialogues risibles et une mise en scène tape à l’œil mais sans punch, une bande originale dopée aux rock et au Rnb pour plaire aux ados et vous obtenez une série B honnête mais qui casse pas des briques. On se demande ce qu’est venu faire le plus que respectable Djimon Hounsou (Amistad, Blood Diamond) dans cette galère. Il n’a pas l’air très inspiré dans le film ceci dit, indéniablement pas aidé par les dialogues et une direction d’acteurs pauvre. Il se contente de délivrer des lignes moralisatrices entendues dans pléthores d’autres films d’arts martiaux et que n’auraient pas renié Chuck Norris.Aborder le thème du partage des vidéos de violences au lycée sur internet était intéressant, mais c’est fait ici de manière assez lourde que finalement ça tombe à plat. Il reste que les combats sont bien filmés et devraient régaler ceux qui sont friands de castagnes qui font mal. Les autres se rinceront l’œil sur les corps parfaitement sculptés du casting masculin et féminin de ce Karaté Kid raté. 
Rencontre: Freddie Highmore et Sarah Bolger de Spiderwick
Dans les Chroniques de Spiderwick, Freddie Highmore joue deux rôles puisqu’il incarne deux frères jumeaux à la fois. Mais en cette journée de junket dans le sublime Bristol Hotel, j’allais n’en rencontrer qu’un ! Mais quelle rencontre, du haut de ses à peine 16 ans, le jeune comédien à la bouille irrésistible s’est montré disponible, sympathique et pertinent durant l’entretien.
Sans oublier que même si sa carrière est encore toute récente, il peut déjà se targuer d’avoir côtoyer les plus grands. Jugez par vous-même : Johnny Depp, Tim Burton, Kate Winslet, Dustin Hoffman ou encore Russel Crowe. Mais c’est pour autant qu’il en a pris le melon. Freddie reste humble et continue d’étudier trois heures par jour, même les jours de tournage.
A ma grande surprise, l’interview s’est déroulée dans la langue de Molière, car Mr Highmore maîtrise à la presque perfection le français. La grande classe ! Peu d’acteurs internationaux peuvent en faire autant. L’interview a pris des allures de conversation tellement l’ambiance était relax et cool. Il n’a pas été avare en anecdotes et confie que Johnny Depp est génial et que c’est un bonheur de travailler avec lui, on veut bien le croire !
Sa collègue, Sarah Bolger, que l’on avait vu dans la première saison des Tudors, joue sa sœur dans Spiderwick. Excitée de faire le tour du monde pour promouvoir le film, elle se prend au jeu de l’interview sans sourciller, et il faut dire qu’elle le fait très bien. Et puis elle est franchement pas mal, d’autant qu’elle me complimente en parlant du fait qu’elle adore rencontrer les journalistes à travers le monde : « you’re nice ! ». Merci bien ! Le tout se finit par la traditionnelle photo qu’ils doivent prendre eux-mêmes. Les deux jeunes comédiens se plient au jeu et Sarah nous gratifie même d’une grimace. Nice !

16.04.08
avant-première: Les Chroniques de Spiderwick

Adapté des romans de Tony DeTerlizzi et Holly Black, le film de Mark Waters suit les aventures des jumeaux Jared et Simon, ainsi que de leur soeur Mallory, alors qu'ils emménagent avec leur mère dans une vieille bâtisse ayant appartenue à leur grand-oncle Arthur Spiderwick. Ils ne tardent pas à y faire d'étranges rencontres dont la source semble se trouver dans la découverte d'un mystérieux grimoire. Peuplé de créatures fantastiques et féériques, ce long-métrage se révèle être un excellent divertissement pour toute la famille. Le succès du petit sorcier à lunettes et des hobbits aux pieds poilus a fait bien des émules ces dernières années, le plus souvent de piètre qualité à l'image des Eragorn et autres Portes du Temps. Le dernier opus fantasy lancé par Hollywood, Les Chroniques de Spiderwick, se classe étonnamment dans la catégories des franches réussites.

Mené par la performance du jeune Freddie Highmore, qui interprète ici deux rôles dans la peau des jumeaux, le spectateur se laisse entraîner avec plaisir dans un conte aux multiples qualités. Le design des créatures, confié aux professionnels d'ILM et de Tipett Studios à qui l'on doit déjà les dinosaures de Jurassic Park, est très réussi, mêlant les éléments réels de la nature avec une touche de fantastique gluant. Les effets visuels nous réservent d'ailleurs de très belle scènes, à l'image du vol à dos de griffon, qui n'a rien à envier à Harry Potter. Le film offre aussi son lot de scènes de bravoures, brillamment mises en scène et qui pourraient effrayer les plus jeunes. L'attaque du manoir par une horde de gobelins en colère en est une illustration probante. On regrettera juste quelques clichés du genre qui dénotent un peu (pourquoi les climax doivent-ils obligatoirement se dérouler sur le toit des bâtiments?) et un sentimentalisme un peu larmoyant sur la fin, mais Freddie Highmore s'humidifie les yeux tellement bien !Les Chroniques de Spiderwick sont une invitation au fantastique que l'on accepte avec un grand plaisir. A ranger aux côtés des films de fantasy réussis. Dans les salles le 16 avril 2008


