09.06.08
Rencontre: Bons Baisers de Colin Farrell
Aujourd’hui, j’ai eu la grande chance d’interviewer Colin Farrell (et James McAvoy mais je vous raconterai plus tard^^) pour la promotion de Bons Baisers de Bruges. Je dois vous avouer que j’étais un peu nerveux à l’idée de le rencontrer, sûrement à cause de son côté bad boy irlandais. J’avais donc bien préparé mes questions à l’avance pour pas me planter. Quinze heures pétantes, j’arrive dans le hall de l’hôtel de Crillon, qui est tout bonnement sublimissime au passage. Un groom m’escorte jusqu’au salon où se tient la rencontre. L’attachée de presse m’accueille et me prévient qu’il y a un léger retard. Pas de soucis, j’ai tout mon temps. Elle m’invite à m’installer dans la pièce d’attente pour patienter quand Mister Colin Farrell himself y entre pour fumer sa clope à la fenêtre. Je lui dis « hello » et il me répond avant de se griller sa cigarette en parlant à son assistante.
Cheveux très longs, T-shirt noir à manches courtes laissant apparaître ses tatouages, silhouette plus amincie que dans mes souvenirs, il a l’air plutôt en forme. Deux journalistes qui attendaient aussi dans la pièce ont eu la mauvaise idée de filmer de loin l’acteur sans lui en demander l’autorisation. Ce dernier leur explique que s’ils voulaient le filmer il fallait lui demander avant et leur demande d’effacer la bande. L’incompréhension n’aidant pas, il finit par demander la cassette. Les deux s’exécutent sans broncher et Colin repart dans la pièce d’à côté. Il refusera de faire l’interview avec eux. Ambiance ! J’angoisse un peu plus surtout que je passe juste après. Arg ! Le temps pour lui de se fumer une autre cigarette et mon tour arrive.

Quelques visages de Colin Farrell (de gauche à droite): Minority Report, Phone Game, Alexandre, Le Nouveau Monde, Miami Vice et Bons Baisers de Bruges.
Je lui sers la main avant que l’on s’asseye, le face à face peut commencer. Je lui dis que j’ai adoré le film (et pour de vrai, c’est une vraie belle comédie dramatique et c’est sans aucun doute son plus beau rôle) et commence mes questions. Tout se passe superbement bien à mon grand soulagement. Je lui parle du fait que c’était la première fois qu’on pouvait entendre son accent irlandais au cinéma, des dialogues politiquement incorrects mais hilarants du film. Je lui demande si, comme son personnage, il détestait la ville de Bruges (« shithole » pour le citer), et bien lecteurs belges rassurez-vous car il a adoré y passer le tournage. J’en profite pour lui demander où en était le tournage du film de Terry Gilliam où Colin Farell continue la performance du regretté Heath Ledger avec Johnny Depp et Jude Law. Il m’informe que celui-ci est terminé et qu’il prépare deux autres films dont un avec Neil Jordan. Le tout se passe à merveille, ses réponses sont denses et se prête au jeu de l’interview, malgré le fait que je dois être le dixième à le questionner de la journée.
Pour terminer, je lui demande si je peux le prendre en photo pour le site et il accepte de suite. En voyant que j’ai un doigt bandé (je vous raconterai aussi bientôt), il me prend l’appareil des mains et me dit de venir à côté. Le résultat, c’est la photo qui illustre ce billet. Une photo avec Colin, une photo qu’il a pris lui-même avec mon appareil. La classe ! Très bon moment en tout cas, malgré mon appréhension, l’acteur a encore prouvé que les internationaux sont vraiment très pro et pas prises de têtes. En tout vas, dès le 25 juin, n’hésitez pas à aller voir Bons Baisers de Bruges dans les salles, je posterai la critique dans quelques jours. 
