IBWK : In Bed With Kinoo

Coups de coeur et coups de gueule au cinéma, en musique, dans ma vie ou encore sur les planches... Des avis à partager ou à critiquer !

15.05.08

culte: La Saga Indiana Jones

indyheaderSi l’aventure avait un nom, sans l'ombre d'un doute ce serait Indiana Jones. Ces deux mots ramènent automatiquement des souvenirs d’enfance à regarder béats les aventures de cet archéologue qui n’a peur de rien. Avec la sortie du très attendu quatrième épisode la semaine prochaine, il relevait du devoir citoyen que de se replonger dans ces réminiscences pour être prêt à pénétrer dans le Royaume du Crâne de Cristal. Et grâce à la magie du marketing synergique, un nouveau coffret DVD a envahi les bacs des magasins. C’est donc avec délice que je me suis visionné les trois épisodes, que je n’avais pas vu depuis au moins cinq ans.

Et il n’y a pas à dire, on ne fait plus des films et des héros comme ça. Un mélange parfait d’action et d’aventures, mélangé à une bonne dose d’humour et juste ce qu’il faut de romantisme, mais pas trop. Le premier que j’avais vu gamin, c’était le Temple Maudit, et je me souviens encore être traumatisé par l’arrachage de cœur à main nue par le sorcier indien. En revoyant la scène aujourd’hui, j’ai plus remarqué les effets spéciaux qui ont un peu vieilli, mais la magie opère toujours grâce au talent de metteur en scène de Steven Spielberg. Que ce soit l’ouverture mythique des Aventuriers de l’Arche Perdue avec cette pierre qui roule géante, ou la montagne russe dans les mines du Temple Maudit ou encore la poursuite finale avec le tank dans la Dernière Croisade, toutes ces scènes sont démonstratives du génie du cinéaste.

Quant à Harrisson Ford, il incarne ce baroudeur que rien n’arrête et aux répliques ravageuses à la perfection (dire que Tom Selleck a failli avoir le rôle). Ce qui le rend irrésistible c’est qu’il est à la fois un dur à cuire (la scène où il descend d’une balle un mec qui frime avec son sabre est cultissime) mais aussi une chochotte dans l’âme, surtout quand il s’agit de serpents. Une faiblesse qui le rend encore plus attachant. Et puis il y a son costume reconnaissable entre milles, tellement classe et pratique : le chapeau Fedora, la chemise toujours imbibées de sueur, la veste en cuir noire et l’incontournable fouet. Ca claque! Un attirail aussi culte que son héros.

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N’oublions pas les personnages secondaires et les ennemis. Que serait Indy sans vilains à affronter. Entre les nazis belliqueux et les fanatiques indiens, il a eu de quoi faire. Heureusement qu’il a pu se consoler dans les bras de Marion (que l’on retrouvera dans Indy4 !), Willie et du Dr Elsa. Et puis comment ne pas citer Sean Connery dans le rôle mémorable du père dans la Dernière Croisade ? D’ailleurs je pense que ce troisième volet demeure mon préféré à ce jour. Si je préférais le Temple Maudit plus jeune, aujourd’hui je trouve le troisième épisode plus abouti et maîtrisé. Niveau scènes de bravoure, ça assure bien et la relation père-fils ajoute beaucoup au personnage. Et vous lecteur, quel est votre volet préféré ?

Allez, plus que quelques jours avant les retrouvailles et avant de réentendre les notes magiques du thème principal composé par John Williams. Pour tenir, maintenant que j’ai finis les DVD de la saga originale, je vais me mater Les Goonies pour rester dans le thème ! Vivement !

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14.05.08

Cannes you feel it ?

cannesC’est parti pour l’édition 2008 du Festival de Cannes. Tous les ans à la même époque, la Croisette s’affole et accueille l’uns des évènements cinématographiques les plus en vogue autour du globe.

La preuve, les studios accourent pour venir présenter leurs films, même hors compétition. Et cette année, le gros événement c’est bien sûr la présentation en avant-première mondiale du quatrième Indiana Jones en présence de l’équipe.Cannes, c’est bien sûr la classique et mondaine montée des marches du Palais des Festivals. Les stars sont dans leurs plus belles tenues et les photographes sont en effervescence. C’est toujours un spectacle de les voir s’époumoner à crier le nom de la star en photocall pour avoir un regard sur leur objectif. Pas facile la vie de photographe !