12.04.08
Rencontre: George Clooney & Renée Zellweger à Paris - What Else ?
Vendredi, on m’a proposé d’assister à la conférence de presse du film Jeux de Dupes. Rien d’exceptionnel sauf que le réalisateur du film n’est autre que George Clooney, et qu’il joue dedans en plus, et avec Renée Zellweger ! Comme j’avais vu le film en projection et que je parle bien anglais, j’étais invité à venir aider une collègue qui filmera la conférence, à obtenir des regards caméra en posant mes questions. Rencontrer de près l’uns des acteurs les plus prestigieux d’Hollywood et Roxie Hart ? Vendu !
Avec ma collègue on arrive une bonne heure à l’avance, afin d’être assuré du premier rang, indispensable pour la caméra et les photos. On arrive en bon deuxième, après une journaliste de Première. En regardant les deux fauteuils vides, on se dit en émoi qu’ils accueilleront avec fierté les illustres derrières de Georges Clooney et Renée Zellweger.
Les équipes du son s’affairent pour que tout soient prêt en temps et en heure. Une fois notre matériel installé, on patiente en avalant quelques canapés sucrés en discutant du film. Bizarrement, les rédactions des médias présents ont envoyés des représentantes féminines, et inutile de préciser que ces dernières étaient à la limite de l’hystérie. On en glisserait presque sur le moquette.
14h10, on entend le rire bruyant et communicatif de l’acteur dans le couloir menant au grand salon où se tient la conférence. Après une annonce d’introduction en bonne et du forme, George Clooney et Renée Zellweger arrive, sous les applaudissements. George est arrivé décontracté, en jeans et baskets, tandis que Renée Zellweger met en valeur ses jolies jambes. Par contre, elle brille toujours autant et les projecteurs n’arrangent en rien les choses.
La séance de questions commencent, je chope le micro et poserais la deuxième de la session. Je leur dis bonjour, en anglais bien sûr, et pose à George une question sur son âge et l’autodérision dont il fait preuve à ce sujet dans le film. Fidèle à lui-même, il répond avec humour, ne manque pas une occasion de placer une vanne et échange avec sa partenaire des bonnes parties de rigolades. Les journalistes ont l’ait séduit par sa décontraction et sa proximité, surtout les femmes. L’unes d’elle en oublie ses mots en lui posant une question, alors que l’acteur la fixait en souriant. 
Je dois avouer qu’il est vraiment beau gosse en live, il en impose. Et puis entendre sa voix caractéristique en live et réaliser qu’il est à 2 mètres de moi, ça fait quelque chose. Clooney oblige, les questions dévient sur son engagement au Darfour et même sur son avis sur le boycott des J.O. Ca devient un peu chiant. Heureusement, on revient vers le film sur la fin et ils nous livrent quelques anecdotes amusantes du tournage. La fin de la conférence de presse arrive (trop) vite. George et Renée saluent la salle avant de repartir, pour lui, l’enregistrement du Grand Journal l’attend à Canal+. 
Bref, un moment des plus impressionnants, avoir un acteur de la trempe de Clooney en face de soi, ça fait un super souvenir ! Pour la peine, après la séance, je suis allé au Nescafé Café sur les Champs en son honneur. Vous pouvez retrouver mes photos dans ma galerie Flickr en cliquant ici. What else?

11.04.08
cinéma : Penelope

Parce que sa famille est victime d’une malédiction, Penelope est née avec une tête de cochon. Pour la protéger du monde, ses parents et surtout sa mère l’enferment dans sa chambre et la préparent au fil des années à devenir une bonne femme. Tout cela dans le but qu’un riche aristocrate lui prenne un jour sa main, et par ce fait, finisse par briser la malédiction. Mais même avec les meilleures manières au monde, les prétendants ne résistent guère au physique disgracieux de la belle. Jusqu’au jour où un aristo fauché et joueur de poker, une coursière blonde à la langue bien pendue, un nain reporter borgne et un fils de riche en mal de reconnaissance pointent le bout de leurs nez (normaux) dans la vie de Penelope. Cette première réalisation du cinéaste Mark Palansky est une véritable pépite poétique au charme certain. Avec un univers qui oscille entre Tim Burton et Terry Gilliam, le film se dote d’une mise en scène inventive et audacieuse qui s’illustre par l’introduction du film, délicieuse, et pleine de trouvailles. 
Le casting est à la hauteur du reste, à commencer par une Christina Ricci qui reste craquante malgré ses nouveaux traits porcins. Elle incarne à merveille les craintes et les envies d’une jeune fille que le monde extérieur marginalise. On oublie pas non plus le très british James McAvoy qui livre un jeu tout en sobriété duquel émerge une folie douce enthousiasmante. L’alchimie entre les deux acteurs, essentielle, fonctionne à merveille, comme le prouve les scènes où ils se parlent et se confient à travers un miroir, sans même se voir. La productrice Reese Witherspoon laisse à ses acteurs la chance de briller en restant discrète. Mention aussi aux seconds rôles magistraux, dont la mère hystérique et le jeune héritier aux mauvais desseins sont une illustration parfaite. La morale du film dans l’ère du temps (« Acceptez-vous telle que vous êtes ») n’est pas assénée lourdement et est propice à une amusante étude de l’image. Penelope parvient à réussir le mariage du conte de fée sincère et innocent avec des thèmes plus que jamais modernes. Les scènes où Penelope découvre le monde extérieur émeut par la beauté visuelle (la ville est un mélange fantasmagorique de Londres et Los Angeles) et humaine (Christina Ricci à l’apogée de son jeu). On avait pas été aussi enchanté depuis l’Edward aux Mains d’Argent de Burton et à vue de nez, ce petit bijou est mon coup de cœur du moment. A ne pas rater si vous êtes un minimum sensible à la poésie et aux bons films… et oui, on ne donne pas de la confiture à des cochons 



