avant-première : Le Monde de Narnia: Chapitre 2 - Prince Caspian

Après avoir traversé l’Armoire Magique et affronté la Sorcière Blanche, les enfants Pevensies retournent à Narnia un an après leur retour dans notre monde. Mais à Narnia, il s’en est passé des choses, puisque ce sont 1300 années qui se sont écoulées. Et l’état des lieux n’est pas glorieux : les Telmarins, une race d’humains menée par le terrible Roi Minaz, règnent sur Narnia, les créatures fantastiques et les animaux parlant sont reclus dans les bois et ne subsistent plus que dans les mythes et les légendes. Mais l’espoir vit toujours à travers le Prince Caspian, le digne héritier du trône, qui va devoir compter sur l’aide de Peter, Edmund, Susan et Lucy pour retrouver son honneur et son pouvoir. A chaque fois qu’une adaptation de fantasy pour enfants s’offre le luxe d’un deuxième film, les promesses sont toujours les mêmes : plus sombre, plus épique. Force est de constater que le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia les tiennent ses promesses. On était frustré par le combat final expédié dans le premier opus ? Le réalisateur nous en offre deux fois plus, et c’est plutôt réussi. L’action est mieux filmée, la caméra est plus audacieuse et ose des plans inspirés et ingénieux. Et les effets spéciaux impeccables renforcent la beauté de ces scènes. De ce côté là, rien à redire, les magiciens de WETA (Le Seigneur des Anneaux, King Kong…) ont encore fait des merveilles. Les créatures fantastiques de Narnia prennent vie sous nos yeux et on y croit. Il faut dire que la faune est ici encore très fournie. Entre les centaures, faunes, blaireaux, souris belliqueuses ou encore les minotaures, les amateurs seront servis. 
Les enfants ont bien grandis depuis leur première aventure, et même si c’est toujours amusant de voir que les enfants manient les armes comme des maîtres de guerre, ces derniers bénéficient chacun de leur scène de bravoure pour briller. Ben Barnes, le Prince Caspian du titre, est le digne héritier d’Orlando Bloom, dans le bon et surtout le mauvais sens du terme. Alors oui, il est très beau, l’armure lui sied à merveille et ses cheveux rebelles volent au vent quand il galope à dos de destrier, mais niveau charisme et jeu d’acteur, il y a encore du chemin à faire pour se défaire de la mono expressivité. Quand au magnifique lion Aslan, il n’apparaît que dans le dernier tiers du film alors qu’on aimerait tant le voir en action. Rien que de le voir rugir donne des frissons. Et quand il est à l’écran, c’est pour faire passer un message à gros caractère religieux dont le montage aurait pu (du) se passer. Quitte à prendre des libertés avec le bouquin, autant en supprimer les passages indigestes. Au final, le Prince Caspian est une suite réussie, plus nerveuse que le premier épisode. Mieux maîtrisé, le film offre un grand spectacle dans lequel les comédiens peinent à rivaliser avec les sublimes effets spéciaux. Un chapitre abouti ! Dans les salles le 25 juin 2008
04.06.08
avant-première : La Personne aux Deux Personnes

Gilles qui ? Gabriel ? Ah oui vous parlez sûrement de ce chanteur des années 1980 qui a effectué son comeback cette année avec son tube « Flou de Toi ». Le clip est devenu incontournable sur le net et il paraît que la coupe mulet revient à la mode grâce à lui (les mauvaises langues parlent de la tecktonik). Malheureusement pour lui, le chanteur décède au volant de sa voiture alors qu’il renverse un passant. Ce dernier n’est autre que Daniel Auteuil, dans la peau d’un comptable looser. Mais Gilles Gabriel n’est pas totalement mort, son âme se retrouve enfermée dans la tête d’Auteuil, qui se retrouve contrait à vivre au quotidien avec la voix du chanteur. Une situation pas facile tous les jours, quand on doit affronter le monde impitoyable des grosses entreprises, personnifié par une Marina Foïs frigide et excellente.