Sinon, entre les soirées jet-set bien arrosées et les conférences de presse, il y aura du cinéma sur la Croisette. En compétition, il y a entre autre le film d’ouverture à surveiller, Blindness, le nouveau film de Fernando Meilleres (qui avait livré l’excellent Constant Gardener) dans lequel jouent Julianne Moore, Gael Garcia Bernal et Danny Glover. Autres films que j’attends avec impatience, le nouveau Clint Eastwood baptisé The Changeling avec en tête d’affiche Angelina Jolie. Il y a aussi et surtout Two Lovers, le nouveau bébé de James Gray qui nous avait ébloui avec La Nuit nous Appartient, où Joaquin Phoenix sera face cette fois-ci à Gwyneth Paltrow. La biographie du Che par le réalisateur de Ocean’s Eleven avec Benicio Del Toro risque aussi d’être un événement du Festival. Très attendu, le film de Charlie Kaufman (Dans la Peau de John Malkovitch) intitulé Synecdoche, New York au casting en or : Philip Seymour Hoffman (Capote), Tilda Swinton (Oscar de la Meilleur Actrice 2008) et Michelle Williams.

Hors compétition et hormis l’homme au chapeau et au fouet, il faudra sans doute compter sur Kung Fu Panda de Dreamworks qui s’annonce prometteur et au casting vocal qui impose le respect : Jack Black est mon idole. Le nouveau Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona, dans lequel jouent ses deux muses Penelope Cruz et Scarlett Johansson, il promet d’être sulfureux. Bref, un programme sympathique pour les chanceux qui y assisteront. Pour ma part, je suivrais ça de très près tous les soirs avec le Grand Journal et les news de mes deux collègues veinardes envoyés dans le Sud. En attendant les premières marches, voici les actrices les plus belles et les plus glamours ayant foulé le tapis rouge l'an passé:

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De gauche à droite: Rose McGowan (Planète Terreur), Rosario Dawson (Boulevard de la Mort), Eva Mendes (La Nuit nous Appartient), Kylie Minogue (Street Fighter 582991) et Angelina Jolie (Un Coeur Invaincu).

Et vous ? Cannes vous suivez ou vous vous en foutez ?

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09.05.08

avant-première : Le Journal d'une Baby-Sitter

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Qui n’a jamais rêvé avoir une nounou aussi sexy que Scarlett Johansson pour aller le chercher à la sortie de l’école, afin de frimer devant ses camarades de classe ? Ce fantasme, le petit Calvin a la chance de le réaliser. En effet, ses parents, riches et new-yorkais mais négligents et instables, embauchent la jeune Annie Braddock comme baby-sitter. Cette dernière, fraîchement diplômée, va devoir surmonter les caprices de la mère, apprivoiser le jeune enfant et surtout essayer de résister aux avances d’un jeune et séduisant étudiant de Harvard. Avec un casting haut de gamme, le film s’avère être une surprise plutôt agréable et le ton léger est rafraîchissant. Scarlett Johansson, à la fois pétillante et vulnérable, est convaincante en Mary Poppins des temps moderne, à laquelle le film rend d’ailleurs hommage à plusieurs reprises (le survol de New-York en parapluie…). Elle porte l’histoire sur ses épaules et l’alchimie entre son personnage et le petit Calvin prend facilement.
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Laura Linney
confirme son talent remarquable en campant une femme désabusée et froide, délaissée par un mari odieux incarné par l’impeccable Paul Giamatti. Elle humanise ce rôle méprisable avec une grande palette d’émotions, parcimonieusement étalée. On oublie pas Alicia Keys, qui en plus d’être la diva actuelle du RnB, en est à sa deuxième incursion au cinéma après Mi$e à Prix, et qui joue ici la meilleure amie de l’héroïne avec conviction, et Chris Evans, la Torche des Quatres Fantastiques, qui déballe ici son jeu de beau gosse un brin insipide. A la réalisation, Shari Springer Berman et Robert Pulcini font preuve d’originalité en jouant avec les effets visuels afin de symboliser les sentiments de la baby-sitter en détresse. Moins original, le film évoque beaucoup Le Diable s’Habille en Prada dont les héroïnes subissent toutes les deux les affres d’un tyrannique employeur féminin. Le film a aussi tendance à s’étendre inutilement en dialogues moyens et qui n’apportent pas grand chose en fin de compte. Malgré quelques longueurs, cette « nanny » tire son épingle du jeu grâce à son casting irréprochable et à un humour subtil. Une baby-sitter que je vous recommande chaudement. Dans les salles le 14 mai 2008
note7

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01.05.08

cinéma : Iron Man

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Vous en avez marre des super héros qui se prennent trop au sérieux comme Spiderman ou de ceux qui sont tout simplement ratés comme les Quatre pas si Fantastiques ? Ca tombe bien, car Iron Man débarque dans les salles de cinéma. Et c’est une vraie réussite. Moins connu du grand public que ces collègues en collants, ce héros Marvel n’est vraiment pas comme les autres. Tony Stark n’a pas de super pouvoirs, mais il a beaucoup d’argent car il est à la tête d’une gigantesque firme d’armements (pensez Nicolas Cage dans Lord of War). Quand il est capturé en Afghanistan par des terroristes barbus le contraignant à leur fabriquer l’arme ultime, Stark se construit une armure redoutable pour s’échapper. Confronté à la réalité du payx, il ouvre les yeux par la même occasion sur les méfaits de son commerce. Ce qui fait la différence avec les autres films de super héros, c’est le ton résolument léger et très 2nd degrés dont l’humour fait mouche. Le tout est renforcé par la brillante prestation de Robert Downey Jr, clinquant, sur qui personne n’aurait parié il y a quelques années. Il incarne parfaitement ce personnage haut en couleurs et aux vannes acerbes. Dans son ombre, les seconds rôles ont bien du mal à se démarquer, et ils ne sont pas aidés par le scénario qui les éclipse malgré eux. Gwyneth Paltrow fait de la figuration active tandis que Jeff Bridges et Terrence Howard se défendent plutôt pas mal.

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Le film aborde même des sujets délicats (mais ne s’aventure pas à les approfondir, n’en demandons pas trop) comme le trafic d’armes au Moyen Orient et ses conséquences sur les civils. La scène où Stark découvre les armes qu’il fabrique pour « préserver la paix » aux mains des terroristes fait rire jaune. Côté effets spéciaux, ça dépote. Les techniciens d’ILM (Star Wars, Jurassic Park & co…) ont fait des merveilles en concoctant un design résolument cool pour le héros de fer. Personne ne restera de marbre devant les scènes où Iron Man s’envole dans les airs tentant de semer deux avions de chasse. On sent que John Favreau le réalisateur (vous vous souvenez du copain de Monica dans Friends qui voulait devenir le Champion d’Ultimate Fighting ? c’est lui !), s’est éclaté avec les moyens qui lui ont été alloués, même si son cinéma ne fait pas dans l’originalité. Mais l’essentiel est qu’Iron Man délivre un divertissement solide et de qualité : la parfaite ouverture pour la saison des blockbusters de l’été.