Et les réalisateurs, Nicolas & Bruno, ne sont pas des novices dans ce domaine là, puisqu’on leur doit déjà la série « Messages à Caractère Informatif » vue sur Canal+, et il s’éclatent une nouvelle fois à en souligner les coulisses avec un humour corrosif, derrière lequel se cache une critique discrète de cet univers particulier. Le concept de la voix qui accompagne la vie de Daniel Auteuil est propice aux délires cocasses et aux scènes hilarantes (les toilettes…), mais s’essouffle un peu lors de la deuxième moitié du film, qui tire un peu en longueurs. Il y a vingt bonnes minutes qui sont de trop, je me suis même endormi à la moitié du film. Daniel Auteuil, au cœur du film, porte le film sur ses épaules désormais solide, et surprend dans le rôle de ce pathétique comptable qui va se redécouvrir grâce à la voix d’Alain Chabat. Ce dernier, qu’on ne voit que quelques minutes, arrive à marquer de sa présence en jouant uniquement de ses cordes vocales. Il faut dire qu’il s’est rattrapé à coups de clips vidéos et buzz médiatique. La Personne aux Deux Personnes est un divertissement rigolo qui aurait gagné à aller plus loin dans le délire, mais les excellentes prestations des comédiens et les bonnes idées qui parsèment le film, en font une Personne finalement recommandable. Dans les salles le 18 juin 2008
28.05.08
avant-première : Las Vegas 21

Le poker et les jeux de cartes entres amis sont devenus une mode indéniable en l’espace de quelques années, même Patrick Bruel ne se casse plus la voix pour pouvoir jouer. Le cinéma aussi s’y est mis, et ce ne sont pas Scorcese ou même James Bond qui diront le contraire. Las Vegas 21 est le dernier film à abattre ses cartes, sorte de teen movie dont le mentor n’est autre que Kevin Spacey. Ce dernier incarne un professeur de mathématiques qui élaborent avec ses meilleurs élèves, une tactique imparable basé sur le comptage de cartes pour gagner un max au blackjack à Vegas. Sa dernière recrue, Ben Campbell, qui se laisse prendre au jeu pour payer ses futures études à Harvard. Seulement voilà, l’argent facile, la plastique de sa camarade Jill lui monte vite à la tête, et ce n’est pas le chef de la sécurité Cole Williams (Laurence Fishburne) qui va l’aider dans cette affaire. 
Las Vegas 21 est construit sur des bases scénaristiques conventionnelles mais s’avère un divertissement bien ficelé. Le film traduit bien l’exaltation du héros face à Las Vegas et à ses affres et tentations. Le rythme est assez soutenu pour ne pas perdre l’attention du spectateur, il faut dire que filmer une partie de cartes et la rendre intéressante est un défi en lui-même. Les interprétations du casting sont pour la plupart convaincantes. Kevin Spacey est comme à son habitude parfait, Laurence Fishburne surjoue mais ça passe, quant à Kate Bosworth (Loïs Lane dans le dernier Superman) elle joue de sa plastique avec talent. Le héros joué par Jim Sturgess, vu dans Across the Universe, manque un peu de charisme pour porter un tel film sur ses épaules, on aurait plutôt misé sur un Shia Laboeuf, tout comme les seconds rôles vite oubliés. Le film est un thriller qui abat trop rapidement ses cartes, avec des retournements de situations prévisibles, et qui mise sur un montage clipesque un peu facile. Mais si on met tout cela de côté, Las Vegas 21 est un honnête divertissement dont on accepte avec plaisir la partie. Dans les salles le O4 juin
21.05.08
cinéma : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Des années qu’on attendait son retour, dix neufs ans depuis sa Dernière Croisade que l’homme au chapeau n’avait pas foulé le grand écran. Après des mois et de mois de spéculations et de patience, le jour est enfin arrivé : Indiana Jones est de retour. C’est à la première séance de minuit au Max Linder Panorama sur les Grands Boulevards, dans une salle blindée de fans surexcités que j’ai découvert ce Royaume du Crâne de Cristal, avec une image et un son numériques irréprochables. Le verdict ?