note8

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28.04.08

cinéma: La saison des blockbusters 2008 est ouverte

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Mercredi, Iron Man lancera officiellement la saison des blockbusters de l’été 2008. L’unes des périodes les plus attendues aux USA et sur laquelle reposent bien des enjeux pour les grands studios. L’an dernier, c’était la Guerre des Trois qui avait vu triompher Spider-Man 3, Pirates des Caraïbes 3 et Shrek 3, qui malgré les critiques ont engrangés des sommes astronomiques. Cette année, les majors vont encore sortir les poids lourds, et le grand gagnant dans tout ça sera encore le spectateur qui n’aura que l’embarras du choix. Fin mai, sans doute l'évènement de l'année: un vétéran de l'aventure fait son grand retour et ça va claquer (du fouet en tout cas). Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal promet de déchainer les passions. Côté superhéros, les amateurs seront servis avec Iron Man, dès mercredi en France, dont l’armure sera porté par Robert Downey Jr, une figure peu habituée des blockbusters pourtant. Le 23 juillet, c’est L’incroyable Hulk qui fera son retour qui promet de l’action bourrine cautionné par Edward Norton tout de même, ça ne peut pas être foncièrement mauvais. Dès cet été aux USA, mais seulement en octobre chez nous (une honte !), Hellboy 2 déboulera dans les salles avec son lot de créatures fantasmagoriques signées Guillermo Del Toro, que tout le monde adore depuis son Labyrinthe de Pan. Pour Will Smith, l’été sera chaud dans la peau d’Hancock, un superhéros alcoolique qui va tenter de redorer son blason avec l’aide d’un attaché de presse qui aura les traits de Jason Bateman.
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Enfin, le plus que très attendu Chevalier Noir (The Dark Knight) arrivera le 13 août dans nos salles, suite au très réussi Batman Begins de Christopher Nolan. Le film verra l’homme chauve-souris affronter son plus grand nemesis, le Joker. Une performance du regretté Heath Ledger que tout le monde attend avec la plus grande impatience. A part Batman, Warner mise aussi gros sur Speed Racer, une adaptation en roue libre et ultra coloré du dessin animé par les réalisateurs de Matrix, avec Emile Hirsch, le héros d’Into the Wild, en tête d’affiche. Chez Disney, on met beaucoup d’espoir dans le prochain Pixar : WALL-E. Le petit robot du film a déjà conquis les cœurs du public à travers les premières bandes annonces, en sera-t-il de même du film après le succès français de Ratatouille l’an passé ? En tout cas, les génies de Pixar ne sont pas du genre à se reposer sur leurs lauriers, ce qui laisse augurer le meilleur. La firme de la souris lancera fin juin le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia : Prince Caspian. Avec le jeune premier Ben Barnes dans le rôle titre, les studios promettent un film plus sombre et violent que le premier opus. En août, Brendan Fraser refait dans la bandelette avec la Momie 3 qui délaisse les pyramides d’Egypte pour la Grande Muraille de Chine. Il fera face à Jet Li et Michelle Yeoh.
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Enfin, côté humour, Ben Stiller rameute Robert Downey Jr (en black !) et Jack Black (en blond !) dans Tropic Thunder, une comédie mêlant Hollywood et films de guerre. Tout un programme que nous, pauvres français, ne pourrons voir qu’en octobre. Dreamworks quand à eux, misent sur Kung Fu Panda ou les arts martiaux contés par des animaux parlants. En salles en juillet. Sans oublier les autres candidats en lice: Wanted avec Angeline Jolie et James McAvoy, Max la Menace avec Steve Carell et Anne Hathaway, Bons Baisers de Bruges avec Colin Farell, Phénomènes le nouveau Shyamalan ou encore Mamma Mia. Comme vous le voyez, l’été va être chargé, pour ma part j’attends de pied ferme le robot de Pixar, le retour de Batman face au Joker et Hellboy 2. Au cas où la météo serait dégueulasse cet été, au moins, on aura de quoi faire au cinéma. Et vous ? Quels films vous font le plus envie ?

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25.04.08

cinéma : [REC]

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Le cinéma fantastique espagnol se porte plus que très bien. Après le très réussi Orphelinat, ils nous livrent une nouvelle dose d’angoisse avec [REC]. Le spectateur suit ici, quasiment en direct, une équipe de télévision suivant des pompiers dans une mission au premier abord anodine, mais qui vire très vite au cauchemar. En optant pour un huis clos sombre et glauque ainsi que le procédé encore original de la caméra à l’épaule, les réalisateurs Balaguero et Plaza ne délaissent pas pour autant les bases du cinéma classique. L’héroïne (un brin gueularde, mais on la comprend faut pas déconner) est dignement présentée dans une introduction beaucoup moins balourde que celle des new-yorkais de Cloverfield. On ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet et à cet instant, on est quitte pour une montagne russe de frissons qui atteint vraiment des sommets. Certaines scènes m’ont scotché à mon siège, j’étais en train de me bouffer les doigts lors de la montée des escaliers avant le final. Terrifiant. Le tout, renforcé par le côté « temps réel » et la caméra subjective dont les possibilités ont été exploitées au maximum. Avec de telles sensations fortes, on pardonne rapidement au film les personnages un brin clichés et quelques raccourcis scénaristiques alambiqués. Au final, [REC] est un renouveau du genre bienvenu et diablement efficace. Petit conseil, c’est une expérience à ne pas faire seul ! A noter qu'Hollywood, pensant que les américains sont vraiment trop cons pour apprécier un film sous-titré, est en train de réaliser un remake plan par plan du film. Baptisé Quarantined, il sort pour Halloween. Honteux...
note8