Et bien, il est heureux de constater que la patte Indy n’est pas perdue. Spielberg organise des retrouvailles très réussies avec le personnage. Dès l’apparition du logo de Lucasfilm ainsi que celui de la Paramount, nous sommes en terrain connu. La grande scène d’introduction, dans un lieu pas méconnu des fans de l’Arche Perdue, ouvre le film dans la grande tradition de la saga originale. On prend un pied énorme à l’apparition d’Indiana Jones, remettant son chapeau Fedora comme à la bonne époque. Et ce pied énorme on le prend encore pendant les scènes de bravoure, parfaitement maîtrisée par le cinéaste Spielberg. Le maître assure des scènes d’action spectaculaires, de ce côté, il n’a indéniablement pas perdu la patte. La course-poursuite haletante en véhicules militaires dans la jungle en est une démonstration probante. Les effets spéciaux sont ébouriffants, mais ne dénotent pas de l’atmosphère particulière d’Indy. Tout comme on retrouve les touches familières qui ont fait la saga : les vols en avion avec sur fond de carte géographique, les décors en studio etc… 
Le bonheur est aussi dans les clins d’œil aux précédents films que l’œil averti ne manquera pas d’apercevoir. Du côté des personnages, hormis Harrisson Ford qui se réapproprie la tenue d’archéologue avec panache malgré l’âge (sujet à gentilles moqueries), le film introduit Mutt incarné par Shia LaBeouf. Attendu au tournant, ce dernier s’avère plus que convaincant et sa relation avec Indiana Jones est intéressante. Adorables et émouvantes, les retrouvailles entre Jones et Marion, son premier amour de l’Arche Perdue. L’alchimie entre les deux acteurs reprend tout de suite et c’est un réel plaisir de les revoir ensemble. Cate Blanchett est divinement froide dans le rôle du vilain, maniant parfaitement l’accent russe. Malheureusement, les autres seconds rôles sont survolés. John Hurt n’a pour ainsi dire aucun intérêt et Ray Winstone aurait gagné en développement. Bref, jusque-là, Indiana Jones réussit son retour avec brio. Dans son aventure à la recherche du Crâne de Cristal, affrontant les Russes, il nous embarque et l’on accepte sans rechigner l’invitation. Comme dans les films originaux, on a des bestioles pas ragoûtantes qui donneront de jolis frissons, de l’action improbable à laquelle on adhère pourtant, et la musique du toujours en forme John Williams. Jusqu’au fatidique dernier acte, où comme si Spielberg avait lâché sa caméra à Georges Lucas, qui part dans tous les sens. De l’aventurier Indy, on a l’impression de se retrouver devant une mauvaise série B de science fiction. Le climax tire en longueur inutilement, les scènes terrifiantes des visages qui fondent ou du vieillissement accéléré ne trouvent aucun digne héritier dans le Royaume du Crâne de Cristal. Les effets spéciaux impressionnants ne rattrapent pas le tout.
Au final, on retrouve avec grand plaisir les personnages et l’univers d’Indiana Jones. Le Royaume du Crâne de Cristal livre de très belles scènes, mais se perd à vouloir trop en mettre plein la vue, quitte à en perdre l’identité de la saga. Un retour réussi mais qui s’achève sur un ton franchement décevant. L’expérience dans son ensemble est tout de même, ne boudons pas notre plaisir, des plus agréables, et mérite un petit détour par la salle de projection.

19.05.08
avant-première: Super Héros Movie

Si les Scary Movie, Sexy Movie ou autre Big Movie ne vous ont pas encore rassasié, réjouissez-vous, les producteurs en remettent une couche avec Super Héros Movie. Avec un titre pareil, il n’est pas difficile de deviner que les héros en collants de Marvel et DC vont en prendre pour leur grade. Reprenant la trame de Spider-Man, le film suit un ersatz de Peter Parker qui se fait piquer, non pas par une araignée, mais une libellule radioactive. Il devient alors LibelluleMan et va combattre le vilain Sablier aux desseins diaboliques. Sans grande surprises, le réalisateur accumule les gags sans réel originalité. Les X-Men, les Quatre Fantastiques, Batman et Superman dégustent, et très souvent c’est fait avec un humour pas toujours très fin et même très lourd parfois. 
Mais ne nous voilons pas la face, on n’entre pas dans la salle qui projette Superheros Movie comme on entre dans celle de There Will Be Blood. Ne boudons pas notre plaisir à rigoler aux références à Britney Spears, à l’hilarante parodie de Tom Cruise ou encore, du running gag le plus réussi (la barre n’est pas haute): celui qui voit le sosie de Stephen Hawkins dans son fauteuil roulant. Mais sur 85 minutes, ça reste encore trop léger. Malgré tout, le genre s’épuise et on se dit que David Zucker a beaucoup perdu depuis « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? ». Même Leslie Nielsen qui nous avait fait tant rire dans le rôle de l’inspecteur Drebin est ici barbant. Plutôt superfacile que superdrôle, le film va squatter les cinémas un mois avant de repartir dans l’oubli jusqu’au prochain opus des « Movies » parodies. Dans les salles le 4 juin
15.05.08
culte: La Saga Indiana Jones
Si l’aventure avait un nom, sans l'ombre d'un doute ce serait Indiana Jones. Ces deux mots ramènent automatiquement des souvenirs d’enfance à regarder béats les aventures de cet archéologue qui n’a peur de rien. Avec la sortie du très attendu quatrième épisode la semaine prochaine, il relevait du devoir citoyen que de se replonger dans ces réminiscences pour être prêt à pénétrer dans le Royaume du Crâne de Cristal. Et grâce à la magie du marketing synergique, un nouveau coffret DVD a envahi les bacs des magasins. C’est donc avec délice que je me suis visionné les trois épisodes, que je n’avais pas vu depuis au moins cinq ans.
Et il n’y a pas à dire, on ne fait plus des films et des héros comme ça. Un mélange parfait d’action et d’aventures, mélangé à une bonne dose d’humour et juste ce qu’il faut de romantisme, mais pas trop. Le premier que j’avais vu gamin, c’était le Temple Maudit, et je me souviens encore être traumatisé par l’arrachage de cœur à main nue par le sorcier indien. En revoyant la scène aujourd’hui, j’ai plus remarqué les effets spéciaux qui ont un peu vieilli, mais la magie opère toujours grâce au talent de metteur en scène de Steven Spielberg. Que ce soit l’ouverture mythique des Aventuriers de l’Arche Perdue avec cette pierre qui roule géante, ou la montagne russe dans les mines du Temple Maudit ou encore la poursuite finale avec le tank dans la Dernière Croisade, toutes ces scènes sont démonstratives du génie du cinéaste.
Quant à Harrisson Ford, il incarne ce baroudeur que rien n’arrête et aux répliques ravageuses à la perfection (dire que Tom Selleck a failli avoir le rôle). Ce qui le rend irrésistible c’est qu’il est à la fois un dur à cuire (la scène où il descend d’une balle un mec qui frime avec son sabre est cultissime) mais aussi une chochotte dans l’âme, surtout quand il s’agit de serpents. Une faiblesse qui le rend encore plus attachant. Et puis il y a son costume reconnaissable entre milles, tellement classe et pratique : le chapeau Fedora, la chemise toujours imbibées de sueur, la veste en cuir noire et l’incontournable fouet. Ca claque! Un attirail aussi culte que son héros.

N’oublions pas les personnages secondaires et les ennemis. Que serait Indy sans vilains à affronter. Entre les nazis belliqueux et les fanatiques indiens, il a eu de quoi faire. Heureusement qu’il a pu se consoler dans les bras de Marion (que l’on retrouvera dans Indy4 !), Willie et du Dr Elsa. Et puis comment ne pas citer Sean Connery dans le rôle mémorable du père dans la Dernière Croisade ? D’ailleurs je pense que ce troisième volet demeure mon préféré à ce jour. Si je préférais le Temple Maudit plus jeune, aujourd’hui je trouve le troisième épisode plus abouti et maîtrisé. Niveau scènes de bravoure, ça assure bien et la relation père-fils ajoute beaucoup au personnage. Et vous lecteur, quel est votre volet préféré ?
Allez, plus que quelques jours avant les retrouvailles et avant de réentendre les notes magiques du thème principal composé par John Williams. Pour tenir, maintenant que j’ai finis les DVD de la saga originale, je vais me mater Les Goonies pour rester dans le thème ! Vivement !