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23.04.08

Affiches de cinéma : Copies non conformes

Vous avez sûrement eu l’occasion de passer devant une affiche du film Ca$h avec Jean Dujardin, sorti hier dans les salles. Vous avez peut-être eu une légère impression de déjà-vu en passant devant d’ailleurs, et ce serait tout à fait normal. En effet, cette affiche est une copie quasi conforme de celle d’Ocean’s Eleven, sorti en 2001. On remplace Clooney par Dujardin, qui portera aussi un nœud papillon dénoué. Jean Reno portera le même costard clair que Brad Pitt (avec moins de classe forcément) et Alice Taglioni sera la Julia Roberts frenchie. Le tout dans les mêmes tons et couleurs, bien sûr. Je n’irais sûrement pas voir le film, qui m’a l’air aussi inspiré que l’affiche, concernant le synopsis. Mais bon, ce n’est pas la première fois que les distributeurs français s’inspirent des affiches américaines pour vendre leurs films. Le plus scandaleux restera quand même le plagiat de l’affiche de Closer, le film de Mike Nichols avec Jude Law et Julia Roberts, par celle du film de Téchiné, Les Témoins. Les images étant plus parlantes que les écrits, je vous laisse admirer. Flagrant non ?

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Et puis quand les français veulent faire un blockbuster comme les yankees, avec Jacquou le Croquant, pourquoi ne pas reprendre les codes US pour l’affiche aussi ? Ainsi, on retrouve Gaspard Uliel et ses partenaires dans une affiche reprenant allègrement celle de Pirates des Caraïbes. Les grosses têtes de vedettes se taillent le haut de l’affiche épique, tandis que le bas représente les scènes marquantes du film. On retrouve même un personnage qui court vers le premier plan dans les deux affiches.

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Et puis il y a eu le cas Hell, un film français faussement avant-gardiste avec Sarah Forestier. Son affiche s’est voulu aussi dévergondée que son héroïne en la montrant avec une photo de plein pied, mais avec le visage tronquée. Une fausse bonne idée puisqu’il s’agit simplement d’une reprise du concept utilisé pour le lancement de Matrix Reloaded en 2003. Désolant ce manque d’imagination non ? Et les autres exemples ne manquent pas : L'illustre pompage de Mr & Mrs Smith par Désaccord Parfait,  Le Huitième Jour qui reprend l'affiche de Rain Man, Danny the Dog qui reprend les codes couleurs de Kill Bill, Nos Amis les Terriens reprenant l'affiche teaser de La Guerre des Mondes de Spielberg... Vous avez d'autres exemples ?

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cinéma : 27 Robes

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Les comédies romantiques, elles se ressemblent toutes. On en a vu une et généralement, on les a toutes vues. Les recettes sont pour la plupart éculées, entre histoires d’amour impossibles ou improbables et complexes de jeunes célibataires. Pourtant, de temps en temps, ça fait du bien de se laisser prendre au jeu de ces films légers sans se prendre la tête, surtout quand elles sont plutôt réussie. 27 Robes fait partie de cette catégorie, aidé indéniablement par un casting talentueux et frais. Katherine Heigl, en cloque l’été dernier, tient ici le rôle de Jane, une éternelle célibataire qui en pince pour son boss. Mais Jane est surtout une demoiselle d’honneur dévouée pour ses nombreuses amies à qui on a passé la bague au doigt, et elle possède 27 robes dans son armoire pour en témoigner. L’apogée est atteint lorsqu’elle arrive à marier deux de ses proches en une seule et même soirée. Un exploit qui n’est pas passé inaperçu aux yeux d’un jeune journaliste (James Marsden toujours aussi beau gosse), dont l’histoire insolite de Jane pourrait bien lui apporter la gloire qu’il attend au sein de sa rédaction.

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Evidemment, ces deux là vont se détester, se trouver des points communs et se rapprocher, sans grande surprise. L’originalité ne sera pas le fort de ses 27 robes, on l’aura compris. Ni les dialogues et l’humour trop sage d’ailleurs. Mais l’interprétation des acteurs est solide et le film réserve de très bonnes idées ou de vérités voilées (les demoiselles d’honneur sont toujours moins bien habillée que la mariée pour ne pas lui voler la vedette) et des scènes enjouées. L’inévitable clip présentant l’héroïne dans les 27 robes du titre est par ailleurs agréable et pas cliché. C’est mignon et sage, mais l’on en demandait guère plus après tout.