14.05.08
Cannes you feel it ?
C’est parti pour l’édition 2008 du Festival de Cannes. Tous les ans à la même époque, la Croisette s’affole et accueille l’uns des évènements cinématographiques les plus en vogue autour du globe.
La preuve, les studios accourent pour venir présenter leurs films, même hors compétition. Et cette année, le gros événement c’est bien sûr la présentation en avant-première mondiale du quatrième Indiana Jones en présence de l’équipe.Cannes, c’est bien sûr la classique et mondaine montée des marches du Palais des Festivals. Les stars sont dans leurs plus belles tenues et les photographes sont en effervescence. C’est toujours un spectacle de les voir s’époumoner à crier le nom de la star en photocall pour avoir un regard sur leur objectif. Pas facile la vie de photographe !
Sinon, entre les soirées jet-set bien arrosées et les conférences de presse, il y aura du cinéma sur la Croisette. En compétition, il y a entre autre le film d’ouverture à surveiller, Blindness, le nouveau film de Fernando Meilleres (qui avait livré l’excellent Constant Gardener) dans lequel jouent Julianne Moore, Gael Garcia Bernal et Danny Glover. Autres films que j’attends avec impatience, le nouveau Clint Eastwood baptisé The Changeling avec en tête d’affiche Angelina Jolie. Il y a aussi et surtout Two Lovers, le nouveau bébé de James Gray qui nous avait ébloui avec La Nuit nous Appartient, où Joaquin Phoenix sera face cette fois-ci à Gwyneth Paltrow. La biographie du Che par le réalisateur de Ocean’s Eleven avec Benicio Del Toro risque aussi d’être un événement du Festival. Très attendu, le film de Charlie Kaufman (Dans la Peau de John Malkovitch) intitulé Synecdoche, New York au casting en or : Philip Seymour Hoffman (Capote), Tilda Swinton (Oscar de la Meilleur Actrice 2008) et Michelle Williams.
Hors compétition et hormis l’homme au chapeau et au fouet, il faudra sans doute compter sur Kung Fu Panda de Dreamworks qui s’annonce prometteur et au casting vocal qui impose le respect : Jack Black est mon idole. Le nouveau Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona, dans lequel jouent ses deux muses Penelope Cruz et Scarlett Johansson, il promet d’être sulfureux. Bref, un programme sympathique pour les chanceux qui y assisteront. Pour ma part, je suivrais ça de très près tous les soirs avec le Grand Journal et les news de mes deux collègues veinardes envoyés dans le Sud. En attendant les premières marches, voici les actrices les plus belles et les plus glamours ayant foulé le tapis rouge l'an passé:

De gauche à droite: Rose McGowan (Planète Terreur), Rosario Dawson (Boulevard de la Mort), Eva Mendes (La Nuit nous Appartient), Kylie Minogue (Street Fighter
) et Angelina Jolie (Un Coeur Invaincu).
Et vous ? Cannes vous suivez ou vous vous en foutez ?

09.05.08
avant-première : Le Journal d'une Baby-Sitter

Qui n’a jamais rêvé avoir une nounou aussi sexy que Scarlett Johansson pour aller le chercher à la sortie de l’école, afin de frimer devant ses camarades de classe ? Ce fantasme, le petit Calvin a la chance de le réaliser. En effet, ses parents, riches et new-yorkais mais négligents et instables, embauchent la jeune Annie Braddock comme baby-sitter. Cette dernière, fraîchement diplômée, va devoir surmonter les caprices de la mère, apprivoiser le jeune enfant et surtout essayer de résister aux avances d’un jeune et séduisant étudiant de Harvard. Avec un casting haut de gamme, le film s’avère être une surprise plutôt agréable et le ton léger est rafraîchissant. Scarlett Johansson, à la fois pétillante et vulnérable, est convaincante en Mary Poppins des temps moderne, à laquelle le film rend d’ailleurs hommage à plusieurs reprises (le survol de New-York en parapluie…). Elle porte l’histoire sur ses épaules et l’alchimie entre son personnage et le petit Calvin prend facilement. 
Laura Linney confirme son talent remarquable en campant une femme désabusée et froide, délaissée par un mari odieux incarné par l’impeccable Paul Giamatti. Elle humanise ce rôle méprisable avec une grande palette d’émotions, parcimonieusement étalée. On oublie pas Alicia Keys, qui en plus d’être la diva actuelle du RnB, en est à sa deuxième incursion au cinéma après Mi$e à Prix, et qui joue ici la meilleure amie de l’héroïne avec conviction, et Chris Evans, la Torche des Quatres Fantastiques, qui déballe ici son jeu de beau gosse un brin insipide. A la réalisation, Shari Springer Berman et Robert Pulcini font preuve d’originalité en jouant avec les effets visuels afin de symboliser les sentiments de la baby-sitter en détresse. Moins original, le film évoque beaucoup Le Diable s’Habille en Prada dont les héroïnes subissent toutes les deux les affres d’un tyrannique employeur féminin. Le film a aussi tendance à s’étendre inutilement en dialogues moyens et qui n’apportent pas grand chose en fin de compte. Malgré quelques longueurs, cette « nanny » tire son épingle du jeu grâce à son casting irréprochable et à un humour subtil. Une baby-sitter que je vous recommande chaudement. Dans les salles le 14 mai 2008
01.05.08
cinéma : Iron Man

Vous en avez marre des super héros qui se prennent trop au sérieux comme Spiderman ou de ceux qui sont tout simplement ratés comme les Quatre pas si Fantastiques ? Ca tombe bien, car Iron Man débarque dans les salles de cinéma. Et c’est une vraie réussite. Moins connu du grand public que ces collègues en collants, ce héros Marvel n’est vraiment pas comme les autres. Tony Stark n’a pas de super pouvoirs, mais il a beaucoup d’argent car il est à la tête d’une gigantesque firme d’armements (pensez Nicolas Cage dans Lord of War). Quand il est capturé en Afghanistan par des terroristes barbus le contraignant à leur fabriquer l’arme ultime, Stark se construit une armure redoutable pour s’échapper. Confronté à la réalité du payx, il ouvre les yeux par la même occasion sur les méfaits de son commerce. Ce qui fait la différence avec les autres films de super héros, c’est le ton résolument léger et très 2nd degrés dont l’humour fait mouche. Le tout est renforcé par la brillante prestation de Robert Downey Jr, clinquant, sur qui personne n’aurait parié il y a quelques années. Il incarne parfaitement ce personnage haut en couleurs et aux vannes acerbes. Dans son ombre, les seconds rôles ont bien du mal à se démarquer, et ils ne sont pas aidés par le scénario qui les éclipse malgré eux. Gwyneth Paltrow fait de la figuration active tandis que Jeff Bridges et Terrence Howard se défendent plutôt pas mal.

Le film aborde même des sujets délicats (mais ne s’aventure pas à les approfondir, n’en demandons pas trop) comme le trafic d’armes au Moyen Orient et ses conséquences sur les civils. La scène où Stark découvre les armes qu’il fabrique pour « préserver la paix » aux mains des terroristes fait rire jaune. Côté effets spéciaux, ça dépote. Les techniciens d’ILM (Star Wars, Jurassic Park & co…) ont fait des merveilles en concoctant un design résolument cool pour le héros de fer. Personne ne restera de marbre devant les scènes où Iron Man s’envole dans les airs tentant de semer deux avions de chasse. On sent que John Favreau le réalisateur (vous vous souvenez du copain de Monica dans Friends qui voulait devenir le Champion d’Ultimate Fighting ? c’est lui !), s’est éclaté avec les moyens qui lui ont été alloués, même si son cinéma ne fait pas dans l’originalité. Mais l’essentiel est qu’Iron Man délivre un divertissement solide et de qualité : la parfaite ouverture pour la saison des blockbusters de l’été.





