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21.04.08

avant-première : Jeux de Dupes (Leatherheads)

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George Clooney n’est pas seulement qu’un très bon acteur (nommé aux Oscars pour Michael Clayton, excusez du peu) et un amateur averti de caféine, l’homme est aussi un réalisateur accompli. Ses premiers essais derrière la caméra s’étaient soldé par un succès critique et son lot de récompenses. Pour sa nouvelle réalisation, Georges a choisi de se replonger dans les années 1920 en filmant cette comédie romantique et très sportive. Au sommet de sa forme, Clooney se met lui-même en scène dans le rôle de Dodge Connely, un joueur de football américain dans la force de l’âge, qui pour redorer le blason de son équipe fatiguée, recrute un jeune héros de guerre. Tout se serait passé pour le mieux si Lexie Littleton (Renée Zellweger plus Roxie Hart que jamais), une journaliste de renom, n’y avait pas mis mettre son nez et gagné le cœur des deux coéquipiers.

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Décrivant une époque où le football américain n’était pas encore un gigantesque espace publicitaire (cf le Superbowl), mais un terrain de boue où s’affrontaient des brutes épaisses, Jeux de Dupes se penche aussi sur la question de la place des règles dans le sport. Le tout est enrobé d’une ambiance ragtime des plus agréables, soulignée par la musique de Randy Newman, que l’on sent plus à l’aise que jamais et qui fait d’ailleurs un caméo lors d’une scène de bagarre générale dans un bar, jouissif, comme à la grande époque. Décapant, le film se perd un peu dans un scénario peut-être un peu gourmand. Il aurait gagné à aller droit au but et à moins tirer en longueur. Mais le charme et le talent des têtes d’affiches rattrapent le tout. L’alchimie entre le sieur Clooney et la vamp Zellweger se fait naturellement, et l’autodérision dont ils font preuve est réjouissante à voir à l’écran. Le petit nouveau, John Krazinsky, révélé par la série « The Office », incarne le jeune premier et se défend honorablement face à ses aînés. Résonnant comme un hommage nostalgique aux balbutiements d’un football plus « nature » et aux années jazz insouciantes, Jeux de Dupes s’avère être une comédie au charme certain qui sent bon le cuir et la sueur.
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17.04.08

cinéma : Never Back Down - Ne Jamais Reculer

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Parce qu’il est hanté par la mort de son père alcoolique et qu’il ne connaît personne dans la ville d’Orlando en Floride où il vient d’emménager avec sa mère et son petit frère, Jake va trouver son salut dans les arts martiaux enseignés par un certain Jean Roqua. Au départ, le jeune homme incarné par un sosie troublant d’Eric Bana, espère se venger d’un vilain passage à tabac en public par un frimeur de première expert dans l’art de donner des coups. Peu à peu, au contact de son professeur de combat, il comprend qu’il doit trouver sa place en mettant de côté son orgueil et son envie de vengeance.
Rien ne nous est épargné dans ce film bourrin et sans grande personnalité. Les clichés éculés du genre sont ici réutilisés sans vergogne : le héros est beau et musclé, son pote est un geek qui ne quitte jamais sa caméra et squatte YouTube, il sortira avec la bimbo du lycée qui souffre d’être trop populaire, l’ex de la bimbo est vraiment très très méchant et fronce continuellement des sourcils.

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Rajoutez à cela des dialogues risibles et une mise en scène tape à l’œil mais sans punch, une bande originale dopée aux rock et au Rnb pour plaire aux ados et vous obtenez une série B honnête mais qui casse pas des briques. On se demande ce qu’est venu faire le plus que respectable Djimon Hounsou (Amistad, Blood Diamond) dans cette galère. Il n’a pas l’air très inspiré dans le film ceci dit, indéniablement pas aidé par les dialogues et une direction d’acteurs pauvre. Il se contente de délivrer des lignes moralisatrices entendues dans pléthores d’autres films d’arts martiaux et que n’auraient pas renié Chuck Norris.
Aborder le thème du partage des vidéos de violences au lycée sur internet était intéressant, mais c’est fait ici de manière assez lourde que finalement ça tombe à plat. Il reste que les combats sont bien filmés et devraient régaler ceux qui sont friands de castagnes qui font mal. Les autres se rinceront l’œil sur les corps parfaitement sculptés du casting masculin et féminin de ce Karaté Kid raté.
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